Nous étions une famille très pauvre. Quand j'étais petit, nous étions dans notre petite chambre et on entendait frapper à la porte presque tous les soirs, un clochard qui demandait de la nourriture. Même si nous n'avions même pas assez à manger, ma mère a toujours trouvé quelque chose à leur donner.
Si Nous en avions fait un Coran en une langue autre que l'arabe, ils auraient dit: Dis:. Et quant à ceux qui ne croient pas, il est une surdité dans leurs oreilles et ils sont frappés aveuglement en ce qui le concerne; ceux- là sont appelés d'un endroit lointain.
Il ne reste rien de nos lettres d'amour...de grands cimetières sous la plume.
La France se perdra par les gens de guerre.
Les Samis sont la dernière population aborigène d'Europe. La façon dont on les traite et dont on traite leur culture et leur histoire, en dit long sur notre capacité à appréhender notre histoire.
Parfois je bâille à m'en décrocher la mémoire.
Au lieu de sacraliser la société, les chrétiens feraient bien mieux de sacraliser la nature et la vie.
Dans la langue de la bourgeoisie, la grandeur des mots est en raison directe de la petitesse des sentiments.
J'ai la plus grande confiance dans votre indiscrétion.
Les âmes sont masquées sur la scène du monde par leurs passions non moins que par leur corps.
La honte qu'on a de se voir louer sans fondement donne souvent sujet de faire des choses qu'on n'aurait jamais faites sans cela.
Vérité :Je n'ai jamais pu faire coïncider ce que je croyais être la vérité avec ce qui m'aidait à vivre.
La mort d'un homme est d'avantage l'affaire des survivants que la sienne.
A trop discuter, on perd la vérité.
L'intelligence est programmée pour la création du différent.
La prudence surpasse les autres vertus comme la vue surpasse les autres sens.
Peu de livres changent une vie. Quand ils la changent c'est pour toujours.
A la façon dont il nous a traitées, on voit bien que Dieu est un homme !
L'élément tragique de l'homme moderne, ce n'est pas qu'il ignore le sens de la vie, c'est que cela le dérange de moins en moins.
Il y a transmission dans les sociétés humaines parce qu'elles sont historiques, et que le transfert des acquis, d'une génération à l'autre est, pour toute société, la condition de survie dans le temps.
Nous vivons une vie, nous en rêvons une autre, mais celle que nous rêvons est la vraie.
Pour un journaliste il est essentiel d'inspirer de la sympathie aux gens importants comme les policiers, les douaniers, les concierges, les employés, les préposés, les contrôleurs et les ministres.
La seule différence entre vous et dieu est que vous avez oublié que vous êtes divin.
La femme, ayant dressé son regard et sa voix au mensonge - c'est une nécessité de sa condition vis-à-vis du mâle -, ne se livre guère que dans son allure et dans son rire.
En un seul point la femme le cède à l'homme: l'esprit de synthèse. La femme est plus éparse et rassemble moins.
Entre l'usage du verbe être et du verbe avoir, s'intercale la dimension exacte de l'humain.
En rendant à la circulation des écrits enfouis dans des recueils depuis longtemps oubliés, cet appendice pourra faciliter l'initiative positiviste des esprits disposés à suivre ponctuellement la même marche que moi.
Les forces de la nature sont d'une franchise impitoyable.
Et être bon représente une aventure autrement violente et osée que de faire le tour du monde à la voile.
La nature ne produit rien de beau, rien de laid, la nature, bonne fille, produit. C'est l'homme qui décide, en fonction de critères qui peuvent varier selon son humeur et les époques, ce qui autour de lui est beau ou laid.
Rares sont les moments de l'histoire où l'alliance des deux mots "ambition" et "féminine" n'a pas choqué. Le rejet presque constant de l'idée d'ambition féminine tient à la fois de l'importance accordée à le différenciation des sexes et à la connotation virile de l'ambition.
La certitude venait du confort. Seule la pauvreté était compagne de l'incertitude. Le confort ne doute jamais.
C'est un soir tendre comme un visage de femme.Un soir étrange, éclos sur l'hiver âpre et dur,Dont la suavité, flottante au clair-obscur,Tombe en charpie exquise aux blessures de l'âme.
On a mal au dos aux bras partout mais on y croit à la fin du jour du moisAu pognon pris sur nos maux sur nos dos ou nos brasIl y a la nuit sans fin dans d'infinis couloirs
Le Soleil est une masse de pierre ardente, un peu plus grande que la Grèce.
La peinture est l'évidence figée d'une performance.
Les amis oublient toujours ceux que la fortune abandonne.
Ce que l'on aime intensément ou depuis longtemps on est susceptible d'apporter au sein de la citadelle, et de s'affirmer comme faisant partie de soi.
Un nouveau rideau de fer s'est abattu et sépare la Russie du monde civilisé.
J'aime la bonne nourriture. Je suis un épicurien, c'est sûr. ... Mais je ne suis pas vraiment un bon cuisinier.
La solitude terrifie l'âme à vingt ans.
Je dirais que dans ce monde, la plus grande source d'inégalité a été les privilèges spéciaux accordés par le gouvernement.
La véritable amitié ne comporte pas seulement l'estime, mais le respect ; il faut que l'on sente, jusque dans les épanchements de l'intimité, la présence et la dignité de la vertu.
Lorsque vous êtes hors de la volonté, vous appelez l'entêtement, c'est l'astuce.
Je suis un cosmopolite résolu. J'aime le métissage et je déteste le nationalisme. Je ne vibre pas à « la Marseillaise ». J'espère que le cadre national sera un jour dépassé. Et l'un des principaux mérites de l'Europe, à mes yeux, est de fonctionner comme une machine à refroidir cette passion nationale.
Ce qui m'importe, c'est de montrer que la seule question qui vaille, pour tout être humain, est de tenter de comprendre le monde, de s'y inscrire.
- Je ne peux même pas imaginer la logique tordue qui vous a conduit à tirer sur un cadavre. - Si j'avais tiré sur quelqu'un de vivant, il y aurait eu beaucoup plus de paperasse.
Ainsi va le monde: l'insouciance de la jeunesse cédant le pas à la nécessité de payer ses factures et d'assumer ses responsabilités, nous sommes tous voués à reprendre le modèle que, durant notre adolescence, nous nous étions jurés de ne jamais répéter.
Malheureusement, la réalité n'est pas tellement généreuse avec ceux qui réclament d'être enchantés.
L'acteur est là pour symboliser des questions auquel seul le spectateur, individuellement, apporte sa solution.