Le mot « libre » est utilisé trois fois dans la Déclaration d'indépendance et une fois dans le premier amendement de la Constitution, ainsi que « liberté ». Le mot « juste » n'est utilisé dans aucun de nos documents fondateurs.
Ta meilleure chance, c'est de te lever, d'attraper la hache et de me la planter dans le crâne.
La volonté est bonne, mais le pouvoir est faible.
Nous avons construit un monde où l'intelligence est la première des facultés, où la science et la technique nous tirent en avant et nous chutons, en produisant plus de misères, de famines, de maladies.
Vous ne pouvez pas échapper à ce que vous devez traiter à l'intérieur de vous-même. Cela n'apportera jamais de bonnes choses. Cela n'apportera que de la folie.
Le problème du mal est soulevé plus souvent par les spectateurs de la vie que par les combattants réels. Vous constaterez rarement que les grands malades sont les grands sceptiques.
Ne perdez pas une minute à ne pas être heureux. Si une fenêtre se ferme, rendez-vous à la fenêtre suivante ou cassez une porte.
Je n'ai pas le sens de la mise en scène. J'ai seulement le don de la comédie et ça m'a suffit.
Je n'ai pas permis non plus que la faillite devienne en Italie une nouvelle industrie. Pour tous ceux dont les agissements apparaissent nettement frauduleux, même si le code ne permet pas toujours de les atteindre, je n'hésite pas à les envoyer au "confino".
L'acteur ne peut pas faire le boulot tout seul, de même que le metteur en scène n'est pas là pour façonner sa poupée.
Il fallait se méfier de la méchanceté qui semble être un luxe qu'on peut se permettre, quand on est jeune, car la vérité est tout autre: la méchanceté est une lumière froide dans laquelle les choses perdent leurs couleurs, et ce définitivement.
La psychanalyse ressemble parfois à un roman policier.
Entre la honte et l'honneur, il n'y a de différent que la dernière syllabe...
Le plus grand mystère n'est pas que nous soyons jetés au hasard sur la terre. C'est que dans cette prison, nous tirions de nous-mêmes des images assez puissantes pour nier notre néant.
La fortune déçoit les hommes parce qu'elle leur a coûté trop d'efforts, et les femmes parce qu'elle ne leur en a pas coûté assez.
Quelle est la pensée la plus insupportable : celle des vingt ans qu'on n'a plus ou celle des vingt ans qu'on aura plus ?
Celui qui a senti une fois dans ses mains trembler la joie ne pourra plus jamais mourir.
Les hommes étant originaires des différents points du globe, ils ne sont pas tous sortis d'un seul homme, mais qu'ils n'en sont pas moins frères, n'ayant qu'un seul auteur, qui est le soleil, et une même mère qui est la terre.
Malheur aux détails, la postérité les néglige tous.
Les diplomates sont des bébés en chapeaux de soie jouant avec de la dynamite.
La pénicilline et la lutte contre l'alcoolisme sont bien plus efficaces que les changements de gouvernements.
La liberté c'est de ne jamais avoir à dire qu'on est désolé.
L'ignorance et la superstition ont toujours un rapport étroit et même mathématique entre elles.
Par la parole, je n'irai jamais bien loin, parce que je manque de confiance, de mémoire et de présence d'esprit ; mais ma plume a assez de dialectique pour faire honte à certains de nos hommes d'État.
La tendresse n'existe qu'autant que l'amour-propre se néglige.
Plus on enseigne la démocratie au peuple, plus il se sent faible, semble-t'il, et il réclame un père fort pour le protéger.
Après avoir parlé de l'acte principal de la charité, qui est l'amour, nous avons à nous occuper des effets qui en découlent. Et d'abord, des effets intérieurs; puis des effets extérieurs. En traitant des effets intérieurs, nous avons à considérer: premièrement, la joie; secondement, la paix ; troisièmement, la miséricorde.
Elle sentit toute l'inutilité, tout le ridicule qu'il y avait, au premier tiers du XXe siècle, à poursuivre pendant des heures le volcelest d'un cerf, la petite empreinte fourchue enfoncée dans les glèbes labourées et les prairies humides.
La politesse est d'abord un cadeau qu'on se fait à soi-même.
Tant que la science progressera, tant que les mathématiques continueront à découvrir des mondes incroyables où deux fois deux n'auraient jamais l'idée d 'égaler quatre, de nouvelles idées surgiront chez ceux qui laissent leur esprit vagabonder, passeport à la main, aux frontières du Possible.
Ainsi, vivre, me tue, et mourir me rend la vie.
Les voyageurs des autobus ne sont qu'une bande de couillons à la bouche cousue. Un train, y a que ça de vrai pour pouvoir se déboutonner un peu !
Ces péquenots, ils vont voter la corde aussi vite qu'un cochon vide son auge. Regardez leurs yeux. J'veux bien être pendu si je suis le seul tueur dans la salle d'audience.
Le goût des bonnes choses de chez nous, l'amour de nos grands vins ont créé, entre tous les braves gens de France, sans distinction de naissance ni de fortune, une fraternité autrement plus solide que celle de la politique.
Est comique le personnage qui suit automatiquement son chemin sans se soucier de prendre contact avec les autres. Le rire est là pour corriger sa distraction et pour le tirer de son rêve.
Une bonne parole ressemble à la chaleur pendant trois hivers.
L'homme écrit son histoire d'une main l'autre se prend dans la page.
La déférence et l'intimité vivent loin l'une de l'autre.
Il faut que la tempête du coronavirus se calme dans nos têtes !
Tout le monde a des idées : la preuve, c'est qu'il y en a de mauvaises.
La télévision est comme l'invention de la plomberie d'intérieur. Cela n'a pas changé les habitudes des gens. Elle les a juste gardés à l'intérieur de la maison.
Je ne vois pas vraiment la science fiction comme une fiction. Je peux imaginer des colonies sur Mars et tout.
La célébrité est une illusion. Les choses peuvent vous être données assez facilement, mais elles partent aussi facilement qu'elles sont venues..
Ce que j'ai subi, ce que les Ivoiriens ont subi est également très dur. On ne connaissait pas les coups d'Etat, on les a eus. On ne connaissait pas la guerre, on l'a eue. Alors aux gros maux, j'ai employé de gros mots.
La poésie, sa brièveté, sa fulgurance, c'est le domaine de la jeunesse. Le roman, c'est lourd, suffocant, ce n'est pas fait pour l'impétuosité de la jeunesse.
Décrire un personnage, c'est un peu lui donner la vie.
Les Français se transforment en gamins hargneux dès qu'ils se trouvent trop nombreux dans un espace restreint, et plutôt qu'essayer collectivement d'imposer un ordre à la situation, tout vire soudain au chacun pour soi.
La vérité ne peut être écrasée, que si on parvient à l'étouffer avec le temps.
Peu d'esprits s'inquiètent d'examiner la question avant de fournir la réponse.
La vie est une maladie de l'esprit.