Les préjugés sont comme un cheveu sur la joue. Vous ne pouvez le voir, vous ne pouvez le toucher, mais vous essayez toujours de l'enlever car c'est une sensation irritante.
C'est très mystérieux, la mort. On la porte en soi, on se l'imagine, on la caresse, puis subitement, quand elle est là, on ne la reconnaît plus.
Si l'on savait ce que rapporte la maternité, on hésiterait davantage à mettre des enfants au monde !
Pourquoi faut-il que la seule chose qui soit de meilleur en nous s'effrite avec le temps ?
Les Anglais n'ont qu'une idée : paraître. Ils blanchissent les marches de leur perron, badigeonnent la façade de leur cottage, lavent leurs vitres, mettent des rideaux brodés à leurs fenêtres et ont des draps sales.
Ce qui compte, c'est d'être ému comme les personnages ; ne pas être ému par les personnages. La sentimentalité est à rayer du vocabulaire de l'acteur.
Lire une pièce, c'est la mettre en scène dans sa tête.
On ne peut pas aimer la quantité, on n'aime que la qualité.
J'ai une volonté de fer. Mais c'est toujours la même histoire, le fer... ça rouille.
Le désir de toucher le monde par des mots a quelque chose à voir avec la puissance d'une nation.
Sous l'Ancien Régime, le Roi chiait devant la Cour. Pourquoi cette cérémonie s'était-elle perdue ? Si le Président de la République chiait chaque soir en direct à la télévision, nul doute qu'on le respecterait un peu plus.
Une partie importante de la sagesse et de la connaissance consiste à ne plus vouloir transformer les gens en ce qu'ils ne sont pas, mais à accepter ce qu'ils sont, à comprendre leur expérience de vie.
La grenade finit par éclater l'écorce.
La gravité du châtiment est quelquefois moins en raison de la gravité du délit que du talent du magistrat qui en a réclamé la sanction.
Saisis-toi du plaisir, et, à l'ultime coup de balai, Que ton dernier soupir soit : Assez joui de la vie.
La surcharge abat l'âne.
Aucun refuge n'est plus sûr que la pitié.
Je réalise à l'instant que le courage et la joie sont deux facteurs vitaux.
Et ce faisant, elle soliloquait, fredonnait, riait comme une enfant heureuse qui n'était jamais sortie de l'adolescence frustre et pure et ne deviendrait jamais adulte, en dépit de n'importe quel événement - alors que, la porte franchie, l'Histoire des hommes [...] ► Lire la suite
Le brave homme ne recule pas d'un pied quand tous les fiers-à-bras se mettent en déroute avant la bataille !
Éteins le silence. La vie est trop cruelle à entendre.
A cheval donné on ne regarde pas la bride.
La vraie vie est vécue lorsque de petits changements se produisent.
Chaque génération pense qu'elle est plus forte que la génération précédente. Ils pensent, "Cela ne peut pas m'arriver." Dans le passé, des gens sont morts en faisant la même erreur.
Comme je représentais le sauvage sur scène, j'essayais d'être la plus civilisée possible dans la vie de tous les jours.
Je me méfie d'une certaine nature humaine. Plus que tout, je crains la trahison.
Ne prête pas à celui à qui il te faudrait redemander ton argent le chapeau à la main.
La zone grise, l'endroit entre le noir et le blanc - c'est l'endroit où la vie se passe.
T'as partagé mes rêves, là c'est trop tard, parfois tu m'réveilles, t'es dans mes cauchemars.
La santé, le bonheur, l'amour - ce sont les choses qui sont au coeur d'une grande dame, je pense. C'est le genre de dame que je veux être.
Quand la musique s'arrêtera, ramasse ton fusil et essaie d'me tuer. Essaie...
La plume du poète dessine le contour des choses, et donne à ce qui n'est qu'un rien un nom.
La société est un mur. L'idéaliste, c'est celui qui cherche à y percer des fenêtres.
On arrivera bien, finalement, à réduire la semaine de travail de façon que chacun puisse cumuler trois emplois différents tout en conservant ses week-ends libres.
Un jour viendra où l'absence totale de rides constituera le seul moyen de déceler la vieillesse.
Dans le vaste champ de l'intrigue, il faut savoir tout cultiver, jusqu'à la vanité d'un sot.
La poule, bien qu'elle ait le bec étroit, mange bien, boit à sa soif.
Les paroles de la bouche D'une personne ne font pas la force.
La condition souveraine du savoir est le silence.
La seule signature au bas de la vie blanche, c'est la poésie qui la dessine.
Ce qui arrête souvent de dire la vérité, c'est qu'elle ressemble trop au mensonge des autres.
La prière a un plus grand pouvoir que les hommes ne l'imaginent...
L'obéissance doit être active pour être entière, et la résistance passive pour être insurmontable.
L'art recèle toujours des évocations de la condition mortelle.
Ce qu'il y a de plus compréhensible chez les femmes laisse encore la moitié à deviner.
La raison et la logique, c'est pour les temps ordinaires.
La prospérité porte avec elle une ivresse à laquelle les hommes inférieurs ne résistent jamais.
Sur l'existence de Dieu, la moindre apparition sera la bienvenue.
Si l'homme pense Dieu, c'est qu'il se trouve déjà à l'intérieur de la pensée divine, c'est que déjà Dieu se pense en lui.
Tel est le mystère de la liberté de l'homme, dit Dieu... Si je le soutiens trop, il n'est plus libre Et si je ne le soutiens pas assez, il tombe.