La vie est si courte, et la planète si grande.
On ne peut pas sortir de l'ombre, même un peu, sans exciter la haine de beaucoup.
L'instruction pour les femmes, c'est le luxe ; le nécessaire, c'est la séduction.
En France, ce que pense la province importe autant que ce que pensent mes jambes.
La femme chaste est celle que nul n'a sollicitée.
Le jazz, c'est ce qui nous permet d'échapper à la vie quotidienne.
L'ignorance c'est le nerf de la guerre.
L'ivresse n'est jamais qu'une substitution du bonheur. C'est l'acquisition du rêve d'une chose quand on n'a pas l'argent que réclame l'acquisition matérielle de la chose rêvée.
Cimetière. Ultime étape de la lutte des classes.
Il y aura toujours des pauvres parmi vous, c'est pour cette raison qu'il y aura toujours des riches, c'est-à-dire des hommes avides et durs qui recherchent moins la possession que la puissance.
Le désir n'a jamais fait la preuve de l'existence de l'objet du désir.
Le lit, c'est là où commence et finit l'humanité, c'est là où l'on s'aime, où l'on souffre, où l'on refait sa force et où l'on meurt.
La mort, un méchant quart d'heure à passer, et puis libre !
Il y a dans l'univers, beaucoup de créatures qui volent très haut dans le ciel : certains y sont arrivés en recourant à leurs propres ailes, d'autres se sont fait porter là-haut par un coup de vent.
Les adultes ont confondu la vérité et l'intérêt.
Là où on ne voit rien d'autre, où on n'entend rien d'autre, où on ne connaît rien d'autre, c'est l'infini. Là où on voit autre chose, où on entend autre chose, où on connaît autre chose, c'est tout petit. Seul l'infini est immortel. Le fini est mortel.
Les société trop confiantes dans la littérature ont un rapport perturbé à la vérité ; les sociétés qui ne sont construites que sur l'alcool ont un rapport extrêmement perturbé à la vérité et à la littérature.
Ce qui marque le pop, c'est avant tout l'usage qu'il fait de ce qui est méprisé et on insiste sur les moyens les plus pratiques, les moins esthétiques, les plus beuglants des aspects de la publicité.
Les journaux inventent la moitié de ce qu'ils disent et ne disent que la moitié de ce qui se passe.
Le chiffre d'affaires des librairies est un fichu baromètre pour la société.
La gratification vient avec l'acte, pas avec le résultat.
L'art ne peut pas changer la vie.
La vanité fait plus d'heureux que l'orgueil.
Comme avec des ciseaux, la femme, avec ses cuisses qui s'ouvrent, coupe les gerbes de nos désirs. Nous sommes las d'avoir fauché tant de désirs dans le beau champ de notre amour.
La haine, ça ne s'expire pas, ça asphyxie un peu chaque jour.
La mort est un mur qui t'exclut, un grand mur sombre dont la porte disparaît dès que la personne est entrée, sans fenêtre, sans lumière, sans espoir d'un message.
L'exercice des droits naturels de la femme n'a de bornes que la tyrannie perpétuelle que l'homme lui oppose.
La solitude m'a toujours accompagnée, de près ou de loin, comme elle accompagne tous ceux qui, seuls, tentent de voir et d'entendre, là où d'aucuns ne font que regarder et écouter. Ami inestimable, ennemi mortelle - solitude qui ressource, solitude qui détruit, elle nous pousse à atteindre et à dépasser nos limites.
Les bêtes, qui ne savent pas qu'elles doivent mourir, ne rient pas. Nous savons que nous allons vers la mort et, face à cette occurrence inéluctable, nous n'avons qu'un instrument : le rire.
Rousseau voit donc un progrès dans la naissance de l'inégalité. Mais ce progrès était antagoniste, c'était en même temps un recul.
Intérieure est la peintureSobre la diction du traitVivre c'est l'architectureDu printemps dans les cyprès.Pour descendre avec le cielDans la communion des eauxL'extase est un peu de selLe bonheur a trop de peau.
Pour les gens c'est tout ce que j'ai, ma beauté. La beauté n'existe pas, la beauté ne dure pas. Toi, tu es laid, et tu ne connais pas ta chance : au moins, si on t'aime, c'est pour une autre raison.
e crois que, de la situation de marasme où nous sommes, il est non seulement possible mais même assez facile de sortir.
Quand un vivant plie bagageEt que les gentils héritiersOnt les yeux trop secs, on m'engageA venir faire mon métier.Car je suis pleureuse à gages,La plus capable du quartier.
Toute éducation est élévation, contrainte, épanouissement et promesse de joies. Tous les sens y contribuent ; on s'éduque autant par la bouche que par l'oeil ou l'oreille. Est-ce un hasard si ce même terme, goût, désigne le sens de la bouche et une manière de vivre ?
C'est bien notre système économique actuel qui anesthésie les citoyens et les maintient dans la servitude en échange de quelques plaisirs débilitants et d'une tranquillité minimale : un toit, un bout de salaire, des allocations et des policiers pour les protéger.
La mode n'est pas belle, elle n'est pas laide non plus. Pourquoi devrait-elle en être ainsi ? La mode est la mode.
La pudeur vous défend de voir ma lame nue ?
Le bon ordre rend les hommes hardis, et la confusion, les lâches.
J'ai appris la discipline de mon père. Pas en termes de châtiments corporels, mais en étant déterminé dans tout ce que vous faites et en vous y tenant.
La division des hommes en acteurs et spectateurs est le fait central de notre temps.
Je suis très heureuse à la maison. J'aime juste traîner avec ma fille, j'aime travailler dans mon jardin.
La France et toute l'Europe ont une grande culture et une histoire étonnante. La chose la plus importante est que les gens savent comment vivre! En Amérique, ils ont tout oublié. J'ai peur que la culture américaine soit un désastre.
Mon problème est de savoir comment trouver la meilleure façon d'être utile.
Nous, les femmes âgées en Europe, avons de la chance de ne pas être poussé dans un tiroir.
On n'est pas des porteurs de messages. On est simplement des clowns, des saltimbanques (...). L'humour est un langage que j'ai toujours aimé. Notre ressort est de dénoncer la bêtise en faisant rire.
Qu'est-ce que l'amour, sinon la jeunesse et l'espoir s'enlaçant, et ne faisant plus qu'un ?
L'ironie, c'est la gaieté et la joie de la sagesse.
On peut comparer la société à une salle de spectacle ; on n'y est aux loges que parce qu'on paie davantage.
Les ânes préféreraient la paille à l'or.