Le théâtre doit représenter une histoire le plus clairement possible, avec un commencement, un milieu et une fin, telle qu'on la verrait se passer en action sous nos yeux.
Avec la télévision, il n'y a plus qu'un flux permanent, un ruissellement ininterrompu, tout coule et rien ne reste. L'oeil ne contemple plus, il avale.
Le désir de toucher le monde par des mots a quelque chose à voir avec la puissance d'une nation.
La forteresse s'écroule par l'intérieur.
Les gens excentriques vivent ce dont nous n'osons rêver de la provocation comme un des beaux-arts !
La conscience en réalité se trouve prise entre deux contradictions : ou le bien, sommé d'être bon à tout prix, se niera lui-même, ou le bien, plus soucieux de survivre sera provisoirement infidèle à soi.
Alors que la multiplication et la diversification des canaux élargissent l'espace audiovisuel, certains voudraient encore y réduire la place du secteur public.
En France, le système, c'est un peu comme les curés, les blondes ou les campagnes de Creuse ou de Corrèze, ça appelle la caricature.
La solitude, c'est promener son chien.
C'est à nous socialistes du 21e siècle d'affronter les questions nouvelles. La vrai fidélité n'est pas la répétition.
Connaissance de l'infraction, connaissance du responsable, connaissance de la loi, trois conditions qui permettaient de fonder en vérité un jugement.
Il ne faudra pas oublier les gestes, même esquissées, qui disent la tendresse, les gestes si souvent négliges, oubliés comme un repli du coeur.
Tout ce qui est propre à exciter les idées de la douleur et du danger ; c'est-à-dire, tout ce qui est en quelque sorte terrible, tout ce qui traite d'objets terribles, tout ce qui agit d'une manière analogue à la [...] ► Lire la suite
Entre à la nuit sans rivagesSi tu n'es toi qu'en passantL'oubli rendra ton visageAu coeur d'où rien n'est absent
Nous ne devons pas chercher le bonheur dans la paix, mais dans le conflit.
En grandissant, j'ai toujours aimé les films qui vous transportent dans un autre monde et qui ont des choses que vous ne voyez jamais dans la vie de tous les jours.
La plupart des gens meurent du remède plutôt que de la maladie.
Une danse avait fait de moi la femme de couleur la plus célèbre au monde.
Le communisme n'est pas un état de choses qu'il convient d'établir, un idéal auquel la réalité devra se conformer. Nous appelons communisme le mouvement réel qui abolit l'état actuel des choses. Les conditions de ce mouvement résultent des données préalables telles qu'elles existent actuellement.
La bienfaisance est un devoir.
Les gens changent. Je ne voudrais pas être responsable des interviews que j'ai faites, ou de la personne que j'étais quand j'avais 20, 21 ans.
L'arrogance des fonctionnaires d'administration centrale à l'égard des collectivités locales justifie à elle seule, la suppression de l'Ena.
La seule chose qui nous reste de la civilisation, c'est la poésie.
Nous sommes pour la justice et non pas pour l'égalité.
Voilà que nous sommes suivis par des pierres, c'est bien la première fois !
Expliquer toute la nature est une tâche trop ardue pour un seul homme ou une seule époque. Il est plus sage de faire peu en étant sûr de soi et laisser le reste à ceux qui viendront après, que présumer de tout sans être sûr de rien.
On arrivera bien, finalement, à réduire la semaine de travail de façon que chacun puisse cumuler trois emplois différents tout en conservant ses week-ends libres.
Ce ne sont point les hommes qui mènent la révolution, c'est la révolution qui emploie les hommes.
La seule liberté que l'homme simple désire vraiment, c'est celle de démissionner de son job, de se faire dorer au soleil et de se gratter là où ça le démange.
La femme d'Einstein n'était pas la moitié d'un imbécile.
L'imagination est la folle du logis.
Il n'y a guère au monde un plus bel excès que celui de la reconnaissance.
La politesse est plus généreuse que la franchise, car elle signifie qu'on croit à l'intelligence de l'autre.
L'objet de la philosophie est de commencer avec une chose si simple que ce n'est même pas la peine d'en parler et de terminer avec quelque chose de si paradoxal que personne ne veut y croire.
La souveraine félicité de l'homme ici-bas est d'anticiper, si confusément que ce puisse être, la vision face-à-face de l'immobile éternité.
La peinture fait obstacle à la vision pour mieux capter l'invisible.
C'est un grave défaut d'être équitable quand votre tempérament vous oblige à travailler dans la satire.
Il y a des choses difficiles à expliquer, et, alors, on s'en prend à la destinée.
Dieu perfectionne l'homme en se conformant à la mesure de l'homme.
On se demande parfois pourquoi la mémoire s'acharne à retenir certaines histoires aussi anodines que banales.
Une des choses que nous devons apprendre est que la souffrance est partie intégrante de la vie.
La mémoire devient le juge d'instruction de l'amour.
Là ou Dieu a un temple, le diable aura une chapelle.
Le mariage est un remède à la concupiscence.
On met la nature au supplice, on la perce, on la disloque, et pour mieux la connaître, on la tue, sans y comprendre grand chose.
Chaque fois qu'un homme meurt, c'est pour lui la fin du monde et le jugement dernier.
Le tragique de la vie, c'est que nous ne savons guère tirer parti des instants favorables.
Les saints n'étaient pas attachés aux biens de la terre ; ils ne songeaient qu'à ceux du ciel. Les gens du monde, au contraire, ne songent qu'au temps présent.
Vieux rêve de l'homme, la conquête de l'ubiquité repose dans un petit boîtier à portée de la main : la télécommande.
N'est-il pas étrange que les hommes se battent si volontiers pour la religion et vivent si peu volontiers selon ses règles ?