La littérature, comme les religions, a toujours aspiré à l'absolu en oubliant le cruel présent, quotidien, le seul en définitive qui compte pour l'homme.
La patrie, c'est là où l'on a mal.
La sexualité de l'enfant, c'est le leurre à travers lequel la famille solide, affective, substantielle et cellulaire, s'est constituée, et à l'abri duquel on a soutiré l'enfant à la famille.
Un maman a tortDeux c'est beau l'amour,Trois l'infirmière pleure,Quatre je l'aime,Cinq il est d'mon droit,Six de tout toucher,Sept j'm'arrête pas là,Huit j'm'amuse.
Maman avait toujours raté sa vocation d'arriviste; ça la rendait humaine malgré son physique de jeu vidéo.
Celui qui se souille d'un mensonge, toutes les eaux de la terre ne le laveront jamais.
J'ai compris une fois pour toutes que l'on ne doit pas attaquer une bête, si on n'est pas sûr de la tuer.
Nous cherchons instinctivement dans l'univers la clarté et l'exactitude de notre pensée.
Nous vivons tous des tragédies, nous avons tous des secrets, les errements de l'âme unissent l'humain. Nous avons ça en commun, nous voudrions être le seul à être la mémoire de la femme aimée, nous voudrions être des amants, avec des étreintes et du jus, entendre "encore, encore". Nous finissons sans talent !
C'est sur la confiance que repose toute l'existence de l'homme social.
C'était la noire misère parisienne attifée de son mensonge, l'odieux bric-à-brac d'une ancienne aisance d'ouvriers bourgeois lentement démeublés par la noce et les fringales.
Une fois n'est pas coutume : Formule d'absolution à l'usage des bourgeois. Tout va bien si la coutume n'est pas implantée. L'essentiel c'est de ne tuer son père qu'une fois.
Sur terre, dit le lama, l'homme est un personnage absurde, enclin à croire ce qui n'est pas, de préférence à ce qui est réellement. L'homme est porté à la superstition et aux croyances fausses.
Si vous regardez depuis combien de temps la Terre est ici, nous vivons en un clin d'oeil. Alors, peu importe ce que vous voulez faire, vous sortez et le faites.
De la lutte vient très souvent la victoire.
Les grandes folies appartiennent au premier amour, et les grandes faiblesses au dernier ; l'un est le complément de la vie, et l'autre en est le reste
Les Britanniques sont spéciaux. Le monde le sait. Dans nos pensées les plus profondes, nous le savons. C'est la plus grande nation du monde.
Et on fera entrer ceux qui croient et font de bonnes oeuvres, dans les jardins sous lesquels coulent les ruisseaux, pour y demeurer éternellement, par permission de leur Seigneur. Et là, leur salutation sera : (Paix)
J'ai la conviction que nous luttons pour une juste cause, et qu'elle finira par triompher.
Envoyez l'escadron de Maghrebins ! Avec les Africains tout ça, là, au front les mecs ! Allons enfants, le jour de gloire ! C'est juste là le jour de gloire !
Quand on dispose d'une fortune suffisante pour faire de fréquents voyages, la distance compte peu.
La mémoire, c'est la vie, c'est notre cohérence.
L'art lyrique n'a pas été pensé pour Internet et je continue à croire à la vertu essentielle des enregistrements studio.
Décrire un personnage, c'est un peu lui donner la vie.
Qu'est-ce qui distingue les anges de nous ? Leur très grand naturel. Comment s'appelle le chien qui mort son maître ? La gloire. Qui rit après sa mort ? La pluie dans le feuillage.
Mais la mémoire ne se congédie pas, elle commande de ne pas recommencer.
Ce n'est pas la justice qui est sans miséricorde, c'est l'amour.
La mortalité a beaucoup baissé dans nos sociétés, mais l'immortalité n'a fait aucun progès.
Une théorie d'art aide à la critique, non à la création.
Les hommes étant originaires des différents points du globe, ils ne sont pas tous sortis d'un seul homme, mais qu'ils n'en sont pas moins frères, n'ayant qu'un seul auteur, qui est le soleil, et une même mère qui est la terre.
Un fait est comme un sac : vide, il ne tient pas debout. Pour qu'il tienne debout, il faut d'abord y faire entrer la raison et les sentiments qui l'ont déterminé.
Le film doit être conçu de manière que la réflexion du spectateur puisse se prolonger après la projection.
La vérité se meurt dans des limites, le champ de l'erreur est immense.
La liberté c'est de ne jamais avoir à dire qu'on est désolé.
La gloire n'est qu'une fausse monnaie contre laquelle nous sacrifions aux autres notre propre bonheur.
L'action ne remplace pas la méditation.
Rien que d'en parler, la maladie, ça me tue.
Le bilan international du règne d'Alexandre II, commencé dans le désastre, était, avec celui de son arrière-grand-mère Catherine II, le plus remarquable que la Russie eût connu.
La tombe est la fin de la journée car c'est dans la tombe que reste morte la flamme enfermée dans notre esprit.
Soyez poli dans vos manières et affable dans vos discours : la politesse demande qu'on salue le premier ceux qu'on rencontre ; l'affabilité veut qu'on leur tienne des propos honnêtes.
Par la parole, je n'irai jamais bien loin, parce que je manque de confiance, de mémoire et de présence d'esprit ; mais ma plume a assez de dialectique pour faire honte à certains de nos hommes d'État.
Se représenter la société socialiste comme l'Empire de l'égalité est une conception française trop étroite.
Après avoir parlé de l'acte principal de la charité, qui est l'amour, nous avons à nous occuper des effets qui en découlent. Et d'abord, des effets intérieurs; puis des effets extérieurs. En traitant des effets intérieurs, nous avons à considérer: premièrement, la joie; secondement, la paix ; troisièmement, la miséricorde.
La science est comme une maladie, une maladie qui progresse en transformant le monde et en le dévorant.
Tant que la science progressera, tant que les mathématiques continueront à découvrir des mondes incroyables où deux fois deux n'auraient jamais l'idée d 'égaler quatre, de nouvelles idées surgiront chez ceux qui laissent leur esprit vagabonder, passeport à la main, aux frontières du Possible.
La tâche capitale de l'humanité est non pas l'art ou la science, mais la réussite de la vie.
La plupart se croient sur terre pour trouver l'amour, devenir riche, exercer un pouvoir, produire des points de croissance ou laisser son empreinte dans les sables du temps. Les gens qui se savent sur terre pour contempler le ciel, ils sont rares.
Tout l'après-midi y a de quoi rêverJe me sens des fourmis dans les idéesQuand je rentre chez moi la nuit tombée.
L'esprit court et devient pensée, la pensée court et trouve l'idée, l'idée va et rencontre son homme.
Les prisons sont bâties avec les pierres de la loi et les bordels avec les briques de la religion.