L'amour chasse la peur, et la gratitude peut vaincre l'orgueil.
Quand on a réglé un grand différend, il reste toujours quelques griefs, et la paix ne peut être rétablie que par la bonté.
Les gens ont encore plus peur de la mort que de la douleur. C'est étrange qu'ils craignent la mort. La vie fait bien plus mal que la mort. Au moment de la mort, la douleur est terminée.
Le communisme n'est pas un état de choses qu'il convient d'établir, un idéal auquel la réalité devra se conformer. Nous appelons communisme le mouvement réel qui abolit l'état actuel des choses. Les conditions de ce mouvement résultent des données préalables telles qu'elles existent actuellement.
La paix existe. Elle existe dans votre coeur et votre âme.
Je veux continuer à dire mon amour de la vie, c'est tout, même s'il y a des moments où je suis vraiment déprimé, révolté, par tout ce que je lis ou vois à la télévision.
La santé, le bonheur, l'amour - ce sont les choses qui sont au coeur d'une grande dame, je pense. C'est le genre de dame que je veux être.
J'ai envie que les jeunes ne combattent pas qu'avec l'agressivité. L'amour est une très belle arme pour se faire entendre. C'est la plus belle arme je crois...
Stop aux injections de masse. Les petits enfants ne sont pas des chevaux - un vaccin à la fois, au fil du temps.
Il y a quelque chose de beau dans toutes les cicatrices de la nature. Une cicatrice signifie le mal que le mal n'est plus là, que la plaie est refermée et guérie.
Construire des prisons est sans doute nécessaire, mais construire des logements en repensant à l'intérieur des cités tout ce qui fait la cohésion sociale, c'est plus urgent.
C'est bien ça l'esprit français: l'humour, l'impertinence, parfois la provocation.
La Suisse est avant tout, ne l'oublions pas, un pays d'agriculture : ils font du blé, du jonc, de l'oseille
Les fautes du médecin, la terre les recouvre.
Le théâtre est un grand tableau noir où la craie sert d'éponge et l'éponge de craie.
La vie enseigne à faire semblant de n'être qu'un homme.
La jeunesse a une patience infinie, et d'autant plus méritoire que le temps, pour elle, se traîne avec une lenteur désespérante.
Y'a pas plus garce que la mémoire. Ca te prive, mais tu sais pas de quoi.
L'amitié est la soeur de l'amour, mais pas du même lit.
Ce que nous appelons commencement est souvent la fin. La fin, c'est l'endroit d'où nous partons.
La liberté, ce bien qui fait jouir des autres biens.
La poésie de la terre ne meurt jamais.
La charité n'est une vertu que dans la mesure où elle est sacrifice.
Le XXè siècle a été celui des guerres conduites au nom d'idéologies mortes. Restent à inventer les institutions qui feront vivre la liberté.
Lorsqu'un gouvernement se prépare à la guerre, il décrit ses adversaires comme des monstres.
La prestidigitation est un art charmant qui apprend inutilement ce que vaut le sens commun et ce que pèse l'évidence.
La mode, c'est la recherche d'un ridicule nouveau.
Les crimes sont un tribut payé à la vie.
La culture, c'est le lieu où s'exerce l'activité humaine ; mêmes émotions, mêmes angoisses, mêmes désirs, mais pas nécessairement pour les mêmes choses.
De toutes les passions, celle qui est la plus inconnue à nous-mêmes, c'est la paresse ; elle est la plus ardente et la plus maligne de toutes.
L'animosité, l'intolérance, le fanatisme ne favorisent jamais entre elles la bonne entente. Partout où vivent côte à côte des races différentes, la plus faible est vouée à l'oppression de la plus forte, conquérante ou usurpatrice.
Ne te réjouis pas si l'amitié t'autorise à dire des paroles désagréables à tes amis proches. Plus tu deviens proche de quelqu'un, plus le tact et la courtoisie sont nécessaires.
On écrit pour tuer le temps, pour tuer la mort, pour se guérir d'être en vie.
Le collectionneur est un créateur essayant de bâtir un tout cohérent et par là capable de faire oeuvre originale.
Le bonheur effectif paraît toujours assez sordide en comparaison des larges compensations qu'on trouve à la misère.
Ne dis pas "Dieu est trop loin de moi", cherche-le là où il se trouve. La communion de ton âme avec la divinité est possible.
La mémoire est toujours déjà imagination.
La médecine est inscrite dans les circuits de consommation.
C'est le pays qui engendre ses enfants et non l'inverse. Chaque fois que dans l'histoire un homme a voulu dépasser le pouvoir de son pays, il n'a réussi qu'à installer le chaos et la catastrophe.
On peut très bien éprouver le sentiment de l'absolu en se faisant la barbe ou en mangeant des gaufres.
On nous a dressés à attrister la vie en trouvant la Nature hostile dans la plupart de ses phénomènes familiers.
Alors que la société se montre généralement sévère à l'égard de l'échec professionnel, elle continue de manifester un certain respect pour le malheur affectif.
Dans les grandes lignes, nous décidons, nous sommes libres. Mais pour ce qui est des "choses de la vie", le hasard les dirige beaucoup plus que nous.
La littérature, et même le roman qui est d'expression plus libre, finissent par être soumis à des règles, à des conventions qu'il faut de temps en temps secouer pour y réintroduire la vie.
Si l'on veut ouvrir la littérature et l'art au plus grand nombre, il faut donner aux gens le courage de s'en approcher, alors qu'on les décourage sans cesse.
La raison sépare et isole alors que l'intuition unifie et harmonise.
Les alarmes antivol sont insupportables et ne servent à rien, bien au contraire on risque davantage de se faire esquinter sa voiture par un voisin furieux que de se la faire voler.
La haute couture : de l'art portable.
Peut-on apprendre réellement avec la télévision et Internet ?
La langue corse est enseignée dans toutes les écoles de France, quand l'instit dit, par exemple : "Gardez le silence !"