Les hommes sont comme les chiffres : ils n'acquièrent de valeur que par leur position.
Le désir de posséder peut, s'il n'est assouvi, posséder l'esprit tout entier. Comme il est difficile d'analyser ces liens qui se cachent sous la peau même de nos actions : l'amour n'est rien de plus qu'une sorte de langage de la peau, et le sexe pure terminologie.
L'homme est un animal sociable qui déteste ses semblables.
Il n'est pas nécessaire de croire en une source surnaturelle du mal. Les hommes sont, par eux-mêmes, capables de toutes les méchancetés.
Laisser couler sa main jusqu'au bout du bras. Caresser le sexe de la rivière. Son bord ultime. Sur le dos. Le monde qui file dans la mémoire. Avec ce désir au bout des doigts. Cette soif de toi. Toujours.
Les hommes sont trop occupés d'eux-mêmes pour avoir le loisir de pénétrer ou de discerner les autres : de là vient qu'avec un grand mérite et une grande modestie l'on peut être longtemps ignoré.
Dans chaque français, il y a deux hommes : celui qui ne veut pas d'histoires et celui qui a de grandes idées.
Les hommes et les poissons ont ceci en commun que les grands hommes comme les grands poissons, ont tous disparu.
Les hommes sont de grands enfants.
Il y a dans toute foule des hommes que l'on ne distingue pas et qui sont de prodigieux messagers. Et sans le savoir eux-mêmes.
Les seuls à croire au monde sont les artistes. La persistance de l'oeuvre d'art reflète le caractère persistant du monde.
À quel moment les hommes ont oublié comment vivre, aimer, être heureux ?
Phallocrate. Nom que les impuissants donnent aux hommes normaux.
Les hommes fuient comme la peste les femmes malheureuses qui se moquent d'eux.
Il ne suffit pas que les messages et les informations circulent vite pour que les hommes se comprennent mieux.
Il n'est pas douteux que notre situation influe beaucoup sur notre caractère et nos opinions.
Non nous ne voulons rattraper personne. Mais nous voulons marcher tout le temps, la nuit et le jour, en compagnie de l'homme, de tous les hommes. Il s'agit de ne pas étirer la caravane, car alors, chaque rang perçoit à [...] â–º Lire la suite
Les hommes doués d'intelligence ont une soif d'éducation semblable à la soif de pluie qu'éprouve un champ de culture.
Les hommes sont des femmes comme les autres.
Ni la naissance ni le sexe ne constituent une limite au génie.
Il y a un double interdit, celui aux États de déroger à certains droits, et celui aux hommes de transgresser certaines valeurs, car les franchir conduirait à la négation de ce qui donne son sens à l'humanité.
Liberté : c'est un de ces détestables mots qui ont plus de valeur que de sens, qui chantent plus qu'ils ne parlent.
Il n'y a pas besoin de science-fiction pour concevoir un mécanisme de contrôle qui donne à chaque instant la position d'un élément en milieu ouvert, animal dans une réserve, homme dans une entreprise (collier électronique). Félix Guattari imaginait une ville [...] â–º Lire la suite
Respirer, marcher, parler, regarder : toutes choses ordinaires, dont on ne s'aperçoit de la valeur que lorsqu'on a failli les perdre pour toujours. Les rescapés d'accident, de maladies ou d'événements de vie graves racontent tous la même histoire, et la même sensation, liée à cette prise de conscience : vivre est une chance.
Le mépris des hommes est fréquent chez les politiques, mais confidentiel.
L'homme qui se vante de n'avoir jamais pleuré n'est pas le plus grand des hommes mais le plus grand des imbéciles.
La plupart des hommes ont, comme les plantes, des propriétés cachées que le hasard fait découvrir.
Voulez-vous connaître le caractère d'un homme ? Attendez qu'il lui arrive quelque disgrâce ; vous verrez bientôt alors, ou toute sa grandeur ou toute sa faiblesse.
Le mal que font les hommes vit après eux ; le bien est souvent enseveli avec leurs cendres.
En moins d'un millénaire, Brahm, Yahvé, Zeus et Jupiter s'imposent aux croyants comme les pères de l'humanité et confinent les mères dans le statut de mineures. Comme si les hommes avaient inventé Dieu pour mieux asseoir le pouvoir paternel.
L'homme demeure le seul animal capable de se mentir à lui-même.