Le roman est l'histoire des hommes et l'histoire le roman des rois.
Les hommes de toutes les époques se ressemblent : l'histoire n'est pas utile parce qu'on y lit le passé, mais parce qu'on y lit l'avenir.
La forte littérature primitive ne fait que l'éloge du faible.
Ce qui vient du corps n'est vulgaire que pour ceux qui refusent de le regarder.
Le roman est ce que chaque auteur en fait. Il faut simplement exister - essayer d'exister dans ce qu'on écrit.
Les hommes sont conservateurs de ce qu'ils possèdent et communistes du bien d'autrui.
Les célibataires connaissent mieux les femmes que les hommes mariés ; sinon ils seraient mariés.
La nature paraît se servir des hommes pour ses desseins, sans se soucier des instruments qu'elle emploie ; à peu près comme les tyrans qui se défont de ceux dont ils se sont servis.
Tous les malheurs des hommes viennent de leur haine d'être seuls.
Tous les hommes sont des comédiens... sauf quelques acteurs.
Si un western est un bon western, il vous donne une idée de ce monde et de certaines des qualités que ces hommes avaient : leur camaraderie, leur loyauté et leur courage physique
La souffrance du corps est peu de chose vis-à-vis de la souffrance du coeur.
On ne peut pas vivre que de principes. Quand ton corps parle, il parle plus fort que la raison.
Les hommes ont créé des cimetières afin de se fixer dans le temps et, malgré la décomposition dans l'espace.
Nous sommes soit des rois soit des pions d'hommes.
Le corps de l'homme est un grenier à blé. Il est rempli d'innombrables réponses.
Si l'infidélité d'une femme met le trouble dans sa famille, les infidélités des hommes mettent le désordre dans la famille des autres.
Le cerveau des hommes n'est pas fait comme le nôtre, ils sont incapables d'entreprendre plusieurs choses à la fois
Les corps politiques recommencent sans cesse ; ils ne vivent que de remèdes.
Un corps débile affaiblit l'âme.
Il y a des hommes bien blâmables !
Les gens n'existent qu'en s'assemblant, dans l'espace de leur entre-deux. Les corps sont vides, leur substance tient toute dans leur liaison.
La vérité des hommes est essentiellement relative, aussi il faut y croire et l'aimer quand même.
Il est des hommes comme des vignes qui se ressentent toujours du terroir où elles ont été plantées.
Le corps conditionnne le raisonnement.
L'horloge des femmes et celle des hommes dans l'amour n'ont pas les mêmes aiguilles.
Aucun mortel ne traverse intact sa vie sans payer.
Quand un bon sculpteur modèle des corps humains, il ne représente pas seulement la musculature, mais aussi la vie qui les réchauffe.
Il n'y a pas de littérature érotique. Ou plus précisément [...] toute littérature peut être considérée comme érotique. [...] Et oui, la vérité est là... il n'y a de littérature érotique que dans l'esprit de l'érotomane.
Qu'est ce que la démocratie, sinon la fraternité entre les hommes et une certaine... affection sororale entre les femmes ?
Les hommes ont confiance en un homme ordinaire parce qu'ils ont confiance en eux-mêmes. Les hommes donnent leur confiance à un grand homme parce qu'ils n'ont pas confiance en eux-mêmes.