La condition souveraine du savoir est le silence.
Et il ne suffit pas d'avoir des souvenirs. Il faut savoir les oublier quand ils sont nombreux et il faut avoir la grande patience d'attendre qu'ils reviennent.
Les fausses opinions ressemblent à la fausse monnaie qui est frappée d'abord par de grands coupables et dépensée ensuite par d'honnêtes gens qui perpétuent le crime sans savoir ce qu'ils font.
La poésie est toujours une question de tripes, mais à la mode de quand ?
Pour comprendre l'homme, il faut savoir ce qui se passait dans le monde quand il avait vingt ans.
Parler - se taire : un même meurtre.
Etre ou jouer le jeu voilà la question de la vie entière.
L'être humain qui souffre de solitude a besoin de savoir que cette souffrance ne lui est pas reprochée et qu'il est aimé même dans sa souffrance.
Je crains que ce ne soit dommage, car j'ai souvent entendu dire qu'on peut aussi bien trop se taire que trop parler.
Parler, c' est abuser ; penser, c'est usurper. La voix sert à se taire et l'esprit à ramper. Le monde est à plat ventre, et l'homme, altier naguère, Doux et souple aujourd' hui, tremble. -Paix ! dit la guerre.
Nous cherchons toujours à savoir ce qui se passe dans la tête de ceux qui nous dirigent, même si nous avons toutes les raisons de penser qu'il ne s'y passe rien.
Ce qui m'intéresse vraiment c'est de savoir si Dieu avait un quelconque choix en créant le monde.
Je crains que notre éducation trop soigneuse ne donne que des fruits nains.
Une confrontation permanente entre théorie et expérience est une condition nécessaire à l'expression de la créativité.
La solitude est l'élément déterminant de la condition humaine, l'Homme est la seul créature qui se rend compte qu'il est seul.
L'ange est le musicien du silence de Dieu.
A tout remettre en question on devient hostile à soi-même, on se prend en dérision, on s'essouffle sur une détermination sans objet.
J'aimerais savoir pourquoi des idiots bien éduqués n'arrêtent pas de s'excuser auprès de gens paresseux et se plaignant qui pensent que le monde leur doit la vie.
Faut savoir pardonner (mais pas tout).
Il n'est pas question pour le consommateur, pour le citoyen moderne de se dérober à cette contrainte de bonheur et de jouissance, qui est l'équivalent dans la nouvelle éthique de la contrainte traditionnelle de travail et de production.
Le secret des grandes batailles consiste à savoir se déployer et se concentrer au bon moment.
Il faut apprendre à obéir pour savoir commander.
Il est difficile de savoir si la personne qui crie pendant une conférence : "Plus fort, on n'entend rien !" est un saboteur, un sourd ou un admirateur excessif.
La plus grande partie du corps ne parle que pour souffrir. Tout organe qui se fait connaître est déjà suspect de désordre. Silence bienheureux des machines qui marchent bien.
Quand on n'a pas eu de chance, il faut avoir le physique de l'emploi, prendre l'air malheureux, c'est une question de savoir-vivre.
Les âmes se pèsent dans le silence, comme l'or et l'argent se pèsent dans l'eau pure, et les paroles que nous prononçons n'ont de sens que grâce au silence où elles baignent.
Du silence naît tout ce qui vit et dure ; car c'est le silence qui nous relie à l'univers, à l'infini, il est la racine de l'existence et par là l'équilibre de la vie.
Le bonheur pour une abeille ou un dauphin est d'exister. Pour l'homme, c'est de le savoir et de s'en émerveiller.
Au théâtre, l'important, c'est le silence. Mais pas de silence sans les mots.
Règlement : "Les vivants sont priés de respecter le silence des cimetières, d'autant que les morts eux-mêmes en sont capables".
Le savoir et l'histoire sont les ennemis de la religion.