Ne mets jamais la clôture avant de planter les piquets.
La question n'est pas de travailler, c'est de faire croire aux autres qu'on travaille.
Le travail ne suffit pas, même à l'existence la mieux remplie. La vie personnelle et sociale a aussi ses droits et des exigences et ne peut être niée sans danger.
Le tam-tam ni la voix ne rythment plus les gestes des saisons.
Je n'invente pas grand-chose dans mes romans, tout est déjà là. C'est une grande banalité de dire cela : la vie est romanesque.
La contrainte, autant que la liberté, est partie intégrante de notre identité humaine.
La conscience est cette faculté qu'à l'homme de contempler ce qui se passe en lui, d'assister à sa propre existence, d'être pour ainsi dire spectateur de lui-même. Quels que soient les faits qui s'accomplissent dans l'homme, c'est par le fait [...] ► Lire la suite
Tout comme l'homme, les animaux ressentent le plaisir et la douleur, le bonheur et le malheur.
Il y a ainsi quatre attitudes mentales importantes dans la pleine conscience : ne pas juger, ne pas filtrer, ne pas s'agripper, et ne rien attendre.
Si nous sommes honnêtes - et les scientifiques doivent l'être - nous devons admettre que la religion est un fouillis de fausses affirmations, sans aucun fondement dans la réalité.
J'ai vu les traces des anges sur la terre : la beauté du ciel marchant d'elle-même sur le monde.
Le tennis c'est comme le ping-pong, sauf qu'au tennis, les joueurs sont debout sur la table.
La société basée sur la production est seulement productive, pas créatrive.
Vous devez vous rappeler dans la vie qu'il y a un positif pour chaque négatif et un négatif pour chaque positif.
Victor ! On va planter du soja. Là, là et là. Du soja ! Haka, hein, gna ha !!
Un homme reste aveugle devant mille circonstances minimes qui suscitent de la part d'une femme une attention diligente.
Ni le feu ni la glace ne sauraient atteindre en intensité ce qu'enferme un homme dans les illusions de son coeur.
La discipline est la toile de fond de tous les exploits.
Les amitiés, comme les mariages, dépendent de la faculté de pardonner l'impardonnable.
La libre pensée ne constitue souvent qu'une croyance, qui dispense de la fatigue de penser.
- Qu'est-ce que vous regardez ? C'est la carte routière ? - Non ! C'est la carte des vins. C'est pour éviter les bouchons !
La France n'a et n'aura jamais de plus mortels ennemis que les Français exilés.
En chacun de nous, c'est Dieu qui pédale et le Diable qui fait la roue libre.
Au-dessous de la Loire, le mensonge est une forme de sociabilité, et comme une politesse de la race.
Le sacré est ce qui donne la vie et ce qui la ravit, c'est la source d'où elle coule, l'estuaire d'où elle se perd.
Il ne faut pas puiser au ruisseau quand on ne peut puiser à la source.
Nous obéissons à quelque chose d'obscurément sacré : la volonté de vivre, qui n'a rien à voir avec la volonté de faire le bien.
N'habite pas là où l'on manque de temple, d'école, d'astrologue ou de médecin.
Le grand thème de la vie, c'est la lutte et la souffrance.
Vous avez trois âges dans la vie : la jeunesse, l'âge mûr et celui où on vous dit que vous avez bonne mine.
Nul ne prêche aussi bien que la fourmi, et elle ne dit rien.
Il n'y a parfois aucune différence entre le salut et la damnation.
L'ironie et la pitié sont deux bonnes conseillères ; l'une, en souriant, nous rend la vie aimable ; l'autre, qui pleure, nous la rend sacrée.
Cul sur la selle, pensées au ciel.
La liberté est un fardeau qui s'apprivoise, comme la mort.
Si tu ne partages pas la lutte, tu partageras la défaite.
Le poussin qui doit devenir coq ne se soucie pas des pièges de la marmite.
La théorie du communisme peut se résumer en une phrase : abolissez toute propriété privée.
La faim dans le monde n'est pas aujourd'hui un problème agricole, elle est un problème politique.
Il vaut mieux être à la suite des lions qu'à la tête des renards.
Peut-être que t'as pas bien regardé le match à la télévision, mais on vient d'se faire torcher l'cul mec !!
En opposant la haine à la haine, on ne fait que la répandre, en surface comme en profondeur.
L'imitation est la plus sincère des flatteries.
Le seul capital qui ne coûte rien et qui rapporte beaucoup, c'est la flatterie.
L'Afrique, où parfois rien n'a changé depuis des siècles, est comme une métaphore de la sérénité des peuples à l'ère du zapping et de l'urgence futile.
La beauté, en art, n'est souvent que de la laideur matée.
La jeune fille est une rose que les années effeuillent.
En France, le premier jour est pour l'engouement, le second pour la critique et le troisième pour l'indifférence.
Celui qui parvient à se représenter la souffrance des autres a déjà parcouru la première étape sur le difficile chemin de son devoir.
Une démocratie ne vaut et ne dure que si elle sait refondre constamment dans la communauté nationale l'individualisme qu'elle fait naître.