Il est des êtres pour qui la réussite, toujours, va de soi et pour qui l'insuccès demeure inconcevable. La comtesse de Castiglione était de ceux-là.
L'amour est calcul, l'amour est habileté. Cette habileté est une forme d'intelligence, une intelligence de la tête bien sûr, mais surtout cette indispensable intelligence du coeur et même du corps qui peut nous faire sentir...
Je suis à la foi habité par une foi immense et un doute immense. Je crois que la certitude, c'est la fin de la pensée. Et je crains toujours qu'un système que nous contribuons à bâtir finisse par nous détruire.
C'est une histoire sans fin : des criminels récidivistes. Des détenus sans jugement. Une défense impossible. Des avocats mal payés, incapable de défendre les innocents. des juges morts de peur....Combien de temps crois-tu que durera la démocratie lation-américaine ? Combien de temps mettront les dictatures pour revenir, acclamées par le peuple ?
La vie absurde qui remue ses oreilles d'âne.
Tant que la science progressera, tant que les mathématiques continueront à découvrir des mondes incroyables où deux fois deux n'auraient jamais l'idée d 'égaler quatre, de nouvelles idées surgiront chez ceux qui laissent leur esprit vagabonder, passeport à la main, aux frontières du Possible.
Ordonner prêtre un homme marié reviendrait à amoindrir la dignité du mariage et à réduire le sacerdoce à une fonction.
Je veux vous considérer, en toutes choses, comme mon égale. Je n'userai jamais de la contrainte. Vous n'êtes pas mon bien, un objet en ma possession.
Rien n'est étranger. On est arbre, fleuve, multiple au familier mystère. Puis peu à peu la pluie s'apaise. Il y a une lumière de cristal. Le corps bouge et le temps se décompte. On est réalité revenue au visible.
C'était la noire misère parisienne attifée de son mensonge, l'odieux bric-à-brac d'une ancienne aisance d'ouvriers bourgeois lentement démeublés par la noce et les fringales.
La politesse ressemble aujourd'hui à ces traités de Cicéron dont il ne reste que le titre.
Ce serait peut-être même impossible, à moins de retrouver quelqu'un de semblable à Aristote. Car je crois que cet homme fut une règle dans la Nature, un modèle que la Nature elle-même a inventé pour nous montrer le suprême degré de perfection humaine dans le monde matériel.
Une bonne parole ressemble à la chaleur pendant trois hivers.
L'homme écrit son histoire d'une main l'autre se prend dans la page.
Laura avait des secrets et autour de ces secrets elle a construit la forteresse que, bien que dans mes six mois avec elle, je n'ai pas pu pénétrer et pour laquelle je me considère comme un échec lamentable.
Je suis fait de Dieu, par sa grâce. De sorte que votre misère ne me touche pas, Ni la flamme de cette brûlure ne m'assaille.
La déférence et l'intimité vivent loin l'une de l'autre.
Je me sens comme la plus jolie fille au bal.
La fiction a du bon : elle prouve que les décisions de l'esprit et de la volonté priment les circonstances.
Aujourd'hui je surveille sur mes mains le relief croissant des veines et la multiplication des petites tâches brunes que l'on peut appeler de leur vieux nom populaire, un peu oublié: "les pâquerettes du cimetière". Je n'éprouve pas de réel plaisir à raconter ça, mais je le reconnais, une profonde et savoureuse amertume.
Tout le monde a des idées : la preuve, c'est qu'il y en a de mauvaises.
La presse m'a usée. Aujourd'hui, je veux m'en éloigner.
Je suis née avec une scoliose. J'ai une double courbure de la colonne vertébrale et cela m'a forcé à utiliser un fauteuil roulant parce que la maladie s'est vraiment installée.
La gratification immédiate prend trop de temps.
La célébrité est une illusion. Les choses peuvent vous être données assez facilement, mais elles partent aussi facilement qu'elles sont venues..
Pourquoi Dieu nous a t'il doté de la compassion?
L'éducation est la vraie Révolution.
Je n'ai pas permis non plus que la faillite devienne en Italie une nouvelle industrie. Pour tous ceux dont les agissements apparaissent nettement frauduleux, même si le code ne permet pas toujours de les atteindre, je n'hésite pas à les envoyer au "confino".
- Une petite seconde, on m'apporte le déjeuner. Tu m'as mis des cookies là-dedans, j'espère ? - Bien sur que non voyons. - Pourquoi tu me punis ainsi ? - Parce que c'est mon devoir de veiller sur mon mari. Tout simplement. [...] ► Lire la suite
Répondre par la violence, c'est perpétuer le cycle sans fin de la tragédie grecque.
Mon statut rend le premier coup de téléphone plus simple, mais ensuite, c'est plus difficile de convaincre les gens de vous voir différemment, de vous imaginer à la tête d'un projet de grande ampleur.
Tout le monde a des droits maintenant. Rectification, tout le monde revendique la suprématie de "ses" droits sur ceux des autres. Résultat, ce sont toujours les mêmes qui se tapent le sale boulot des devoirs.
Il fallait se méfier de la méchanceté qui semble être un luxe qu'on peut se permettre, quand on est jeune, car la vérité est tout autre: la méchanceté est une lumière froide dans laquelle les choses perdent leurs couleurs, et ce définitivement.
Les Français se transforment en gamins hargneux dès qu'ils se trouvent trop nombreux dans un espace restreint, et plutôt qu'essayer collectivement d'imposer un ordre à la situation, tout vire soudain au chacun pour soi.
Entre la honte et l'honneur, il n'y a de différent que la dernière syllabe...
La vie est une maladie de l'esprit.
La guitare n'est plus qu'un cercueil pour chansons.
Malheur aux détails, la postérité les néglige tous.
La coutume est le pilier autour duquel s'enroule l'opinion, et l'intérêt est le lien qui l'attache.
L'ignorance et la superstition ont toujours un rapport étroit et même mathématique entre elles.
Il faut toujours saisir la première chance.
Fais que je puisse atteindre la branche des oiseaux !
Je vais faire un poème sur la guerre. Ce ne sera peut-être pas un vrai poème, mais ce sera une vrai guerre.
La seule caresse que je n'aie jamais su accorder à mon mari, c'est le tutoiement.
L'habitude de vouloir être le premier partout est un ridicule ou un malheur pour celui à qui on la fait contracter, et une véritable calamité pour ceux que le sort condamne à vivre auprès de lui.
Ainsi, vivre, me tue, et mourir me rend la vie.
Les voyageurs des autobus ne sont qu'une bande de couillons à la bouche cousue. Un train, y a que ça de vrai pour pouvoir se déboutonner un peu !
Bien loin de manifester des exigences, le conte de fées rassure, donne de l'espoir pour l'avenir et contient la promesse d'une conclusion heureuse.
Le terrain fétide et palpitant de la vie.
Quoique notre esprit ne puisse pas comprendre en soi le rapport de causalité qui existe entre les phénomènes et la matière, la science exige que nous admettions la nécessité d'un déterminisme dans cette causalité.