L'écriture, c'est ce neutre, ce composite, cet oblique où fuit notre sujet, le noir-et-blanc où vient se perdre toute identité, à commencer par celle-là même du corps qui écrit.
Comme l'analyse l'écologiste Jean Zin, la norme du suffisant doit être appréhendée dans toute sa radicalité. Elle n'a rien d'une politique des « petits pas » ou d'un discours moralisateur qui viserait à responsabiliser le consommateur sans lui donner les [...] ► Lire la suite
La langue est un porc sauvage ; on ne peut la dompter.
Quiconque est chef, qui aime la nourriture, sait finalement que tout ce qui compte c'est : Est-ce que c'est bon ? Est-ce que ça fait plaisir ?
Au lieu d'être dans l'idéologie libérale de la compétition, il faut renouer avec l'objectif de bien faire son métier.
L'économie est l'art de tirer le meilleur parti de la vie.
La misère religieuse est tout à la fois l'expression de la misère réelle et la protestation contre la misère réelle. La religion est le soupir de la créature accablée, l'âme d'un monde sans coeur, de même qu'elle est l'esprit d'un état de choses où il n'est point d'esprit. Elle est l'opium du peuple.
Je suis royaliste. Je vote au dernier tour de la présidentielle. Je ne vote pas à gauche, c'est une certitude.
C'est vraiment important d'avoir une sexualité saine et d'être ouvert à la discussion. Ce n'est pas un tabou. C'est normal.
Nous devons lutter contre les conservateurs de tous les côtés, non seulement les partisans de la droite, mais aussi les conservateurs de gauche qui ne veulent rien changer.
Je crois que parfois j'intimide les gens. On m'a dit ça. Mais je sens que je suis la personne la moins intimidante possible.
La mégalomanie me passionne
T'as un vrai problème mon Julien. Ta mère a crevé quand t'étais gosse alors t'as jamais fini ton Œdipe. T'as jamais pu la baiser et t'as jamais pu tuer ton père. Et te voilà à 25 balais à quémander ta vie au lieu de la diriger !
Les portes chaudes. Dans les Thermopiles nous avançons, dans cet étroit corridor nous avançons, où le nombre des hommes de Xerxès ne comptera plus. Spartiates, citoyens soldats, anciens esclaves, tous de courageux Grecs. Frères, pères, fils... nous avançons, pour l'Honneur, pour servir, pour la Gloire, nous avançons.
Il est toujours mieux vu de lire "La Vie Catholique" dans le train que "La Vie du Rail" à l'église.
Depuis que je vois tout à la télévision grâce à la télévision, je pense davantage à ce que je suis en train de rater qu'à ce que je vois.
Chez la plupart des gens qui bossent, on sent une somnolence de fonctionnaire. C'est le genre : "Réveille-toi, c'est l'heure d'aller se coucher !"
En fin de compte, tout s'arrange, sauf la difficulté d'être, qui ne s'arrange pas.
En dehors de l'enfance et de l'oubli, il n'y a que la grâce qui puisse vous consoler d'exister.
Orthographe. La science qui épelle avec l'oeil à la place de l'oreille. Défendue avec plus de chaleur que de lumière par quelques échappés d'asiles.
Tout en haut de la grande montée... Y'a une autre vallée. Tout au bout, tout au bout de la vie Y'a encore de la vie.
La branche chargée de fruits s'incline.
La crainte du Seigneur est le commencement de la sagesse.
C'est la gloire des vieilles gens qui pensent toujours avoir été plus sages que ceux qui viennent après eux.
Aimer c'est se libérer de la peur.
Reste-t-on toujours si peu sûr de son âme qu'on doive écrire constamment pour plus tard le langage du présent ? La jeunesse ne sert-elle donc qu'à fabriquer du passé pour le vieil âge ?
Les habitudes sont tributaires du temps et celle qui consiste à se lever ou à se coucher à une certaine heure est de toutes la plus puissante puisque c'est d'elle que découle le glissement de nos jours.
Le malheur est la véritable égalité.
Elle mourut en prononçant ces mots qui tirent les larmes : Maman... maman... la vie... c'est beau !
A la maîtrise, l'enfant substitue le miracle.
De la stabilité à l'immobilisme, il n'y a qu'un pas.
L'art et la vérité peuvent partager le même lit sans que ça les empêche d'être incompatibles.
Une idée qui n'est pas dangereuse ne vaut pas la peine d'être appelée idée.
Il y en a qui sont écrivains sans pouvoir écrire et d'autres qui écrivent sans être écrivains. Il y a la nature et il y a le talent. Il y a aussi l'absence de l'un comme de l'autre.
L'erreur est affaire d'intelligence, l'hérésie dépend de la volonté.
La raison est virile devant l'objet, puérile devant le récit.
L'existence de l'homme porte la vieillesse du monde.
Si vous tuez mille hommes, la mort de chacun a mille fois moins d'importance que s'il était mort seul.
La mémoire, comme le coeur, se laisse abuser, et souvent pas celui-ci comme de juste.
La vieillesse est un alibi.
Les hommes et les femmes ne se réunissent au théâtre que pour entendre parler de l'amour, et pour prendre part aux douleurs et aux joies qu'il cause. Tous les autres intérêts de l'humanité restent à la porte.
Il faut encourager les efforts contre la désuétude des mots dignes d'être conservés.
C'est la nécessité de combattre qui semble oubliée... ce qui domine semble être la certitude tranquille d'un progrès en marche...
La felicité est dans le goût et non pas dans les choses.
Il est presque impossible de porter le flambeau de la vérité à travers une foule sans roussir la barbe de quelqu'un.
Le génie, c'est la rigueur dans le désespoir.
On est tellement abasourdi, sans arrêt, par toutes les choses qui sont contre la vie.Si on les laisse nous envahir, on se ferme, il ne nous arrive plus rien.
La connaissance du plus probable est ce qui rend possible la réalisation du moins probable.
II est de fait que la poésie et l'éloquence ne réussissent pas dans les descriptions exactes aussi bien que la peinture : leur art est d'émouvoir plutôt par la sympathie que par l'imitation ; plutôt de frapper l'âme de l'orateur [...] ► Lire la suite
La meilleure façon d'apprendre est par la force puissante du rythme.