Pour le révolutionnaire, c'est toujours le même éternel conflit entre la morale individuelle et la morale collective.
C'est parce qu'on ne sait pas vivre qu'on trouve la vie mal faite.
La réalité se mesure à l'épreuve des faits et rend les hommes plus impitoyables.
Les parures du superflu sont à l'origine de la destruction de ce qui vit.
On nous a dressés à attrister la vie en trouvant la Nature hostile dans la plupart de ses phénomènes familiers.
Un fou c'est un homme sain d'esprit qui n'a plus les moyens de sa folie, qui perd les eaux de sa folie, d'un seul coup. Il fait faillite. Il lâche ce qui ne reposait que sur lui : la corvée du langage, la comédie du travail. Le monde entier.
On ne peut pas aimer la quantité, on n'aime que la qualité.
Les femmes parlent plus vrai, plus juste : elles ont la bouche près du coeur.
Le libéral est celui qui quitte la pièce quand la bataille commence.
Ca fonctionne comment, au juste ? Nous menons notre vie, ou bien c'est la vie qui nous pousse ?
Les ignorants se laissent enliser dans les mots, comme un éléphant dans la boue.
Chacun aime son sentiment quand il l'a dit, mais ce qu'on doit estimer est la parole dite à propos.
C'est en faisant bien l'homme, ou la femme, qu'on aide l'humanité à se faire.
Tout est dans la forme, et il n'y a entre le crime et l'innocence que l'épaisseur d'une feuille de papier timbré.
Peut-on apprendre réellement avec la télévision et Internet ?
Une propension à l'ignorance peut être nécessaire à la survie du poète.
Il faut considérer tous les maux en tenant compte de la part de bien qu'ils renferment, et de la pire épreuve qui aurait pu en résulter.
La vraie vertu n'est pas triste et antipathique, mais aimablement joyeuse.
On emploie sa jeunesse à s'enrichir, et la richesse à rajeunir.
Il est toujours important de réimaginer la vie des gens riches et célèbres.
Ce qui déprime un pays, c'est cela : c'est la peur de l'avenir.
Les bombes, je les préfère sexuelles, et les attentats, à la pudeur.
Parfois le mensonge explique mieux que la vérité ce qui se passe dans l'âme.
La souffrance physique se supporte si elle accompagne le succès d'un long effort.
Vraiment, je vis en de sombre temps !Un langage sans malice est signeDe sottise, un front lisseD'insensibilité. Celui qui ritN'a pas encore reçu la terrible nouvelle.
La terre est notre corps, notre esprit vient du soleil et notre pensée est une étincelle du soleil.
Le design est une question de point de vue, et il devrait y avoir une sorte de femme, de style de vie ou d'attitude dans la tête d'un designer.
Premièrement, ne craignez pas les difficultés, et deuxièmement, ne craignez pas la mort.
Je n'ai aucun sens de la nostalgie. C'est demain qui m'intéresse.
La plus grande quête humaine est de savoir ce qu'il faut faire pour devenir un être humain.
Si vous aimez quelque chose, libérez-la. Et si elle vous aime vraiment, elle trouvera un moyen de revenir.
Je suis allé à Performing Arts parce que c'était la seule école qui m'accepterait. Mon niveau scolaire n'était pas très élevé.
L'esprit de la pièce (...), c'est que rien n'est plus grotesque que le tragique.
La poésie passe par l'amour des mots, l'alchimie du verbe. C'est aussi ce qui nous délivre de nous-même, qui nous permet de trouver ce qui est ailleurs.
La moralité, c'est l'instinct du troupeau chez l'individu.
Tous les jours je me dis que j'ai de la chance d'avoir une vie aussi facile. J'ai l'impression que c'est un peu un cadeau du bon Dieu.
Le bonheur ? Une sensation spontanée qui ne résiste (hélas) pas à la réflexion.
La Terre promise est toujours de l'autre côté du désert.
Qui veut faire à la hâte un très grand feu Commence avec de faibles brins.
L'amour crée dans la femme une femme nouvelle : celle de la veille n'existe plus le lendemain.
Dans tout ce que la nature opère, elle ne fait rien brusquement.
J'ai beau chercher la vérité dans les masses, je ne la rencontre que dans les individus.
Une émission de jeux est la forme la plus basse de la vie animale.
Vous pouvez toujours arriver à lire la note d'honoraires d'un médecin, mais jamais son ordonnance.
Abandonnez la contemplation de Dieu dès qu'un pauvre vous le demande.
Notre âme a plus de capacité pour le plaisir que pour la douleur. Une douleur violente fait taire tout sentiment agréable, tandis qu'un plaisir vif ne peut étouffer le sentiment d'une douleur violente.
Et si la mort n'était qu'une infinie répétition du premier jour ?
La sagesse devrait se trouver en abondance ; qui, en effet, l'utilise ?
On dit souvent que la force est impuissante à dompter la pensée ; mais pour que soit vrai, il faut qu'il y ait pensée. Là où les opinions irraisonnées tiennent lieu d'idées, la force peut tout.
Ah ! si tous les hommes étaient sages Et s'ils faisaient le bien La terre serait un paradis. Maintenant elle est souvent un enfer.