J'ai compris une fois pour toutes que l'on ne doit pas attaquer une bête, si on n'est pas sûr de la tuer.
Nous cherchons instinctivement dans l'univers la clarté et l'exactitude de notre pensée.
Nous vivons tous des tragédies, nous avons tous des secrets, les errements de l'âme unissent l'humain. Nous avons ça en commun, nous voudrions être le seul à être la mémoire de la femme aimée, nous voudrions être des amants, avec des étreintes et du jus, entendre "encore, encore". Nous finissons sans talent !
Compréhensif et magnanime, tel est le caractère officiel de la plus grande loque de père que la terre ait portée, de ce pater familias incarné dans sa peau de bique pelée et grelottant à l'idée que Folcoche pourrait surprendre notre tête-à-tête.
Tout ce qui oublie la mise en scène et la maîtrise de l'illusion pour verser dans la simple hypothèse et maîtrise du réel tombe dans l'obscène. Le mode d'apparition de l'illusion est celui de la scène, le mode d'apparition du réel est celui de l'obscène.
C'était la noire misère parisienne attifée de son mensonge, l'odieux bric-à-brac d'une ancienne aisance d'ouvriers bourgeois lentement démeublés par la noce et les fringales.
Une fois n'est pas coutume : Formule d'absolution à l'usage des bourgeois. Tout va bien si la coutume n'est pas implantée. L'essentiel c'est de ne tuer son père qu'une fois.
Sans doute, les coups de pompe dans le cul de l'existence, la mouscaille, l'enfance à la table qui recule, ça vous tanne le cuir...
Si la gale vous vient, vous n'avez qu'à gratter.
Sur terre, dit le lama, l'homme est un personnage absurde, enclin à croire ce qui n'est pas, de préférence à ce qui est réellement. L'homme est porté à la superstition et aux croyances fausses.
De la lutte vient très souvent la victoire.
Les grandes folies appartiennent au premier amour, et les grandes faiblesses au dernier ; l'un est le complément de la vie, et l'autre en est le reste
Les Britanniques sont spéciaux. Le monde le sait. Dans nos pensées les plus profondes, nous le savons. C'est la plus grande nation du monde.
Et on fera entrer ceux qui croient et font de bonnes oeuvres, dans les jardins sous lesquels coulent les ruisseaux, pour y demeurer éternellement, par permission de leur Seigneur. Et là, leur salutation sera : (Paix)
J'ai la conviction que nous luttons pour une juste cause, et qu'elle finira par triompher.
Envoyez l'escadron de Maghrebins ! Avec les Africains tout ça, là, au front les mecs ! Allons enfants, le jour de gloire ! C'est juste là le jour de gloire !
Quand on dispose d'une fortune suffisante pour faire de fréquents voyages, la distance compte peu.
La mémoire, c'est la vie, c'est notre cohérence.
L'art lyrique n'a pas été pensé pour Internet et je continue à croire à la vertu essentielle des enregistrements studio.
Décrire un personnage, c'est un peu lui donner la vie.
Qu'est-ce qui distingue les anges de nous ? Leur très grand naturel. Comment s'appelle le chien qui mort son maître ? La gloire. Qui rit après sa mort ? La pluie dans le feuillage.
Mais la mémoire ne se congédie pas, elle commande de ne pas recommencer.
Ce n'est pas la justice qui est sans miséricorde, c'est l'amour.
La mortalité a beaucoup baissé dans nos sociétés, mais l'immortalité n'a fait aucun progès.
Les hommes étant originaires des différents points du globe, ils ne sont pas tous sortis d'un seul homme, mais qu'ils n'en sont pas moins frères, n'ayant qu'un seul auteur, qui est le soleil, et une même mère qui est la terre.
La vérité se meurt dans des limites, le champ de l'erreur est immense.
La pénicilline et la lutte contre l'alcoolisme sont bien plus efficaces que les changements de gouvernements.
La liberté c'est de ne jamais avoir à dire qu'on est désolé.
La gloire n'est qu'une fausse monnaie contre laquelle nous sacrifions aux autres notre propre bonheur.
L'action ne remplace pas la méditation.
Rien que d'en parler, la maladie, ça me tue.
Le bilan international du règne d'Alexandre II, commencé dans le désastre, était, avec celui de son arrière-grand-mère Catherine II, le plus remarquable que la Russie eût connu.
La tombe est la fin de la journée car c'est dans la tombe que reste morte la flamme enfermée dans notre esprit.
Soyez poli dans vos manières et affable dans vos discours : la politesse demande qu'on salue le premier ceux qu'on rencontre ; l'affabilité veut qu'on leur tienne des propos honnêtes.
Par la parole, je n'irai jamais bien loin, parce que je manque de confiance, de mémoire et de présence d'esprit ; mais ma plume a assez de dialectique pour faire honte à certains de nos hommes d'État.
Après avoir parlé de l'acte principal de la charité, qui est l'amour, nous avons à nous occuper des effets qui en découlent. Et d'abord, des effets intérieurs; puis des effets extérieurs. En traitant des effets intérieurs, nous avons à considérer: premièrement, la joie; secondement, la paix ; troisièmement, la miséricorde.
La science est comme une maladie, une maladie qui progresse en transformant le monde et en le dévorant.
La plupart se croient sur terre pour trouver l'amour, devenir riche, exercer un pouvoir, produire des points de croissance ou laisser son empreinte dans les sables du temps. Les gens qui se savent sur terre pour contempler le ciel, ils sont rares.
Tout l'après-midi y a de quoi rêverJe me sens des fourmis dans les idéesQuand je rentre chez moi la nuit tombée.
C'est sur la confiance que repose toute l'existence de l'homme social.
L'esprit court et devient pensée, la pensée court et trouve l'idée, l'idée va et rencontre son homme.
Les prisons sont bâties avec les pierres de la loi et les bordels avec les briques de la religion.
Le chagrin, la tristesse, le découragement sont des impuretés que vous avez laissées pénétrer en vous et qui troublent votre organisme psychique, comme le poison ou d'autres substances toxiques troublent votre organisme physique.
L'emploi de la force des armes fait du mal, jamais celui de la pitié.
Si vous regardez depuis combien de temps la Terre est ici, nous vivons en un clin d'oeil. Alors, peu importe ce que vous voulez faire, vous sortez et le faites.
Là où il y a un ennemi, il y a un ami.
L'histoire géologique nous montre que la vie n'est qu'un court épisode entre deux éternités de mort, et que, dans cet épisode même, la pensée consciente n'a duré et ne durera qu'un moment.
C'est une chose tres differente que d'aimer ou que de jouir; la preuve est qu'on aime tous les jours sans jouir et qu'on jouit le plus souvent sans aimer.
Le monde se divise en deux catégories, mon ami : ceux qui ont la corde au cou et ceux qui la leur coupent.
Le plus grand mystère n'est pas que nous soyons jetés au hasard sur la terre. C'est que dans cette prison, nous tirions de nous-mêmes des images assez puissantes pour nier notre néant.