J'pensais à la mort, à tout ça. Au fait de comment on va mourir. J'me disais d'un côté si on fait que penser à sa mort ça peut nous rendre maboul, mais ça peut aussi nous aider, non ? Parce que [...] ► Lire la suite
Un homme reste aveugle devant mille circonstances minimes qui suscitent de la part d'une femme une attention diligente.
La politesse est comme le zéro, qui, sans avoir de valeurs en soi, en ajoute à toutes choses.
La vie sans poésie et la vie sans infini, c'est comme un paysage sans ciel : on y étouffe.
Une truite dans la marmite vaut plus que deux saumons dans la rivière.
Ne fais pas de psychologie dans la colère, tu verrais trop juste.
La libre pensée ne constitue souvent qu'une croyance, qui dispense de la fatigue de penser.
La foi est trop souvent le contraire de la bonne foi, et l'homme de foi ressemble alors, à s'y méprendre, à l'homme sans foi.
Le bien et le mal ne sont pas deux mondes cloisonnés, étrangers l'un à l'autre... La frontière est parfois imperceptible entre eux.
Il ne faut pas puiser au ruisseau quand on ne peut puiser à la source.
Ne mets jamais la clôture avant de planter les piquets.
La question n'est pas de travailler, c'est de faire croire aux autres qu'on travaille.
Le travail ne suffit pas, même à l'existence la mieux remplie. La vie personnelle et sociale a aussi ses droits et des exigences et ne peut être niée sans danger.
La révolution n'a jamais amené que des régimes totalitaires plus durs que ceux qu'elle cherchait à renverser.
Le tam-tam ni la voix ne rythment plus les gestes des saisons.
Je n'invente pas grand-chose dans mes romans, tout est déjà là. C'est une grande banalité de dire cela : la vie est romanesque.
Cul sur la selle, pensées au ciel.
La contrainte, autant que la liberté, est partie intégrante de notre identité humaine.
La liberté est un fardeau qui s'apprivoise, comme la mort.
La conscience est cette faculté qu'à l'homme de contempler ce qui se passe en lui, d'assister à sa propre existence, d'être pour ainsi dire spectateur de lui-même. Quels que soient les faits qui s'accomplissent dans l'homme, c'est par le fait [...] ► Lire la suite
Si nous sommes honnêtes - et les scientifiques doivent l'être - nous devons admettre que la religion est un fouillis de fausses affirmations, sans aucun fondement dans la réalité.
J'ai vu les traces des anges sur la terre : la beauté du ciel marchant d'elle-même sur le monde.
La théorie du communisme peut se résumer en une phrase : abolissez toute propriété privée.
Le tennis c'est comme le ping-pong, sauf qu'au tennis, les joueurs sont debout sur la table.
Ni le feu ni la glace ne sauraient atteindre en intensité ce qu'enferme un homme dans les illusions de son coeur.
Les amitiés, comme les mariages, dépendent de la faculté de pardonner l'impardonnable.
- Qu'est-ce que vous regardez ? C'est la carte routière ? - Non ! C'est la carte des vins. C'est pour éviter les bouchons !
La France n'a et n'aura jamais de plus mortels ennemis que les Français exilés.
En chacun de nous, c'est Dieu qui pédale et le Diable qui fait la roue libre.
Au-dessous de la Loire, le mensonge est une forme de sociabilité, et comme une politesse de la race.
Celui qui parvient à se représenter la souffrance des autres a déjà parcouru la première étape sur le difficile chemin de son devoir.
Le sacré est ce qui donne la vie et ce qui la ravit, c'est la source d'où elle coule, l'estuaire d'où elle se perd.
Nous obéissons à quelque chose d'obscurément sacré : la volonté de vivre, qui n'a rien à voir avec la volonté de faire le bien.
N'habite pas là où l'on manque de temple, d'école, d'astrologue ou de médecin.
Le grand thème de la vie, c'est la lutte et la souffrance.
Vous avez trois âges dans la vie : la jeunesse, l'âge mûr et celui où on vous dit que vous avez bonne mine.
Nul ne prêche aussi bien que la fourmi, et elle ne dit rien.
Il n'y a parfois aucune différence entre le salut et la damnation.
L'ironie et la pitié sont deux bonnes conseillères ; l'une, en souriant, nous rend la vie aimable ; l'autre, qui pleure, nous la rend sacrée.
La vieillesse est une langue étrangère qu'il faut apprendre à un âge où le cerveau n'est plus guère disposé à acquérir de nouvelles connaissances.
Le poussin qui doit devenir coq ne se soucie pas des pièges de la marmite.
La faim dans le monde n'est pas aujourd'hui un problème agricole, elle est un problème politique.
Il vaut mieux être à la suite des lions qu'à la tête des renards.
Qu'est ce que l'esprit critique s'il n'est pas aussi autocritique ?Qu'est ce que l'esprit critique s'il n'est pas capable d'effectuer la critique de la critique ?
Ma musique est la fusion de trois éléments: mes racines, ma culture, et ma passion pour la musique.
Peut-être que t'as pas bien regardé le match à la télévision, mais on vient d'se faire torcher l'cul mec !!
En opposant la haine à la haine, on ne fait que la répandre, en surface comme en profondeur.
L'imitation est la plus sincère des flatteries.
J'ai peur que nous ne devions rendre le monde honnête avant de pouvoir dire honnêtement à nos enfants que l'honnêteté est la meilleure politique.
Le seul capital qui ne coûte rien et qui rapporte beaucoup, c'est la flatterie.