Il est frappant de constater combien la laideur est toujours la plus forte.
La beauté gît dans tout ce qui est l'indéfini et l'indéfinition ; voilà pourquoi les enfants, qui sont toujours imprécis, toujours sont si beaux. La beauté est dans tout inachevé.
Possible que l'individu trouve son profit et même son aise à se fondre dans la collectivité, mais ce ne serait qu'au détriment de celle-ci. Pour elle, et non pour lui, il doit se défendre contre elle.
A deux on possède mieux la vie, on s'en échange les contraintes, on passe du pourquoi au comment.
Quand le salarié substitue des plaisirs dégradants à des travaux dégradants, qu'il s'évade de ses obligations pour se jeter à corps perdu dans la vitesse, le bruit, les distractions grossières, il dépose trop volontiers son bilan d'homme.
Les préjugés sont comme un cheveu sur la joue. Vous ne pouvez le voir, vous ne pouvez le toucher, mais vous essayez toujours de l'enlever car c'est une sensation irritante.
Internet a inventé à la fois Big Brother et son antidote permanent.
On est toujours faible devant la souffrance qu'on prévoit chez ceux qu'on aime.
Nous savons depuis toujours que le monde est une grande énigme, et qui dit énigme dit aussi que chacun a le droit d'essayer de la résoudre à sa manière.
La maladie de quelque nature qu'elle soit ne devrait pas être encouragée.
Le bon sens élémentaire commande de faire la guerre à ses adversaires plutôt qu'à ses alliés.
Seule la canne est plus solide que les expériences pour s'appuyer.
La pâleur montre jusqu'où le corps peut comprendre l'âme.
L'oeil, songez à lui. Il boit la vie apparente pour en nourrir la pensée. Il boit le monde, la couleur, le mouvement, les livres, les tableaux, tout ce qui est beau et tout ce qui est laid, et il en fait des idées.
C'est cela écrire, élargir le champ de la conscience en agissant sur la perception même des choses.
Ne sait-on pas que la morale est pour les prêtres ce que l'hygiène est pour les médecins ?
L'homme se fait ; il n'est pas tout fait d'abord, il se fait en choisissant sa morale, et la pression des circonstances est telle qu'il ne peut pas ne pas en choisir une.
Je suis tombé très très amoureux de Brigitte Bardot, pour la première fois de ma vie. Je pense que ça ne m'était jamais arrivé. Je suis tombé amoureux d'elle comme on le fait à 18 ans. Ça a duré très très peu, ça a duré une semaine. C'est tout.
Aimer à perdre la raison, aimer à n'en savoir que dire, à n'avoir que toi d'horizon, et ne connaître de saisons, que par la douleur du partir, aimer à perdre la raison.
Notre métier, qui semble, à première vue, ne reposer que sur de la grâce et de la gaieté, est un dictateur très sévère, qui, lorsque les disciplines de vie, les renoncements constants et la servitude qu'il ordonne, ne sont pas [...] ► Lire la suite
Cil qui fist d'Erec et d'Enide,Et les comandemanz d'OvideEt l'art d'amors an romans mist,Et le mors de l'espaule fist,Del roi Marc et d'Ysalt la blonde,Et de la hupe et de l'arondeEt del rossignol la muance,.I. novel conte rancomanceD'un vaslet qui [...] ► Lire la suite
Le juge doit faire un syllogisme parfait. La majeure doit être la loi générale ; la mineure l'action conforme ou non à la loi; la conséquence la liberté ou la peine.
Nos états d'âme, c'est ce qui reste en nous après que le train de la vie est passé.
Et, parce qu'elle dégage la vue autant qu'elle intensifie le silence, la neige libère la vision de l'infini.
Les pêcheurs auront toujours, dans tous les pays du monde,la réputation d'avoir plus d'humanité que le reste des hommes.
Le socialisme a toujours visé l'émancipation de la personne humaine.
Le bonheur est la chance de parler à un ami, d'entendre de la bonne musique, de prendre un bon verre de vin. Le bonheur est une chance d'être moi-même et de trouver des gens avec qui je suis d'accord ou avec qui je ne suis pas d'accord mais je peux apprendre quelque chose.
La lune s'obscurcit en se rapprochant au soleil.
Mon premier amour a été la chanson et je n'ai pas de temps pour les garçons.
À la base j'ai pas d'talent, j'ai pas d'don, mais personne ne reste esclave de son destin.
À partir du moment où l'on décide de se lancer dans une histoire d'amour, il ne faut pas craindre les blessures, les fragilités qu'entraîne toute passion et l'idée de la perte de l'autre, qui peut survenir à chaque instant.
Je suis la seule personne que je connaisse qui a perdu un quart de milliard de dollars en un an, ça forge le caractère.
La légitimité du succès d' un restaurant, ça reste quand même quotidiennement ce que l' on sert dans l' assiette.
La vie est faite de moments intenses.
- Qu'est-ce que c'est, ta folerie ? - Un Winter-Winter 53 ! - Tu crains pas d'viser un peu haut ? - Un Winter-Winter bourré à craquer ! Et des branques tellement confiants qu'y z'ont supprimé l'système d'alarme ! - Ho-ho, d'la provocation !... Mais achtung, môme !... Le Winter-Winter, c'est du spécial !... Molybdène et titane !... L'alliage infernal !... La diablerie !
La plus constante marque de la sagesse, c'est une constante réjouissance.
Demeurer immobile, à écouter... c'est la tranquillité de l'axe au centre de la roue...
Ce qui arrête souvent de dire la vérité, c'est qu'elle ressemble trop au mensonge des autres.
La prière a un plus grand pouvoir que les hommes ne l'imaginent...
Le génie est un flot baigné par la folie.
La souffrance de l'emprisonnement réside dans le fait que l'on ne peut, à aucun moment, s'évader de soi-même.
Il faut que l'idée naisse de la vision comme l'étincelle du caillou.
En amour, on commence par la rhétorique et on finit par la philosophie.
Un fils est un créancier donné par la nature.
La prospérité porte avec elle une ivresse à laquelle les hommes inférieurs ne résistent jamais.
Dieu : un père comme celui-là, il vaut mieux ne pas en avoir.
Les femmes ne battent pas les hommes ; elles utilisent le charme et l'intelligence : à chacun les armes que la nature lui a données.
On arrive à un certain point de la vie et puis il est trop tard pour changer.
L'âme du bonheur meurt dans la jouissance.
Il faut croire à la vie avant de croire en Dieu ; accepter tous les risques de la liberté pour oser le pari de la foi. Elle n'est rien si elle n'inclut la possibilité, à chaque instant éprouvée, de ne pas croire.