Se faire peur pour apprivoiser la peur, telle est la volupté du roman noir, du film d'épouvante.
J'ai le sentiment que j'ai toujours fait ce que je voulais tout au long de ma vie.
À bien des égards, la tâche du critique est aisée. Nous ne risquons pas grand-choses, et pourtant, nous jouissons d 'une position de supériorité par rapport à ceux qui se soumettent avec leur travail, à notre jugement. Nous nous épanouissons [...] â–º Lire la suite
L'hymne de la haine ne profite pas à l'humanité.
L'art du roman est de savoir mentir.
On ne peut pas gagner à tous les coups, mais il ne faut pas avoir peur de prendre des décisions.
La vie d'un roman est le plus souvent de trois mois, tandis qu'un livre de poèmes, on le prend, on le lit, on le laisse, on le reprend, ça dure longtemps, très longtemps...
Aussi sûr que Dieu ait créé le noir et le blanc, ce qui se fait dans le noir sera mis en lumière.
Longévité. Prolongation inconfortable de la peur de la mort.
Les inhibitions viennent de la peur du jugement des autres.
La tâche de chaque personne dans la vie est de devenir une personne de plus en plus meilleure.
Toutes les fois où je déprime en voyant ce qui se passe dans le monde, je pense à la zone d'arrivée des passagers de l'aéroport de Londres ; de l'avis général nous vivons dans un monde de haine et de cupidité. [...] â–º Lire la suite
Le sentiment qui ne s'accompagne pas de discernement est une boisson fadasse, c'est un fait, mais le discernement que ne tempère pas le sentiment constitue une bouchée trop amère et trop sèche pour que l'homme parvienne à l'avaler.
La peur appelle la résistance et la complicité appelle la confiance.
Car le poison de haine qui tient le coeurCause à celui que ce mal atteint une double souffrance:Ses propres maux sont accrusEt le bonheur d'un autre que lui est là.
- Tu as peur pour ta peau ? - Qu'est-ce que tu veux, c'est la seule que j'aie...
- Le chat, la belette, et le petit lapin. Ça vous va ? - Oui. - Non. Parce que si vous voulez, je peux chercher une fable qu'avec des animaux cashers.
Tous les tableaux devraient être de la même taille et de la même couleur de sorte qu'ils seraient interchangeables et que personne n'aurait le sentiment d'en avoir un bon ou un mauvais.
Chaque roman est un déicide secret, un assassinat symbolique de la réalité.
Aujourd'hui, les soignants éprouvent un sentiment profond d'absence de considération et de perte de sens de leurs métiers. Une crise de reconnaissance s'ajoute à la crise d'efficacité, de moyens et de souveraineté, comme nous l'avons vu pendant la Covid.
Mourir fait partie de la vie. Et ceux qui ont peur de la mort sont aussi ceux qui ont peur de vivre.
La musique est la craie sur le tableau noir de la vie. Sans elle, tout est une page blanche.
Le roman ce n'est jamais qu'une maquette d'après laquelle il nous est proposé d'imaginer la même chose grandeur nature.
Mon sentiment est, tout simplement, que s'il y a un Dieu, Il a fait un si mauvais travail qu'il ne vaut pas la peine d'en parler.
Le paradoxe, c'est que le noir cache et sublime en même temps.
C'est de ta peur que j'ai peur.
La tâche suprême est d'organiser et d'unir les gens pour que leur colère devienne une force transformatrice
Le roman doit détruire les certitudes.
L'absence est le cuir à repasser de l'affection.
La littérature ne peut vivre que si elle se fixe des objectifs démesurés.
Je n'ai pas peur des représailles. Je n'ai pas de gosses, pas de femme, pas de voiture, pas de crédit. Ça fait sûrement un peu pompeux, mais je préfère mourir debout que vivre à genoux.