Le désir de toucher le monde par des mots a quelque chose à voir avec la puissance d'une nation.
Nous nous plaignons de notre ignorance, mais c'est elle qui fait presque tout le bien du monde : ne prévoir pas, fait que nous nous engageons.
Un monde meilleur t'attend !
Les mots n'ont rien de véritablement étranger, mais les images qu'ils suscitent ne débouchent que sur des sensations de meurtre inaccompli, de cruauté diffuse et de malaise. On ne saisit pas l'intention de celui qui parle et on ne comprend même pas qui prend la parole.
On n'apprend pas à dominer le monde à travers la biologie ou les mathématiques, mais en lisant les poètes, les romanciers, les dramaturges, les essayistes.
Contempler le monde ne coûte rien. Ce qu'il faut payer ensuite, ce sont les commentaires.
On ne vient pas au monde avec une personnalité, il faut se la faire.
Si Dieu fermait un instant les yeux et qu'il retirât à lui sa main puissante, le monde entier s'évanouirait comme un songe.
Quand on a vingt ans, on pense avoir résolu l'énigme du monde ; à trente ans, on commence à réfléchir sur elle et à quarante, on découvre qu'elle est insoluble.
A quoi servent en effet richesse et puissance si elles ne contribuent pas à donner forme aux rêves ?
S'occuper des choses les plus sérieuses du monde n'est possible qu'à condition de comprendre aussi les choses les plus dérisoires.
Nous apprenons tous les jours davantage que les peines en ce monde sont inévitables, que nous ne sommes pas placés ici pour y être heureux et qu'en nous résignant à notre destination, nous trouvons en nous d'inépuisables forces.
Le silence est une puissance redoutable pour qui sait le manier.
La solitude exaspère tant de monde et le monde, le solitaire.
La célébrité vous donne l'impression que tout le monde vous connaît, mais en réalité, vous ne connaissez personne.
La liberté consiste moins à faire sa volonté qu'à ne pas être soumis à celle d'autrui.
Je pense que tout le monde est bizarre. Nous devrions tous célébrer notre individualité et ne pas en être gêné.
Les plaisirs du monde consistent à aller s'ennuyer chez des gens qu'on ennuie.
Rien n'est plus bouleversant que l'action d'aider une femme à prendre conscience de l'extraordinaire puissance qui gît en elle ; mais rien n'est plus dangereux pour celui qui l'aide, surtout si c'est celui qui l'aime.
L'homme le plus prétentieux au monde aurait été celui qui célébrait son anniversaire en envoyant un télégramme de félicitations à sa mère !
Conquérir le monde à cheval est facile ; c'est démonter et gouverner qui est difficile.
Le silence de l'auditoire signifie que tout le monde est d'accord. Ou alors que personne n'écoute.
L'argent, c'est la puissance matériellement projetée sur le monde.
Les mots sont comme un cancer, ils rongent de l'intérieur.
Quatre siècles avant Jesus-Christ, Thucydide vous explique que la nature humaine est constamment l'ennemie de ce qui la dépasse. Que les mots de son temps perdent peu à peu leur sens. Qu'en un clin d'oeil on peut retourner une opinion, dénaturer un fait. Comme si rien n'avait changé entre son époque et la mienne.
Personne ne croit aux experts, mais tout le monde les croit.
La responsabilité est la conséquence intime de la liberté. Aussi le monde est ce que nous le faisons.
Nul question de patriarcat, le monde se construit homme-femme et femme-homme tout est paritaire depuis l'aube des temps.
Chacun de nous accepte la réalité du monde auquel il est confronté.
Comment te dire à quel point je t'aime, à quel point je t'adore ? Toutes les lettres, tous les mots et toutes les langues de la terre ne peuvent me suffire. J'ai beau chercher dans tous les sens, parmi tous [...] ► Lire la suite
Pour que le monde nous appartienne nous devons penser qu'il nous désire. Seul ce qui nous désire est nôtre.