La femme qui vous aime parle d'avenir. Celle qui ne vous aime pas parle de présents.
La vérité est un moyen. Il n'est pas le seul.
L'art est l'antithèse directe de la démocratie.
La mort nous apprend à vivre et tout film, tout roman, tout oeuvre d'art participe de la mort.
Là ou Dieu a un temple, le diable aura une chapelle.
La poésie n'est que l'exhibition formelle de la conscience qui souffre et qui aime et qui appréhende le monde.
On peut très bien éprouver le sentiment de l'absolu en se faisant la barbe ou en mangeant des gaufres.
Le sérieux, c'est la seule condition de la quête du bonheur.
Les silences sont surtout dus à la paresse, à l'illusion et au mensonge.
Quand un politicien se touche le visage il dit la vérité, quand il se gratte l'oreille il dit la vérité, quand il lève le pouce il dit la vérité ; c'est quand il remue les lèvres qu'il ment.
Nous vivons dans une société qui valorise la précision, mais qui s'accommode d'une démocratie floue.
On n'a jamais rien à gagner à tenter de créer soi-même un événement. L'événement c'est comme la plomberie, une affaire de spécialiste.
Les lauriers se trouvent beaucoup mieux à leur place dans un civet de lièvre que sur la tête d'un glorieux.
On ne donne la parole qu'à ceux qui veulent la prendre.
La culture pour un photographe est bien plus importante que la technique.
Qui aime la mort aime la vie.
La frugalité contient toutes les vertus.
Un franc succès, c'est-à-dire une chute qu'on n'a pas la franchise d'avouer.
Théâtre. Le cimetière des fauteuils d'orchestre sous la housse. Il ne manque que des têtes.
Le monde politique, à l'instar de la forêt tropicale, se nourrit de ses propres déchets.
On emploie sa jeunesse à s'enrichir, et la richesse à rajeunir.
La vie est une chance d'oser.
Le bruit est une imposition sur la santé mentale, et nous vivons à une époque très bruyante.
C'est une vraie lâcheté que de chercher la sûreté dans la résignation. Aucun caractère ne devient fort ainsi.
La mauvaise humeur fait un procès sur rien.
La raison n'est pas ce qui décide de l'amour.
C'est trop facile quand les guerres sont finies d'aller gueuler que c'était la dernière
La vie est un jeu de mots dont l'à-peu-près nous contente.
Je ne céderai jamais à la vieillesse avant de devenir vieille. Et je ne suis pas encore vieille !
Bon faut que j'y aille. Mais sache qu'on a pas de domestiques ici, donc si tu vois quelqu'un d'autre que moi déambuler dans le loft, appelle la police, c'est pas le cuisinier !
Être visionnaire n'est pas à la portée de tous. Cela révèle une âme, un être qui n'est pas limité à ses sens.
La vie est tenace, et persiste le plus longtemps quand elle est l'objet de la haine la plus profonde.
L'amour est aveugle là où amitié est clairvoyante.
Tant pis et tant mieux sont les deux grands pivots de la conversation française.
La mort n'est jamais qu'un jour dans la vie. Et de surcroît le dernier, à ce qu'il paraît.
J'aime encore mieux l'enfer que le néant. L'enfer c'est la vie qui dure.
Les jours de réjouissance sont les jours de faveur, parce que la joie du dedans rejaillit au-dehors.
C'est pour la plupart des hommes un exemple décourageant que la sérénité d'un cochon.
La limite entre le mal et le bien est aussi mobile et instable qu'un sentier de crête en craie fondante.
Le silence est le sanctuaire de la prudence.
La condition souveraine du savoir est le silence.
La seule signature au bas de la vie blanche, c'est la poésie qui la dessine.
Que la terre est petite à qui la voit des cieux.
Les hommes prudents savent toujours se faire un mérite des actes auxquels la nécessité les a contraints.
La haine, pour celui qui ne hait point, c'est un peu comme l'odeur de l'ail pour qui n'en a pas mangé.
On n'est pas d'accord avec la vie tant qu'on n'est pas d'accord avec la mort.
Il n'y a pas de professions, de confréries, de peuples dans notre pays ; il n'y a qu'une nation : c'est la famille.
Je m'émerveille toujours des pouvoirs de la gifle et du coup de pied au cul. Ces moyens d'expression permettent à ceux qui manquent de vocabulaire d'aller jusqu'au bout de leur pensée, et leur tiennent souvent lieu de raisonnement.
Il faut apprendre et réapprendre toujours. Si tu t'arrêtes, c'est l'engourdissement progressif de ton cerveau ; la vie quitte peu à peu ton intelligence et tu deviens alors un être sans âme avec nulle part où aller.
La route qui mène à la misère est plane et elle est tout près.