La vérité résulte parfois d'un cumul de mensonges qui se compensent.
La jeunesse est une belle chose, une puissance considérable - aussi longtemps que l'on n'y pense pas.
Avant que la nuit tombeNe ferme pas la tombe;Car elle m'avait ditDe venir cette nuit,De venir dans sa chambre:« Par ces nuits de décembre,Seule, en mon lit étroit,Sans toi, j'ai toujours froid. »
On ne quitte pas une maison qu'on trouve sale. On la nettoie.
La gaieté éclaire l'esprit comme la lumière du jour, et l'emplit d'une sérénité constante et perpétuelle.
La terre n'est pas la demeure de l'homme mais sa tombe, c'est donc pour leurs tombes que les hommes se battent.
Louez la beauté du jour quand il est fini.
Quand la vertu publique a disparu, quand l'esprit national a fui, la république est perdue dans son essence, bien qu'elle puisse encore exister dans la forme.
Le royaume des cieux se prend par force de chaude amour et de vive espérance, qui vainc d'emblée la volonté divine.
César avait raison de préférer la première place dans un village à la seconde à Rome. Non par ambition, ou par vaine gloire, mais parce que l'homme placé en second n'a le choix qu'entre les dangers de l'obéissance, ceux de la révolte, et ceux, plus graves, du compromis.
Un grand pays aux performances économiques aussi exceptionnelles que l'Allemagne ne peut oublier qu'il doit en partie son succès à la demande d'autres pays européens.
Ce que j'essaie de vous traduire est plus mystérieux, il s'entremêle dans les racines mêmes de l'être, dans la source implacable des sensations.
J'avais l'habitude d'être plus paranoïaque et stressée, sans cesse préoccupée par mon plan B. Mais la vérité est que je n'en ai pas.
Notre pays, comme chaque État moderne, a besoin de réformes démocratiques profondes. Il a besoin d'un pluralisme politique et idéologique, d'une économie mixte et de protection des droits de l'homme et de l'ouverture de la société.
J'aime sentir un sentiment d'unité avec la foule même si tout le monde pourrait penser à quelque chose de différent.
Une seule chose compte dans cette vie - faites-les signer sur la ligne qui est pointillée.
Le travail est la pire des drogues : ceux qui en ont en crèvent, ceux qui en manquent en crèvent aussi.
La politique fut d'abord l'art d'empêcher les gens de se mêler de ce qui les regarde. A une époque suivante, on y adjoignit l'art de contraindre les gens à décider sur ce qu'ils n'entendent pas.
Créer la liberté à l'intérieur de la nécessité est sans doute la moins mauvaise définition de l'amour. Qui donne sa foi conquiert sa liberté.
Parole de coiffeur : il est interdit de descendre avant la raie.
La religion est moins un sujet de sanctification qu'un sujet de disputes qui appartient à tout le monde.
La mort n'est pas une excuse.
On continue à s'entre-tuer pour un dieu, une rivière, la couleur de la peau. Il ne faut pas avoir la peau basanée là où il faut avoir la peau blanche, la peau blanche là où il faut l'avoir basanée, il ne faut jamais croire au dieu qui n'est pas le bon.
On ne doit pas plus exhiber sa culture que ses biceps. Il faut qu'elle saille sous la phrase comme les muscles sous le vêtement.
Il en est de l'esprit comme de la musique ; plus on l'entend, plus on exige de subtiles nuances.
Il est aussi inutile de mettre plusieurs épithètes à un même mot que de payer plusieurs fois la même facture.
Dieu ayant créé le monde ne s'en est pas retiré mais continue à le maintenir à l'être par son souffle créateur, faute de quoi dans la seconde même toutes choses retourneraient au néant.
Reste-t-on toujours si peu sûr de son âme qu'on doive écrire constamment pour plus tard le langage du présent ? La jeunesse ne sert-elle donc qu'à fabriquer du passé pour le vieil âge ?
Votre vie n'aura jamais que la dimension de vos espérances.
On ne se repose bien et on meurt content que là où l'on a vécu heureux.
Il faut naître à quelque chose tous les jours et c'est toujours aussi douloureux que la première fois.
Il n'y a que la littérature pour contourner, tout en les déplaçant, les interdits dont sont frappés nos rêves et nos désirs.
Le mal existe dans la pensée des êtres qui le désirent ou l'imaginent.
Les grands savants ? Ils perdent tous la foi. Plus ils se posent de questions, plus ils s'embrouillent.
Les principes, les systèmes sont des armes pour lutter contre la vie.
Il n'y a aucune connaissance de la terre qui ne commence par l'imagination. Lorsqu'elle disparaît, lorsque se brise la création par l'imaginaire, la curiosité s'évanouit avec elle et le savoir s'épuise.
Il n'est pas impossible que la prolifération des automobiles entraîne un accroissement de la lecture.
La passion déteste tout ce qui n'est pas la passion.
La neige séjourne longtemps sur les sols pierreux, mais disparaît vite sur les terres cultivées.
Le flirt avec l'avenir est le pire des conformismes, la lâche flatterie du plus fort. Car l'avenir est toujours plus fort que le présent. C'est bien lui, en effet, qui nous jugera. Et certainement sans aucune compétence.
Entre bride et l'éperon De toutes choses gît la raison.
Encyclopédie : système pour récolter la poussière par ordre alphabétique.
Contrôleur : employé de la SNCF dont la fonction est d'empêcher les passagers de mettre leurs pieds sur les banquettes.
Dieu cherche, lui sans yeux, A voir enfin la lumière.
La poésie, c'est quelque chose qui marche par les rues.
Je suis absent de ma vie. Je la regarde sans vraiment la toucher. Léger décalage. Derrière ou devant. Jamais dedans.
La mort n'est que la séparation avec l'Argent. Ceux qui n'en n'ont pas n'ont pas de vie, et, dès lors ne sauraient mourir.
Le lièvre dont le terrier est au bord de la route ne meurt jamais sur un piège tendu en face de son trou.
Les ennemis de la patrie et de la liberté du peuple ont toujours dénoncé comme des bandits ceux qui se sacrifient pour les nobles causes du peuple.
Je crois que nous sommes ici sur la planète Terre pour vivre, grandir et faire ce que nous pouvons pour faire de ce monde un meilleur endroit où tous puissent jouir de la liberté.