Parole de coiffeur : il est interdit de descendre avant la raie.
Le sang s'hérite et la vertu s'acquiert, et la vertu vaut par elle seule ce que le sang ne peut valoir.
La liberté de pensée est absolue ou elle n'est rien.
La mort n'est pas une excuse.
La vie est à peine un peu plus vieille que la mort.
On ne doit pas plus exhiber sa culture que ses biceps. Il faut qu'elle saille sous la phrase comme les muscles sous le vêtement.
Il en est de l'esprit comme de la musique ; plus on l'entend, plus on exige de subtiles nuances.
Il est aussi inutile de mettre plusieurs épithètes à un même mot que de payer plusieurs fois la même facture.
Reste-t-on toujours si peu sûr de son âme qu'on doive écrire constamment pour plus tard le langage du présent ? La jeunesse ne sert-elle donc qu'à fabriquer du passé pour le vieil âge ?
L'amour a besoin de la mémoire pour s'approfondir et durer.
Les livres enseignent tout. Excepté la vie. Celle-ci ne s'apprend qu'en vivant.
Il n'y a que la littérature pour contourner, tout en les déplaçant, les interdits dont sont frappés nos rêves et nos désirs.
Il est difficile, ici-bas, surtout quand on vit longtemps, de ne point encombrer sa conscience d'un petit péché par-ci, d'un petit péché par-là, plus ou moins consciemment.
Les principes, les systèmes sont des armes pour lutter contre la vie.
Il n'y a aucune connaissance de la terre qui ne commence par l'imagination. Lorsqu'elle disparaît, lorsque se brise la création par l'imaginaire, la curiosité s'évanouit avec elle et le savoir s'épuise.
Le théâtre est un endroit où la pensée humaine peut avancer, un endroit où l'homme qui entre, n'est pas le même que celui qui sort.
On exagère beaucoup sur la recrudescence de la folie : dans une salle où il n'y a que deux personnes, il n'y a jamais plus de deux fous.
La passion déteste tout ce qui n'est pas la passion.
Dans le subconscient des anciens, où naquirent tous les mythes, on ne pouvait croire que la plante et les fleurs ne fussent autre chose que l'apparence que les dieux voulaient bien nous en montrer.
Le flirt avec l'avenir est le pire des conformismes, la lâche flatterie du plus fort. Car l'avenir est toujours plus fort que le présent. C'est bien lui, en effet, qui nous jugera. Et certainement sans aucune compétence.
Penser la violence comme une exception, comme une anecdote, c'est une erreur totale.
Encyclopédie : système pour récolter la poussière par ordre alphabétique.
La liberté n'est valable que tant que l'on a la force d'en faire usage.
La beauté n'a qu'un type, la laideur en a mille. Le sublime accolé au sublime peine à faire contraste, et il faut faire une pause pour tout, même pour la beauté. La salamandre fait ressortir l'ondine ; le gnome rend plus beau l'éphèbe.
La nuit tombe, vous frôle en passant de son aile noire tout humide.
La mort n'est que la séparation avec l'Argent. Ceux qui n'en n'ont pas n'ont pas de vie, et, dès lors ne sauraient mourir.
Lorsque je suis revenue en France après avoir gagné mon Oscar, on me traitait comme un membre de la famille royale, voire même comme un champion de football !
Je crois que nous sommes ici sur la planète Terre pour vivre, grandir et faire ce que nous pouvons pour faire de ce monde un meilleur endroit où tous puissent jouir de la liberté.
La droite n'a pas d'ambition pour l'homme, elle est mesquine et comptable. Mais le collectivisme m'effraie plus que tout.
La mélancolie est la nourrice de la frénésie.
L'expression la plus triste de la langue française : «A quoi bon ?».
Le rock pur et dur est mort le jour ou Elvis est parti à l'armée. Ensuite, au fil du temps, il y a eu les mutations naturelles de la musique qui est en perpétuel mouvement, mais je suis fidèle à un esprit, une philosophie musicale.
De la félicité découle la magie, l'émerveillement et la créativité.
Je ne vais pas avoir un meilleur jour, un moment plus magique que la première fois que j'ai entendu ma fille rire.
Les gens ne veulent pas de mots - ils veulent le son de la bataille
La donation est une montée vers la gloire par l'escalier de service.
Accepter d'être soumis à la nécessité et n'agir qu'en la maniant.
Le vaisseau de la féminité : galbée en proue, majestueuse en poupe et poivrée dans les écoutilles.
Si tu as peur de la mort, n'écoute pas ton coeur battre la nuit.
Plus une découverte est originale, plus elle semble évidente par la suite.
Oublions ces examens qui agissent comme des aimants pernicieux en orientant les efforts vers la "réussite".
Nous sommes si présomptueux que nous voudrions être connus de toute la terre, et même des gens qui viendront quand nous ne serons plus.
La vertu n'a besoin que d'elle-même ; elle rend l'homme aimable durant sa vie, et mémorable après sa mort.
Le puritanisme est la crainte épouvantable que quelqu'un puisse être heureux quelque part.
Pour donner de l'attrait à la prison, il faudrait qu'elle ne fût point gratuite.
La première partie de la vie se passe à désirer la seconde ; la seconde à regretter la première.
Pour l'athée, l'hypothèse de l'existence de Dieu n'est pas à retenir : celle de l'existence du diable reste à considérer. En tout cas des deux hypothèses la deuxième lui paraîtra la moins déraisonnable.
Bien des gens commentent les horreurs qui frappent les autres comme s'ils étaient très soucieux de les aider, alors qu'en réalité ils se complaisent à la souffrance d'autrui, par ce qu'elle leur permet de croire qu'ils sont heureux.
On a tort de craindre la supériorité de l'esprit et de l'âme ; elle est très morale cette supériorité, car tout comprendre rend très indulgent, et sentir profondément inspire une grande bonté.
Si le premier acte est vraiment bon, on ne le sait qu'à la fin de la pièce.