La vie. Une fine poussière sur l'âme.
Je comprends enfin à quel moment les dames commencent à opter pour les deux pièces : quand elles ne supportent plus que la mode de la rue leur rappelle leur jeunesse perdue.
La psychanalyse est une confession sans absolution.
Dans le monde contemporain, le succès est dans une large mesure créé et mesuré par la publicité.
Exiger l'homme sans passions, c'est vouloir régenter la nature.
Paris détruit les types que la province accuse.
Cueillez la grappe pendant qu'elle pend, on ne fait pas toujours vendange.
J'ai reconnu ce que j'avais recherché, comme si les secrets de la ville m'avaient éclairé.
Photographier, c'est choisir d'entre ces images la plus pure, celle vers laquelle vont toutes les autres et dont toutes reviennent ensuite.
La France est un vieux pays, mais elle est aussi une Nation jeune, enthousiaste, prête à libérer le meilleur d'elle-même pour peu qu'on lui montre l'horizon, et non l'étroitesse de murs clos.
Perdre la mémoire n'aide pas à retrouver son chemin.
Cette unité africaine est tellement chère à nos coeurs que, dans la constitution républicaine que nous avons proposée, une disposition précise et concrète a été inscrite à ce sujet : que ce soit en tout ou en partie, la souveraineté du Ghana se veut subordonnée à la réalisation de ce grand objectif
Tout le devoir de l'homme se résume dans l'obéissance à la volonté de Dieu.
Je déteste la discrimination raciale le plus intensément et dans toutes ses manifestations. J'ai tout combattu durant ma vie ; Je le combats maintenant, et je le ferai jusqu'à la fin de mes jours.
Aucun pays ne pourra jamais vraiment s'épanouir s'il étouffe le potentiel de ses femmes et se prive des contributions de la moitié de ses citoyens.
Chanter est à la fois un métier passionnant, mais aussi un métier de dérision.
La première fois vous vous mariez pour l'amour, la deuxième pour l'argent et la troisième pour la camaraderie.
J'ai vu un enchanteur ce tantôt, il m'a dit que si tu ne rentrais pas chez toi avant la pleine lune, tes entrailles allaient pourrir, et tu allais mourir comme un pesteux...
Ce qui est merveilleux dans l'esprit Charlie Hebdo est la grande puissance du dessin de presse, où en trois coups de crayon, des personnes arrivent à faire comprendre des idées complexes.
La prohibition renforce toujours ce qu'elle interdit.
Je me demande où est passée la France de la Révolution française, ou celle de De Gaulle, ou celle de Pompidou, même
Jamais une démocratie n'a fait jusqu'ici la guerre à une démocratie.
Le destin est joueur. Il nous met parfois dans la situation d'autrui, pour nous apprendre l'humilité.
Tout esprit saint vu à la loupe est un grouillement d'éléments de démence.
Le sommeil est pour l'ensemble de l'homme ce que le remontage est à la pendule.
Qui veut faire à la hâte un très grand feu Commence avec de faibles brins.
La charité du pauvre est de ne pas haïr le riche.
Le passé, c'est la seule réalité humaine. Tout ce qui est, est passé.
Les hommes prudents savent toujours se faire un mérite des actes auxquels la nécessité les a contraints.
Si la fournée de pain est manquée, c'est une semaine perdue ; si la moisson est mauvaise, c'est une année de perdue ; si le mariage est funeste, c'est une vie de perdue.
Il ne faut jamais oublier que la télévision n'est qu'un appareil électroménager.
Peut-être ne suffisait-il pas de cesser d'appeler relation avec Dieu, ou avec les dieux, la très vieille relation de l'homme et de l'univers, pour qu'elle cessât d'exister.
Pour être original, il suffit d'imiter les auteurs qui ne sont plus à la mode.
La personne humaine, si dépendante qu'elle soit des moindres accidents de la matière, existe de l'existence même de son âme, qui domine le temps et la mort. C'est l'esprit qui est la racine de la personnalité.
Je ne connais qu'une distraction dans la vieillesse : être utile. C'est sortir de soi.
L'amour de la vie rend ingénieux.
Un médecin est un homme que l'on paie pour conter des fariboles dans la chambre d'un malade, jusqu'à ce que la nature l'ait guéri ou que les remèdes l'aient tué.
Un artiste ne peint jamais la vie tout à fait telle qu'elle est. Il la colore de sa personnalité et de ses désirs.
Comment la fin justifierait-elle les moyens ? Il n'y pas de fin, seulement des moyens à perpétuité.
Tous les pays se ressemblent quand on les regarde, avec les yeux de l'amour puisque tous les pays portent en eux, maintenant, la marque des hommes et du temps.
La vie mérite qu'on lui donne sa vie.
Nous vivons dans une société qui valorise la précision, mais qui s'accommode d'une démocratie floue.
La mort (ou son allusion) rend les hommes précieux et pathétiques.
Comme l'or, le bien ne se rencontre jamais à l'état pur dans la nature : il est donc normal de ne pas le trouver impressionnant. Il a la fâcheuse habitude de ne rien faire ; il préfère se donner en spectacle.
Les satisfactions égoïstes conduisent à la destruction, la renonciation conduit à l'immortalité.
Ce n'est pas la mort qui effraie, mais la douleur qui la précède.
L'Académie française, c'est comme la prostate : elle fait rire quand on en parle. Personne n'a jamais été fichu de savoir à quoi elle servait exactement, mais sur le tard, elle finit toujours par devenir pour tous les hommes un besoin pressant.
La poésie, c'est la monture de l'adjudant.
La vie sexuelle de chacun est en partie composée de fantasmes, en partie inspirée de modèles littéraires, de mythes, d'histoires ainsi que d'images et de films.
Les livres sont de vrais amis qui nous suivent toute la vie.