La lecture était comme une drogue, une drogue. Les romans ont créé des ambiances dans lesquelles j'ai vécu pendant des jours.
La mort a tué trop d'hommes pour être inhumaine.
La plus triste des morts, c'est la mort de la jeunesse.
Que le Seigneur notre Dieu nous prépare pour chaque événement, puis vient la vie ou la mort - ce n'est pas une grande affaire.
Le poème ne meurt pas pour avoir vécu : il est fait expressément pour renaître de ses cendres et redevenir indéfiniment ce qu'il vient d'être.
La douceur est une énigme. Incluse dans un double mouvement d'accueil et de don, elle apparaît à la lisière des passages que naissance et mort signent.
L'une des leçons avec lesquelles j'ai grandi était de toujours rester fidèle à soi-même et de ne jamais laisser ce que quelqu'un d'autre dit vous distraire de vos objectifs. Et donc quand j'entends parler d'attaques négatives et fausses, je n'y investis vraiment pas d'énergie, parce que je sais qui je suis.
À l'aspect de cette multiplicité de supplices, qui n'a jamais rendu les hommes meilleurs, j'ai cherché si, dans un gouvernement sage, la peine de mort était vraiment utile ; j'ai examiné si elle était juste. Quel peut être ce droit que les hommes s'attribuent d'égorger leurs semblables ?
La conversation est un art. La preuve : d'aucuns en vivent ou en ont vécu (grassement ?).
Il n'y a plus que la peur de mort qui les retienne à la vie.
Le passé, c'est ce qui n'existe plus. Vivre dans le passé, ce n'est pas vivre : c'est être mort ou c'est vouloir peut-être mourir...
Pour les hommes : une balle dans la tête. Pour les salopes comme toi : une mort de salope !
Ce qui est effrayant dans la mort de l'être cher, ce n'est pas sa mort, c'est comment on en est consolé.
Rien n'arrêtera le coursDe le vieille qui moissonneLe bois mort de ses doigts gourds,Ni rien ni personne, car Bonhomme va mourirDe mort naturelle.
Qu'est-ce que la mort à tout prendre ? Un mauvais moment, un péage, le passage de peu de chose à rien.
La vie d'un homme se termine parfois par la mort d'un autre.
Peut-être quand nous mourrons, peut-être la mort seule nous donnera la clef et la suite et la fin de cette aventure manquée.
La mémoire maintient notre unité. Elle inspire notre action, nos jugements.
La mort est si ancienne qu'on lui parle latin.
Tous ceux qui ont vécu là ne sont pas nés en même temps que moi. Et les morts me disent : "Dépêche-toi de vivre !"
La mort est bien lourde pour celui qui meurt trop connu des autres mais inconnu de lui-même.
À bien des égards, la tâche du critique est aisée. Nous ne risquons pas grand-choses, et pourtant, nous jouissons d 'une position de supériorité par rapport à ceux qui se soumettent avec leur travail, à notre jugement. Nous nous épanouissons [...] â–º Lire la suite
A parler humainement, la mort a un bel endroit, qui est de mettre fin à la vieillesse.
Pour certains, la mort c'est la seule façon qu'ils ont de se prouver qu'ils étaient vivants.
La mort n'est-elle pas la plus parfaite des évasions ?
Si vous devez un jour repenser à un événement que vous avez vécu et en rire, autant en rire tout de suite.
L'enfant qui a grandi trait les vaches de son père.
Avoir trop de passé fait rêver à ne plus en avoir du tout. Mais quand on écrit et qu'on de la mémoire, la magie du roman consiste justement à vaincre cette difficulté : faire partager aux autres un souvenir somme toute très limité.
Le roman offre d'immenses possibilités : les lois romanesques ne sont ni morales comme dans la vie, ni rationnelles comme au théâtre ; elles sont purement esthétiques.
Ô peuples, détrônez l'échafaud !... Lève-toi, sainte émeute de la vie contre la mort !
Lorsque la mémoire était la seule écriture, l'homme chantait. Lorsque l'écriture naquit, il baissa la voix. Lorsque tout fut mis en chiffres, il se tut.