Le jour où l'humanité sera libérée de ses complexes, quel ennui sur la terre !
La volonté de ne point douter empêche le doute.
Avec quelque ardeur que les hommes poursuivent la victoire, ils aiment toujours à l'acheter.
La mort suit de près ce qui a osé être.
La civilisation est une multiplication indéfinie de besoins dont on n'a pas besoin.
La joie n'existe que par rapport à la tristesse.
La réalité ne peut être saisie au moyen de mots, d'enseignements, de débats ou de spéculations intellectuelles. Pour l'atteindre, il faut transcender toute question et toute réponse. Voilà comment on fait l'expérience directe de la réalité.
La misère des idées dans les intérieurs riches arrive parfois à vous apitoyer.
Si nous avions vécu avec quelqu'un cent vingt ans, et si on nous demandait ce que nous pensons de lui, pour ne pas trahir la complexité de sa personnalité, il nous faudrait répondre : "Je commence seulement à le connaître."
Le problème moral des représailles - A-t-on le droit de tuer un homme, fût-ce un ennemi, quand on sait que cet acte entraînera automatiquement la mort d'une cinquantaine d'innocents ? - n'a jamais été résolu.
La télévision grand public n'engendre pas la passivité, mais elle développe, au contraire, le sens critique car en s'adressant à tous, elle oblige tout le monde à être à hauteur d'un certain regard.
Il y a, entre l'homme d'esprit, méchant par caractère, et l'homme d'esprit, bon et honnête, la différence qui se trouve entre un assassin et un homme du monde qui fait bien des armes.
Les humains vivent mieux lorsque chacun d'eux est à sa place lorsque chacun d'eux sait où il se situe dans le schéma des choses. Détruisez cette place, vous détruirez la personne.
Les dimanches où le bon Dieu est gentil, je n'entends aucune musique ; je vous en fais toutes mes excuses... Enfin, veuillez vous en tenir au mot « Impressions », auquel je tiens pour ce qu'il me laisse la liberté de garder mon émotion de toute esthétique parasite.
Et maintenant, arrivé à la dernière étape, il me vient un remord d'avoir osé rire de vos peines, comme si j'avais taillé un pipeau dans le bois de vos croix.
C'était sur le cardinal que pesait toute la responsabilité, car on n'est pas ministre absolu sans être responsable ; aussi toutes les ressources de son vaste génie étaient-elles tendues nuit et jour, et occupées à écouter le moindre bruit qui s'élevait dans un des grands royaumes de l'Europe.
Que l'Église ne soit pas notre institution mais l'irruption de quelque chose d'autre, cela a pour conséquence que nous ne pouvons jamais simplement la fabriquer nous-même.
Dans la vie on doit souvent freiner.
La nature de notre esprit nous porte à chercher l'essence ou le pourquoi des choses.
C'est le train des choses, les obsessions du dieu Boulot. On ne comprend rien au monde moderne tant qu'on ne s'est pas appliqué un peu de métro quotidien sur la viande.
Et mon âme à genoux, devant leur trinité,Râle, en claquant des dents, ses hontes, sa misère.Et leur voix n'a plus rien des pitiés de la terre,Et les trous de leurs yeux sont pleins d'éternité.
Comme la Terre,le parcours de nos vies semble rond.
Dans la nature, le lion ne prélève pas au-delà de ce qui lui est nécessaire. Il n'a pas d'entrepôt ni de banque d'antilopes.
J'ai réalisé que ma famille était plus importante pour moi que la vie nocturne du centre-ville.
Faites allusion à l'existence de la méchanceté d'une manière légère, facile et agréable, afin que les bons sentiments de personne ne puissent être offensés.
Quand j'ai de mauvais jours, je mange juste beaucoup de glace au chocolat et je danse sur la bande originale du Roi Lion. C'est vraiment bizarre, mais c'est vrai.
Le repos est la moitié de l'engraissement.
De toutes nos vertus, il n'est que la patience que nous perdons pour rien.
La raison consiste souvent à bien choisir sa folie.
La mer est l'égout universel.
La mort d'une personne est une tragédie, mais la mort d'un million de personnes n'est qu'une statistique.
Dans la vraie vie, il n'y a pas de méchants. Tout le monde a juste sa propre perspective.
La France et toute l'Europe ont une grande culture et une histoire étonnante. La chose la plus importante est que les gens savent comment vivre! En Amérique, ils ont tout oublié. J'ai peur que la culture américaine soit un désastre.
C'est ça le show business, la sincère insincérité.
C'est le dollar qui dicte la musique que j'écris.
La France : elle a soudain perdu, sans méfiance aucune, ses enfants, exécutés par des êtres immondes...
Ce qui caractérise l'enfer, c'est qu'on y distingue tout, avec la dernière netteté, et ce, au milieu d'une nuit d'encre.
Le peuple français est toujours dans la posture de pouvoir renverser un gouvernement.
Je n'ai pas de plan de carrière. J'ai la chance de vivre une passion, d'en vivre mal, mais d'en vivre. En fin de compte, je suis une femme heureuse.
C'est à l'âge de 14 ans que j'ai été la plus vieille. Après, je n'ai fait que rajeunir.
La tragédie échauffe l'âme, élève le coeur, peut et doit créer des héros.
L'apéritif, c'est la prière du soir des Français.
Jusqu'à la mort nous espérons toujours.
L'amour est à la portée de tous, mais l'amitié est l'épreuve du coeur.
Nous cherchons la vérité, mais nous voulons seulement la trouver là où il nous plaît.
Les satiristes devraient aiguiser leur langue sur la pierre de la sagesse.
Le paradoxe de la haine c'est d'être comme l'amour : une limite extrême des sentiments humains à partir de laquelle il n'y a plus de mots pour en décrire la force.
Nous ne faisons pas la part assez grande à ce que furent nos rêves. Ce sont eux, qui cependant, bien plus que nos actes, qui nous accordent avec le temps et le monde.
L'ennui, avec l'amour, c'est que la plupart des gens le confondent avec un embarras gastrique. Quand la crise s'achève, ils découvrent qu'ils sont mariés à une femme qu'ils n'auraient pas souhaitée à leur pire ennemi.
Le lit est une tombe pour celui qui y cherche les plaisirs de la chair.