Un amateur est un artiste qui travaille pour pouvoir peindre. Un professionnel est quelqu'un dont la femme travaille pour qu'il puisse peindre.
La honte a mauvaise mémoire.
Un acteur, c'est quelqu'un qui vomit. C'est quelqu'un qui bouffe la vie et qui la dégueule en jouant.
La gourmandise, le péché des moines vertueux.
La route de l'enfer est pavée de travaux en cours.
Cela fait des mois et des mois que je rêve ma vie, pourtant je la vis vraiment.
La parole est plus tranchante qu'un sabre affûté.
Comment l'homme et la femme pourraient-ils se comprendre ? Car en fait tous deux souhaitent des choses différentes : l'homme, la femme et la femme, l'homme.
N'abrégez pas le matin en vous levant tard ; regardez-le comme une quintessence de la vie.
Nous devons nous engager à fond dans la voie du changement.
Qui veut faire à la hâte un très grand feu Commence avec de faibles brins.
La publicité, c'est la science de stopper l'intelligence humaine assez longtemps pour lui soutirer de l'argent.
La seule signature au bas de la vie blanche, c'est la poésie qui la dessine.
L'homme très jeune est un animal rebelle à la douleur.
Est-ce que le but de la vie est de vivre ?
Pessimisme, signe d'impuissance : on est pessimiste parce qu'on se sent incapable de dominer la vie.
Un ménage n'est plus un ménage lorsque c'est le chien qui apporte les pantoufles et la femme qui aboie.
L'arme la plus efficace a toujours été, et demeure, l'arme spirituelle.
Avez-vous jamais entendu la marchande de poissons dire que le maquereau sent mauvais ?
Je devine le passé d'une femme à la façon dont elle tient ses cigarettes, et l'avenir d'un homme à la façon dont il tient la boisson.
La sagesse devrait se trouver en abondance ; qui, en effet, l'utilise ?
Pour connaître la valeur d'une minute, interroge l'homme pressé qui vient de rater son autobus. Pour connaître la valeur d'un millième de seconde, interroge le médaillé d'argent d'une finale olympique.
La parole a été donnée à l'homme ; mais c'est la femme qui l'a prise.
Les beaux faits sont la substance de la vie, et les beaux mots en sont l'ornement.
Qu'est-ce que la divinité même si elle n'est quelque part la concentration de toute beauté ?
La chance ne favorise personne. On a chacun sa part, voilà tout.
Il n'y aura jamais assez d'heures pour pour venir à bout de la mémoire.
Ceux qui croient que seules les grandes oeuvres du passé existent sont des pauvres imbéciles incapables de faire confiance à la vie.
Pour le révolutionnaire, c'est toujours le même éternel conflit entre la morale individuelle et la morale collective.
Croire en l'au-delà, ça ne suffit pas. Il faut croire aussi en la vie.
La vengeance est incompatible avec la liberté.
Comme l'or, le bien ne se rencontre jamais à l'état pur dans la nature : il est donc normal de ne pas le trouver impressionnant. Il a la fâcheuse habitude de ne rien faire ; il préfère se donner en spectacle.
De la vallée, on voit de grandes choses. Du sommet du pic, on n'en voit que de petites.
La mort se débite dans le monde à la machine. On fabrique des cadavres comme on fabrique des boulons.
La définition du possible est qu'il peut ne pas avoir lieu.
La résistance est individuelle, elle ne se réfère à aucun programme.
Il est important dans la vie de clore les choses comme il faut.
On a guéri la peste, bravo, mais maintenant on a le cancer ! On aurait mieux fait de rester avec la peste, vu qu'on savait la soigner.
Au bout d'un ou deux siècles d'exploitation se produit une véritable émaciation du panaroma culturel national. La culture nationale devient un stock d'habitudes motrices, de traditions vestimentaires, d'institutions morcelées. On y décèle peu de mobilité. Il n'y a pas de [...] ► Lire la suite
D'après la conception matérialiste de l'histoire, le facteur déterminant dans l'histoire est, en dernière instance, la production et la reproduction de la vie réelle. Ni Marx, ni moi n'avons jamais affirmé davantage. Si, ensuite, quelqu'un torture cette proposition pour lui [...] ► Lire la suite
Si j'avais à risquer une seule définition de la déconstruction, je dirais sans phrase : "plus d'une langue".
A quoi sert le mariage? A sanctifier la baise, jusqu'à ce qu'elle tombe inévitablement dans l'ennui, jusqu'à ce qu'elle devienne un boulot.
Nous dérivons sur un îlot microscopique, naufragés d'un destin dont nous ne contrôlons pas grand-chose. Nous savons seulement que nous venons à peine de naître et que nous sommes voués à disparaître. Le « nous » que j'évoque ici désigne [...] ► Lire la suite
La langue de l'homme sincère a sa racine dans son coeur.
Puisse le Grand Esprit vous envoyer ses présents les mieux choisis. Puisse le Père soleil et la Mère lune vous éclairer de leurs plus doux rayons.
Car leur tort, c'est de dormir, dans une sécurité trompeuse dont les réveille trop tard le coup de foudre de la maladie.
On peut aussi décider qu'après tout, pourquoi n'a-t-on le droit que de se marier avec un homme. Pourquoi pas avec plusieurs ? Pourquoi pas l'autorisation de la polygamie ?
Un regard joyeux apporte de la joie au coeur.
La terre est saine, modeste et pure comme une paysanne pauvre mais de bonne naissance.
Le riche demeure toujours avare. Le pauvre, tour à tour, nargue ou convoite la misère du riche.