Les femmes s'imaginent parfois qu'elles deviennent amoureuses d'un homme, alors qu'elles ont simplement pris en grippe la femme de cet homme.
Si l'action ne soutient pas la pensée, la pensée perd son nerf et sa force s'effrite.
On n'a quand même pas pris la Bastille pour en faire un opéra !
La pensée est l'esclave de la vie, et la vie est le fou du temps...
La radio et la télévision fabriquent des grands hommes pour de petites gens.
Sauf la souffrance physique, tout est imaginaire.
Il en est plus d'un qui, à vouloir se hisser sous les feux des projecteurs, s'est retrouvé pendu à la lanterne.
La détresse humaine nous consacre dans cette communauté humaine. Il est impossible de nous isoler des hommes.
L'ennui fait détester la campagne. Le besoin d'argent conduit à la ville.
Un secret n'est qu'un feu sous la cendre ; il suffit d'un souffle pour qu'il jaillisse et aille répandre partout sa lumière dangereuse et brûlante.
La foi soulève des montagnes mais les laisse joyeusement retomber sur la tête de ceux qui ne l'ont pas.
Dans toutes ses guerres, l'Angleterre gagne toujours une bataille : la dernière.
La vérité habite un puits, mais sans les porteurs d'eau, elle y resterait.
La science cherche encore, l'amour a trouvé.
La terre est lourde d'enseignement. Elle apprend la modestie.
Plus on approche de Dieu, plus on est seul. C'est l'infini de la solitude.
Le meilleur arrosage pour la terre, c'est d'abord la sueur de l'homme.
Il y a une passion si dévorante qu'elle ne peut se décrire. Elle mange qui la contemple.
Un baisemain, c'est très bien, mais un diadème en diamant, ça dure toute la vie...
La solitude, ça veut dire aussi : Ou la mort, ou le livre.
Une seule joie, et le monde vaut encore la peine.
Le vent fera craquer les branchesLa brume viendra dans sa robe blancheY aura des feuilles partoutCouchées sur les caillouxOctobre tiendra sa revancheLe soleil sortira à peineNos corps se cacheront sous des bouts de laine.
On voit s'ériger des générations d'enfants qui faute d'un éveil à la vie sont réduits à n'être que des consommateurs insatiables, blasés et tristes.
Au lycée, je flottais - je n'étais passionné par rien. J'ai fait un peu de sport, mais c'était assez triste car la compétitivité était trop lourde à supporter.
L'oubli est la mère d'une conscience tranquille.
L'un des paradoxes de la mondialisation est que, dans les pays en développement, nous avons assisté à des réductions massives de propriétés.
Je suis terrorisé par le cancer. Je trouve que c'est un truc qui rode dans la société.
La mort est une victoire et quand on a bien vécu, le cercueil est un char de triomphe.
La campagne n'a de charme que pour ceux qui ne sont pas obligés d'y habiter.
Les climats, les saisons, les sons, les couleurs, l'obscurité, la lumière, les éléments, les aliments, le bruit, le silence, le mouvement, le repos, tout agit sur notre machine, et sur notre âme.
Tous les hommes aiment à s'approprier le bien d'autrui. C'est un sentiment général. La manière seule de le faire en est différente.
Le courage nourrit les guerres, mais c'est la peur qui les fait naître.
La mort apprend à vivre aux gens incorrigibles.
Quand je parle de moi, je suis à la fois le sujet le verbe. Je n'ai pas besoin de complément.
Le gros-qui-tache est au mouton-rothschild ce que la brebis galeuse est à l'agneau pascal.
Avoir goûté de la pastèque, c'est savoir ce que mangent les anges.
Ce que l'homme a uni, la nature est impuissante à le séparer.
Le caleçon est au vaudeville ce que la toge est à la tragédie.
La réflexion est appelée l'oeil de l'âme.
De toutes les passions, la peur est celle qui affaiblit le plus le jugement.
Quand la maison d'un homme est pleine de chiens sauvages il lui faut chercher la paix ailleurs.
Quand les brebis vont au champ, La plus sage va devant.
La générosité ne suffit pas ; il faut la foi et l'humilité.
L'amour, tout comme la mort, est une étape du voyage où on arrive tous, un jour ou l'autre.
Grâce à l'éducation, une vaste population sait lire mais ne sait pas ce qui vaut la peine d'être lu.
On imagine mal la somme de catastrophes que chacun peut supporter dans l'indifférence, pour peu qu'elles s'abattent sur autrui.
La passion détruite se transforme en passion de détruire.
La lucidité ramène au rêve. Notre défaut, mon vieux, c'est de toujours revenir au rêve, c'est-à-dire au point de départ.
Groupés, serrés les uns contre les autres, les livres ont la stabilité et la persévérance des menhirs.
Le théâtre peut beaucoup là où du moins il y a suffisamment de vie.