L'homme reste prisonnier de la belle image de la femme.
La route qui mène à la misère est plane et elle est tout près.
La société a besoin de transgresseurs. Elle établit des lois pour qu'elles soient dépassées. Si tout un chacun respecte les règles en vigueur et se plie aux normes, c'est toute la société qui se retrouve "normale" et qui stagne.
Non seulement la femme a été plus chichement pourvue que l'homme de dons intellectuels, mais encore elle les perd beaucoup plus rapidement.
A chaque sépulture, il y a un homme qui reçoit le fardeau de la main de l'homme qui va se reposer.
Quand le salarié substitue des plaisirs dégradants à des travaux dégradants, qu'il s'évade de ses obligations pour se jeter à corps perdu dans la vitesse, le bruit, les distractions grossières, il dépose trop volontiers son bilan d'homme.
La meilleure façon de se taire c'est de parler avec ses mains.
Ne vous mariez pas si vous voulez garder votre liberté... - Ce sont toujours les femmes comblées qui vous donnent ces conseils-là.
Il y a des gens auxquels il semble que la patrie ait dégénéré parce qu'ils ont des cheveux blancs.
La réalité s'affronte bien facilement, lorsque disparaissent les gargouilles impitoyables de l'imagination.
L'homme, dans l'état actuel de la société, me paraît plus corrompu par sa raison que par ses passions.
Je comprends enfin à quel moment les dames commencent à opter pour les deux pièces : quand elles ne supportent plus que la mode de la rue leur rappelle leur jeunesse perdue.
Quand on croise son destin, le secret s'impose. La magie est à ce prix.
L'amour et la beauté sont les noms humains de Dieu, les éprouver c'est avoir la sensation du divin.
La susceptibilité est interdite aux malheureux.
Ne sait-on pas que la morale est pour les prêtres ce que l'hygiène est pour les médecins ?
La genèse d'un esprit : 1¡ stupéfaction, 2¡ ironie, 3¡ enthousiasme.
Au terme de chaque guerre la paix et de chaque paix la guerre.
La clarté disparut au ras de ces collines enchevêtrées entre le ciel et le monde. Et ce fut à nouveau la grande nuit d'avant, sans étoiles.
Les autres gens ne savent pas tout ce que les livres représentent quand on est enfermé. La lecture, l'étude et la radio, voilà nos seules distractions.
Au bout d'un ou deux siècles d'exploitation se produit une véritable émaciation du panaroma culturel national. La culture nationale devient un stock d'habitudes motrices, de traditions vestimentaires, d'institutions morcelées. On y décèle peu de mobilité. Il n'y a pas de [...] ► Lire la suite
C'est une vraie lâcheté que de chercher la sûreté dans la résignation. Aucun caractère ne devient fort ainsi.
La vanité est un arbre qui ne porte que des feuilles sans aucun fruit.
Le génie surgit dans la brèche de l'incontrôlable, justement là où rode la folie.
La science nous éclaire et nous aveugle.
La magie est facile si vous y mettez votre coeur.
On s'est embrassé toi et moi, comme dans « Autant en emporte le vent », avec la montée de la musique et la montée de... la musique ! C'était rien pour toi ?
Oh ! la jolie marmotte.
La littérature bouleverse des vies quand on rencontre le livre qui donne envie de lire.
On peut dire schématiquement que le monde ne dort plus. ; l'une de ses moitiés tenue éveillée par la faim, et l'autre par la peur des affamés.
La vie est tenace, et persiste le plus longtemps quand elle est l'objet de la haine la plus profonde.
L'or, même à la laideur, donne un teint de beauté.
La mort n'est qu'un déplacement d'individualités. L'hérédité fait circuler les mêmes âmes à travers la suite des générations d'une même race.
La haine, pour celui qui ne hait point, c'est un peu comme l'odeur de l'ail pour qui n'en a pas mangé.
C'est une grande bêtise de la part de la souris, une fois prise au piège, de ne pas dévorer le lard qui la leurra.
Souvent femme varie et c'est là une de ses grandes qualités. Cela évite à l'homme d'avoir recours à la polygamie. Tant que vous aurez une femme, vous serez sûrs d'avoir tout un harem.
Le XXème siècle est la peau de chagrin de l'homme occidental qui aura vu rétrécir son empire terrestre et familial au rythme de ses désirs d'universalité.
Les Irlandais. Ce peuple est si malheureux qu'il a toujours festoyé la mort comme une amie, et que nul danger ne peut l'éloigner d'une cérémonie funèbre.
Seuls ceux qui se démarquent de la foule sont dignes d'intérêt.
Une chanson, c'est souvent une sublimation, ça n'est pas la réalité.
La vie est une courtisane séduisante dont le coeur est aussi faux que son visage fardé. On peut s'en amuser, c'est une jolie maîtresse mais il faudrait être fou pour lui livrer son coeur.
Ce qu'il y a d'étonnant, chez les idiots, c'est qu'ils sont presque tous au-dessus de la moyenne.
Qu'est-ce que la lâcheté ? Il y a peut-être la conscience du prix que chaque individu paie à la mort, avec plus ou moins de noblesse.
On suit l'éléphant dans la brousse pour ne pas être mouillé par la rosée.
Les hommes ne sont pas nés du caprice ou de la volonté des dieux, au contraire, les dieux doivent leur existence à la croyance des hommes. Que cette foi s'éteigne et les dieux meurent.
La citation classique est le mot de passe des lettrés du monde entier.
La grande faiblesse des régimes de liberté, c'est que chacun y est libre de clamer qu'on ne l'est pas.
Une laide impérieuse et qui veut plaire est un pauvre qui commande qu'on lui fasse la charité.
On dit : la nuit tous les chats sont gris. Faux : tous les chats dorment.
La vie c'est comme une multiplication : même si on a beaucoup de chances, si on est à "zéro", rien ne sert.