La conscience, c'est la vie. L'inconscience, c'est la mort. Entre les deux, c'est la souffrance.
On est puceau de l'horreur comme on l'est de la volupté.
Une forme inférieure du respect, la peur. C'est tout le respect qu'on peut inspirer à la bête.
Ce sont des voix qui restent en dernier, tout comme c'est la voix souvent qui, comme un parfum, précède et annonce l'entrée physique de quelqu'un dans votre vie.
Le néologisme, c'est la langue qui fait ses besoins.
Si les larmes des enfants sont indispensables pour parfaire la somme de douleur qui sert de rançon à la vérité, j'affirme catégoriquement que celle-ci ne mérite pas d'être payée d'un tel prix.
Le public consensuel qui dort pendant les représentations et applaudit à tout rompre à la fin... Comment appelle-t-on ça ? Feindre l'orgasme ?
Il nous faut naître deux fois pour vivre un peu, ne serait-ce qu'un peu. Il nous faut naître par la chair et ensuite par l'âme. Les deux naissances sont comme un arrachement. La première jette le corps dans ce monde, la seconde balance l'âme jusqu'au ciel
La solitude n'est pas l'isolement. On est toujours deux en un. Il y a les autres en soi.
Ce qu'est le charbon à la braise et le bois au feu, l'homme colère l'est pour allumer des disputes.
La fiction sert pour livrer la vérité, pour délivrer une forme de réalité.
On a tous en nous une petite parano, on pense que la vie des autres est mieux, alors que ce n'est pas vrai.
Actionnaire : personne morale amorale, affectée d'un trouble oculaire spécifique : dans des comptes financiers, elle ne peut lire que la ligne du bas, celle du résultat.
Les deux ailes de nos âmes, qu'aucun coup de vent ne casse, sont l'amour et la foi.
Paris sera bientôt la seule ville au monde où, au réveil, on pourra entendre les petits oiseaux tousser.
La passé nous pétrit et nous domine. Le présent est comme le fil de l'épée sur lequel il est impossible de tenir debout, et l'avenir n'intéresse que les impuissants.
La philosophie et l'amour se réservent des combats dans des sphères invisibles. Mais la guerre et le sexe sont un seul corps à corps.
Un roman n'est jamais que l'histoire toujours réinventée d'une revanche sur la vraie vie.
Etre amoureux, c'est être étonné. Quand l'étonnement disparaît, c'est la fin.
Les socialistes disent : laissez faire ! Mais c'est une horreur ! - Et pourquoi, s'il vous plaît ? - Parce que, quand on les laisse faire, les hommes font mal et agissent contre leurs intérêts. Il est bon que [...] ► Lire la suite
Il ne comprenait pas pourquoi je perdais mon temps et mon argent à l'Académie, alors que visiblement je n'avais aucune envie de devenir un artiste. Pourquoi faire perdre son temps à tout le monde si je ne travaillais pas, si [...] ► Lire la suite
Être père est certainement une tâche. Mais le meilleur que je puisse jamais demander. Être à la maison, être en famille, c'est de cela qu'il s'agit...
Dans le véritable amour, vous atteignez la liberté.
Ma langue dira la colère de mon coeur, ou bien mon coeur la cachant se brisera.
La civilisation mécanique vient de parvenir à son dernier degré de sauvagerie. Il va falloir choisir, dans un avenir plus ou moins proche, entre le suicide collectif ou l'utilisation intelligente des conquêtes scientifiques.
J'ai appris la haine en QHS.
Je me souhaite d'avoir encore 100 ans devant moi. Il y a tellement de choses à préparer pour essayer de faire que l'avenir soit meilleur. C'est un peu comme mettre sa pierre à l'édifice. On ne peut pas mettre la [...] ► Lire la suite
Je vais où la guitare m'emmène.
Comment on peut passer 30 ans dans une cellule minuscule et en sortir prêt à pardonner à ceux qui vous ont mis là ?
Il faut que le droit entre dans la loi.
Dans la Genèse, il est dit que ce n'est pas bon pour un homme d'être seul, mais quelquefois c'est reposant.
Quand on court après l'esprit, on attrape la sottise.
Celui qui touche de la peinture noire se salit les mains.
L'amour a la vertu de dénuder non pas deux amants l'un en face de l'autre, mais chacun des deux devant soi-même.
Ce qui console de la mort des amis, c'est qu'ils laissent des veuves.
Si Dieu pouvait tout à coup être condamné à vivre la vie qu'il inflige à l'homme, il se tuerait.
Dieu créa la beauté pour nous aider à le comprendre.
L'inconscience a parfois des audaces que la sagesse n'a pas le pouvoir de réprimer.
Ce qui est bon pour les animaux ne l'est pas pour l'homme, et encore moins pour la femme.
Le doute confine à l'inquiétude, et celle-ci est, au même titre et plus justement que la paresse, la mère de tous les vices, probables ou improbables.
Le but de la perfection est une vie libre et dégagée de toute servitude, une vie que ne peuvent entraver aucune circonstance, aucune condition.
Les femmes sont si avides d'émotions que la plupart d'entre elles préfèrent le malheur à la tranquillité.
Les cinq doigts de la main ne sont pas égaux.
L'esclavage prend de graves proportions lorsqu'on lui accorde de ressembler à la liberté.
La plus grosse bêtise des personnes intelligentes est de croire l'être.
Un athlète s'échauffe et étire ses muscles avant la compétition : un acteur doit en faire autant avec ses muscles émotionnels.
La peur est un bouclier qui ne protège même pas les sages.
Le violent est un blessé qui ne supporte pas la solitude de ses souffrances.
Le trafic de la sagesse vaut mieux que celui de l'argent, et le fruit qu'on en tire est plus excellent que l'or le plus fin et le plus pur.
Si Dracula ne peut pas voir son reflet dans la glace, comment fait-il pour être toujours aussi bien coiffé ?