La fonction essentielle d'une bibliothèque est de favoriser la découverte de livres dont le lecteur ne soupçonnait par l'existence et qui s'avèrent d'une importance capitale pour lui.
La lecture est un billet d'absence, une sortie du monde.
Efforcez-vous d'attirer la confiance de tous les peuples et communautés, même celle de vos ennemis, de façon qu'ils mettent tout leur espoir en vous ; si quelqu'un tombe cent mille fois dans l'erreur, qu'il puisse encore se tourner vers vous, [...] ► Lire la suite
Dès le matin calme, la fin viendra quand du cheval dansant le nombre de cercles sera de neuf.
Si vous ne voulez pas qu'on vous oublie, le jour où vous serez mort et pourri, écrivez des choses qui valent la peine d'être lues ou faites, des choses qui valent la peine d'être écrites.
Ne compte jamais sur l'autre pour réussir dans la vie, puisqu'il doit d'abord penser à construire sa propre vie.
Comment on peut passer 30 ans dans une cellule minuscule et en sortir prêt à pardonner à ceux qui vous ont mis là ?
Vérité de merde. Ça me passe par-dessus la défonce.
C'est quand les gens commencent à dire la vérité qu'ils ont souvent le plus besoin d'un avocat.
La monnaie unique entraîne une polarisation de la richesse à une extrémité et du sous-développement à une autre.
L'Amour c'est comme la mort ça arrive toujours un jour.
Ce n'est pas tuer l'innocent comme innocent qui perd la société, c'est de le tuer comme coupable.
La liberté se paye sans doute de désordre, mais l'on en meurt moins que de servitude.
Sexe : le plaisir est de courte durée, la position ridicule et la dépense absurde.
Sache souffrir. Mais ne dis rien qui puisse troubler la souffrance des autres.
Etre captif, là n'est pas la question. Il s'agit de ne pas se rendre : voilà.
Chez tous les philosophes, voire les plus fameux, on retrouve ce même point faible : leur croyance à la philosophie.
Le principal usage que nous faisons de notre amour de la vérité est de nous persuader que ce que nous aimons est vrai.
La poule qui chante le plus haut n'est pas celle qui pond le mieux.
La modération est un fil de soie qui relie toutes les perles de la vertu.
La vie serait sans doute insupportable sans une certaine inconscience.
La vieillesse serait vraiment trop triste si le rose essaim des pensées polissonnes ne venait parfois la consoler.
Il n'existe point de rapports entre les nations ; elles n'ont que des intérêts respectifs, et la force fait le droit entre elles.
La langue est la mère, non la fille de la pensée.
Rien ne transforme une maison comme la présence d'une femme charmante.
Les deux ennemis de la conversation sont le dogmatisme et l'amour. L'un divise et l'autre mêle...
Le choix entre le oui et le non exprime les deux faces de la liberté.
L'amour physique est la clef de presque toutes les vies. On le sait, on n'ose le dire, de peur de passer pour un obsédé sexuel.
Après la trentaine les gens sont irrécupérables.
La curiosité est autant parente de l'attention que l'attention l'est de la mémoire.
La nature est un temple naturel où l'esprit de l'homme peut facilement s'absorber dans sa méditation, où il peut s'imprégner de la divine douceur de sentir un instant son humanité se délivrer des exigences terrestres.
Personne ne résiste bien longtemps à la cruelle lucidité du regard des morts.
Il ne faut pas négliger les pauvres, ils sont le chemin vers le coeur de la ville.
La peine, ça se vit seul.
Ce sont des voix qui restent en dernier, tout comme c'est la voix souvent qui, comme un parfum, précède et annonce l'entrée physique de quelqu'un dans votre vie.
Il y a la nature qui est la chose que Dieu fait immédiatement et il y a l'art qui est la chose que Dieu fait à travers le cerveau de l'homme.
La poésie est une union avec tous ou quelques uns, et c'est aussi hélas ! une solitude sans frontière.
La vie possède un secret, celui du constant étonnement.
Le caractère dominant de la barbarie, c'est l'indépendance de l'individu, la prédominance de l'individualité.
La vie c'est comme une multiplication : même si on a beaucoup de chances, si on est à "zéro", rien ne sert.
Mourir pour une religion est plus simple que de la vivre pleinement.
On peut juger de la beauté d'un livre, à la vigueur des coups de poing qu'il vous a donnés et à la longueur de temps qu'on met ensuite à en revenir.
L'artiste dévoile la profondeur. C'est parce qu'il prend du recul par rapport au visible qu'il est proche de l'invisible.
On est toujours plus vieux que sur la photo.
La crainte est de toutes les fêtes : Jamais un jour calme et serein Du choc ténébreux des tempêtes N'a garanti le lendemain.
La prière est, pour l'être intellectuel, ce que la respiration est pour le corps.
Crois moi : la mort nous suit à toute heure, à tout pas.
Il ne faut pas que les enfants reçoivent la religion, il faut qu'ils l'attrapent de leur entourage, comme on attrape la rougeole.
On ne s'accuse de la rage que pour faire croire que l'on sait mordre.
Les épreuves contribuent à jeter de la lumière sur de nouvelles façons de voir les choses, qui seraient autrement demeurées invisibles pour nous.