L'écriture d'un roman n'est pas fonctionnelle. Le style n'est pas le vêtement mais la peau d'un roman. Il fait partie de son anatomie comme ses entrailles.
Toute écriture est fictive, même et peut-être surtout lorsqu'on s'efforce de raconter une vie. Il y a entre les mots et la réalité un décalage sans lequel écrire ne serait pas possible.
La gloire est un vêtement de lumière qui ne s'ajuste bien qu'aux mesures des morts.
La lecture d'un roman jette sur la vie une lumière.
Comme la teigne au vêtement et le ver au bois, ainsi nuit la tristesse au coeur de l'homme.
Un auteur se croit un génie quand ses livres ne se vendent pas.
La psychanalyse ressemble parfois à un roman policier.
A long terme la littérature exerce sur l'homme un effet libérateur et cela par la force même de son expression propre : la forme, le style.
Un auteur gâte tout quand il veut trop bien faire.
Toute littérature est protestation.
La parole non écrite trouve avant de chercher.
Le premier langage, c'est une parole non dite entre deux êtres qui s'étreignent, et c'est la parole non dite qui prend forme d'être humain.
Toute oeuvre qui appartient à la littérature française a pour caractère essentiel d'être écrite en français.
Le principe extérieur des actes humains, c'est-à-dire. Dieu lui-même., considéré comme auteur et source de la grâce, par laquelle nous sommes aidés dans nos bonnes actions, se présente actuellement à notre étude.
L'essai donne un état du réel structuré par un raisonnement tandis que le roman est mouvant, il rend ce que la vie a de contradictoire, d'incohérent, de changeant.
Comportement apparaissant en concomitance avec la consommation d'alcool et de livres : manque de sociabilité, vantardise, exhibitionnisme, agressivité, vomissements, sentiment de culpabilité ou de supériorité - Je tiens mieux le roman que toi, etc.
Ma discrétion ne vient pas de moi, sinon des médias qui ne cherchent pas forcément non plus à aller à la rencontre d'un auteur moins connu.
Tout ordre qui élimine l'esthétique comme langue et la séduction comme parole implique inévitablement la dictature.
La personne qui n'éprouve pas de plaisir à la lecture d'un bon roman ne peut qu'être d'une bêtise intolérable.
La parole est la soeur jumelle de la vision, elle est incapable de se mesurer.
L'esprit porte le corps comme un vêtement incommode, trop large, trop long et raide de partout.
Prends la parole dans deux circonstance ; ou quand il s'agit de choses que tu sais parfaitement, ou quand la nécessité l'exige.
La parole perd parfois ce que le silence a gagné.
Dans presque aucune littérature moderne, il n'y a coïncidence entre la langue écrite et la langue parlée.
Le papier est patient, mais le lecteur ne l'est pas.
On a pris la fâcheuse habitude de croire que, là où il y a des sons musicaux, il y a nécessairement de la musique. Autant dire qu'il y a littérature partout où l'on bavarde, peinture partout où l'on barbouille.
La promesse donnée était une nécessité du passé : la parole rompue est une nécessité du présent.
Le lecteur aime se faire peur.
Mais quelle est la différence entre la littérature et le journalisme?... Le journalisme est illisible et la littérature n'est pas lue. C'est tout.
Et la légende court, se répand, s'enjolive, un vrai roman de George Sand.
La parole est la menue monnaie du silence.