L'homme écrit son histoire d'une main l'autre se prend dans la page.
Les élites françaises sont passées à côté de la pop culture.
Je suis d'accord avec la préoccupation de George Washington à propos des fêtes : elles deviennent une fin en soi, plutôt que de s'engager à aider les gens à améliorer leur vie.
Mon premier métier, c'était les discothèques. Longtemps, la chanson n'a été qu'un passe-temps.
Les sanctions économiques ont fait la preuve de leur inefficacité.
Moins nous méritons la bonne fortune, plus nous l'espérons.
On ne peut pas dire qu'il se passe telle ou telle sans être là ou à moins d'en être sûr par des preuves uniquement judiciaires, on peut avoir des doutes, des intuitions et bon altruisme cependant sans preuve réelle et même avec parfois en justice ça ne vaut rien !
Ce que j'aimerais vraiment dire à propos de la célébrité, c'est que cela m'a donné tout ce que je n'ai jamais voulu.
Je me souviens un soir, elle m'a dit en chuchotant, comme à elle-même : « Je t'aime Léo. » Il y a eu un long silence, c'était la première fois qu'elle le disait et j'essayais même pas de répondre. Je voulais que ses mots continuent de résonner à mes oreilles.
La qualité d'un logiciel se mesure au poids de sa documentation.
Chose étrange, ce que nous aurons donné, c'est là ce qui nous restera.
Ce qui s'impose à présent, c'est l'union et la confraternité face à ce monde violent, en un suprême effort de volonté pour tenter de récupérer le sens de la dignité humaine au travers de la fraternelle entente entre tous les peuples.
Huître. Coquillage visqueux et glaireux, que la civilisation donne aux hommes la hardiesse de gober sans lui retirer ses entrailles ! Les coquilles sont quelquefois données aux pauvres.
La prudence, c'est la peur marchant sur la pointe des pieds.
L'homme n'a pas la force de dire ce qu'à vingt ans son coeur n'a pu concevoir.
La vraie volonté de l'homme, c'est le vouloir divin.
La plupart des hommes vieillissent dans un petit cercle d'idées, qu'ils n'ont pas tirées de leur fond. Il y a peut-être moins d'esprit faux que de stériles.
A quoi que ce soit que l'homme s'applique, la nature l'y destinait.
La coutume est le pilier autour duquel s'enroule l'opinion, et l'intérêt est le lien qui l'attache.
Journalisme. La névrose du scoop.
C'est toujours retarder que de suivre la mode.
Combien la Bible peut-elle avoir nourri de gens, commentateurs, imprimeurs et relieurs ?
Personne ne naît avec la cognée dans la main.
Qui n'a pas rêvé, à un moment donné, d'effacer la vie ? L'embêtant c'est que la vie, il faut la vivre à la file. Ça commence et, à partir de là, ça tire du long jusqu'à la fin. On ne peut pas choisir.
La connaissance, au fond, ne fait pas partie de la nature humaine. C'est la lutte, le combat, le résultat du combat, et c'est par conséquent le risque et le hasard qui vont donner lieu à la connaissance. La connaissance n'est pas instinctive, elle est contre-instinctive ; de même qu'elle n'est pas naturelle, elle est contre-naturelle.
Passé la quarantaine, les gens se laissent rarement convaincre de quoi que ce soit. A dix-huit ans, nos convictions sont des collines du haut desquelles nous regardons le monde ; à quarante-cinq, des cavernes où nous nous en cachons.
Chacun est prêt à gémir de l'infortune d'autrui, mais la morsure du chagrin ne va pas jusqu'à l'âme.
La revendication de l'égalité ne se limitait plus aux droits politiques, elles devait s'étendre aussi à la situation sociales des individus; ce n'étaient plus seulement les privilèges de classe qu'on devait supprimer, mais les différences de classe elles-mêmes.
La joie de crâner, tu comprends, de cingler quelqu'un d'une réplique.
La part de l'autre dans notre existence, c'est le rond point qui empêche le carambolage intellectuel.
La loi n'a le droit de défendre que les actions nuisibles à la société.
Si l'on veut prévenir les délits, il faut faire en sorte que les lois soient claires et simples, et que tous les membres de la nation unissent leurs forces pour les défendre, sans qu'aucun puisse travailler à les détruire.
Charles de Foucauld, lorsqu'il se réveillait la nuit, peu importe à quelle heure, avait pour principe de se lever et de considérer que la journée était commencée - façon radicale de traiter l'insomnie.
Dieu doit avoir quelque chose à voir avec la joie... et avec la tristesse.
Didier Daeninckx, rédacteur de fiche de police, graphomane incontinent qui écrit effectivement avec ses pieds, dopé au conspirationnisme, D.D. comme la marque de chaussettes, sycophante, garde rouge du capital, un exemplaire prototypique de ce que P.-A. Taguieff a appelé la maladie de la gauche folle.
Le plus important à mes yeux, c'est que la politique doit s'adapter à la société, et non l'inverse.
La force tyrannise le monde, et l'heureux succès d'une entreprise est ce qui la justifie.
La compagnie incessante est aussi mauvaise que l'isolement cellulaire.
Nous laissons tranquilles ceux qui mettent le feu à la maison, et poursuivons ceux qui donnent l'alarme.
Les seuls livres dignes d'être lus sont ceux qui rendent sensible, non pas dans des phrases explicites, non pas même par le fil de l'intrigue, mais dans leur texture même, leur tissu de mots, à la fois ce que la vie à d'impossible et ce qu'elle a d'admirable.
Avec de l'ordre, la médiocrité peut faire ce que ne peut point l'abondance qui n'a pas de règle.
Une femme est souvent mesurée par les choses qu'elle ne peut pas contrôler. Elle est mesurée par la façon dont son corps se courbe ou ne se courbe pas, par où elle est plate ou droite ou ronde.
Quand on dispose d'une fortune suffisante pour faire de fréquents voyages, la distance compte peu.
Le monde se divise en deux catégories, mon ami : ceux qui ont la corde au cou et ceux qui la leur coupent.
Les aspirations de l'homme à la liberté doivent être maintenues en pouvoir de se recréer sans cesse ; c'est pourquoi elle doit être conçue non comme état mais comme force vivre entraînant une progression continuelle.
La mort la meilleure est celle qui nous plaît.
Peu d'esprits s'inquiètent d'examiner la question avant de fournir la réponse.
Peu de femmes inspirent la tendresse après l'amour, peu d'hommes ont la courtoisie de la feindre.
A la caserne, tout le monde est mien. J'ai "mon" adjudant, "mon" lieutenant, "mon" capitaine, "mon" colonel. Ce qui n'empêche pas qu'au bout du compte, c'est moi qui suis possédé.
On ne lit presque rien qui vaille la peine d'être retenu ; on ne dit presque rien qui mérite d'être écouté.