Au lieu de vouloir corriger les hommes de certains travers insupportables à la société, il aurait fallu corriger la faiblesse de ceux qui les souffrent.
Pour représenter le monde entier, sa grandeur, il faut la petitesse du théâtre.
La grâce n'est pas cette petite prière que l'on récite avant le dîner. C'est une façon de vivre.
Le roman offre d'immenses possibilités : les lois romanesques ne sont ni morales comme dans la vie, ni rationnelles comme au théâtre ; elles sont purement esthétiques.
Il faut croire à l'histoire pour attendre la survie dans l'héroïsme, l'exemple historique. Mais l'histoire finira. Ceux qui croient autrement font un pari sur l'infinité.
Danser dans une ronde est magique ; la ronde nous parle depuis les profondeurs millénaires de la mémoire.
Saisir la pleine signification de la vie est le devoir d'un acteur ; l'interpréter est son défi.
L'intention de l'auteur ne constitue pas un critère valable pour juger de la réussite d'une oeuvre littéraire.
Evidemment, la science nous a appris à pasteuriser le fromage. Mais quid de la bombe à hydrogène ?
Vain veut dire vide ; ainsi la vanité est si misérable qu'on ne peut guère lui dire pis que son nom. Elle se donne elle-même pour ce qu'elle est.
Un tombeau reste toujours la meilleure fortification contre les tempêtes du destin.
Les rêves présentent l'avantage indéniable de pouvoir être caressés sans risquer de prendre une main sur la figure !
En intimité maritime, le lagon est à la lagune ce que chacun est à sa chacune.
La vie est lente et l'espérance violente.
La vie se passera sereinement de nous, nous ne sommes pas indispensables, individus ou espèce tout entière, à cette merveilleuse machine du monde.
C'est moins définitif que le suicide de se saouler la gueule, mais ça revient au même.
Je suis du côté des gens qui travaillent dur pour protéger notre pays ! Des gens qui ne sont pas obsédés par leur plan de carrière et qui ne courent pas après les honneurs. Et qui ne peuvent pas se [...] ► Lire la suite
Être toujours prêt à reconnaitre ses limites. Un homme sage dit un jour que la conclusion vient simplement parce qu'on commence à être fatigué de réfléchir.
En avril la fleur, en mai la couleur.
Le véritable ornement de la femme est son caractère, sa pureté.
Je crois que je suis ressorti plus fort de cet hôpital. Crois-moi, maintenant, je n'ai pas envie de me suicider. Je dis merci à Dieu qui m'a sauvé la vie. Tout ça, c'était une connerie et je crois que c'est la dernière fois. J'espère...
J'ai appris la compassion en étant victime de discrimination. Tout ce qui m'est arrivé de mal m'a appris la compassion.
Le diable met la femme sous l'homme pour mettre l'homme sous lui.
La souris est petite, mais elle a son âge.
Je crois aux voeux et à la capacité d'une personne de réaliser un voeu, c'est ce que je fais.
Le monde devrait être plein d'amour. L'amour est la chose la plus importante au monde.
À la Saint-Martin - Tue ton cochon et invite tes voisins
La Suisse, ça n'est pas si formidable : ôtez les montagnes, qu'est-ce qui reste ?
La beauté parle fort mais la bonté parle longtemps.
L'enfant est à l'adulte ce que la fleur est au fruit. La fleur n'est pas certitude du fruit.
Les adversaires de la peine de mort guillotineraient volontiers les partisans de la peine de mort.
Pourquoi se jeter à l'eau avant que la barque n'ait chaviré ?
La vertu, immuable, ne quitte pas l'homme avec la mort, elle retourne au nourrisson.
Pour une puce, ne jette pas la couverture au feu.
A force de sonder la vie des choses et la nature de leur relativité, tu arriveras à l'insoluble ; à force de contester la vie des choses et leur relativité, tu arriveras au néant ; en sanctifiant les choses, tu rencontreras le Dieu vivant.
La jeunesse se passe à faire croire qu'on est un homme. L'âge adulte à faire croire qu'on est heureux quand on ne l'est pas. La vieillesse à faire croire qu'on n'est pas gâteux quand on l'est.
La beauté et la chasteté sont toujours en querelle.
Il ne faut point juger des hommes par ce qu'ils ignorent, mais par ce qu'ils savent et par la manière dont ils le savent.
Tonnerre de midi, amène la pluie.
S'il est d'ordinaire d'être vivement touché des choses rares, pourquoi le sommes-nous si peu de la vertu ?
A vingt ans, la rupture entre le plein et le vide est brutale. On ne sait pas se prévenir de la souffrance. Le bonheur qui nous arrive, on le croit éternel. Puis un jour on s'aperçoit que l'un et l'autre se remplace : la souffrance, le bonheur.
Le chien fut créé juste pour les enfants. C'est le dieu de la fête.
L'homme traverse des printemps successifs. Mais pour la femme, il est beau de ne traverser qu'un seul rêve et d'en mourir.
Devant la mort, il n'y a pas d'égalité ni d'équité.
La laideur est une forme de violence.
La pureté, cette sorte de chose qui rend tout exsangue, qui brise tous les bons mouvements de l'être, qui vous empêche de jouir de la vie, qui rend les âmes squelettes.
Il suffit de mettre la philosophie au bout des sentiments pour réinventer le monde.
La vie n'est que la vie après tout, et l'on ne remporte, lorsqu'on franchit la frontière, que sa chemise et sa culotte.
Sans la casse, la poterie n'existerait plus.
La vérité doit forcément être plus étrange que la fiction car la fiction n'est qu'une création de l'esprit humain et, par conséquent, est à sa mesure.