La liberté naturelle consiste dans le droit de faire tout ce qui ne nuit pas au droit d'autrui.
Je suis fondamentalement optimiste. Je ne saurais dire si c'est dans ma nature ou si je l'ai cultivé. une partie de ce qui fait un optimiste, c'est de garder la tête tournée vers le soleil en mettant un pied devant l'autre.
La seule priorité des Parisiennes et des Parisiens aujourd'hui doit être la lutte contre l'épidémie de Coronavirus et la préservation de la santé de nos concitoyens.
C'est peut-être le coq qui chante, mais c'est la poule qui pond les oeufs.
J'ai appris que vous ne pouvez pas avoir d'attentes avec la vie. Vous ne savez jamais ce qui va se passer.
Il faut, bien sûr, avoir toute son expérience derrière soi et ne pas avoir perdu la fraîcheur de l'instinct.
La laïcité repose tout entière sur la distinction pascalienne entre l'ordre des corps, l'ordre des esprits, et l'ordre de la charité ou de la sagesse.
Mon père m'a dit « quitte le village », on m'a dit de renoncer à Paro, Paro de renoncer à la boisson et voila que vous me dites de quitter cette maison, un jour on me dira « quitte ce monde ! »
La main qui balance le berceau balance aussi le monde, mais comme le ferait un volcan.
Il n'y a de mauvais livres que pour les mauvais lecteurs. La vie ne salit que les âmes basses !
Les excès de la liberté mènent au despotisme ; mais les excès de la tyrannie ne mènent qu'à la tyrannie.
Sexe : le plaisir est de courte durée, la position ridicule et la dépense absurde.
Nos premiers maîtres de philosophie sont nos pieds, nos mains, nos yeux. Substituer des livres à tout cela, ce n'est pas nous apprendre à raisonner, c'est nous apprendre à nous servir de la raison d'autrui.
La source désapprouve presque toujours l'itinéraire du fleuve.
En amour, être français, c'est la moitié du chemin.
La presse, comme la femme, est admirable quand elle avance un mensonge, elle ne vous lâche pas qu'elle ne vous ait forcé à y croire, et elle déploie les plus grandes qualités dans cette lutte où le public, aussi bête que le mari, succombe toujours.
L'arme la plus efficace a toujours été, et demeure, l'arme spirituelle.
La pierre est immortelle... l'érosion aussi.
La mort est un fait. Nous n'essayons pas de corriger les faits.
La réalité est-elle plus entière dans le geste que l'on pose ou dans celui que l'on retient ?
Les haillons de la misère couvrent la vertu, le manteau de la fortune cache le vice.
Un vrai livre se termine là où il doit commencer.
Les plus indépendantes parmi nous savent bien, si elles ont été aimées, que nulle sagesse ne console tout-à-fait de la jeunesse perdue.
Rien ne suscite autant l'amour de la littérature que d'apprendre que l'écrivain a été fourré au gnouf pour avoir réveillé la libido de millions d'individus...
On demande volontiers au polyglotte : "En quelle langue pensez-vous ?" Je lui pose plutôt cette question : "En quelle langue souffrez-vous ?" Celle-là, c'est la vraie, la maternelle.
L'idéal de la virginité est l'idéal de ceux qui veulent dépuceler.
La vie des autres, c'est encore la vie après tout.
Un véritable réaliste, s'il est incrédule, trouve toujours en lui la force et la faculté de ne pas croire, même au miracle, et si ce dernier se présente comme un fait incontestable, il doutera de ses sens plutôt que d'admettre le fait.
La mort, c'est avec le temps qu'elle nous écrase, nous les survivants.
La littérature est une drogue dure.
Les sentiments personnels ne doivent pas compter, quand il s'agit de la patrie, de la vie nationale.
Il y a plus de vie dans le silence qu'à la ville.
Y a-t-il quelque chose de plus insignifiant que la vérité ? Oui : être obligé de la raconter.
La Bible est un livre si diversifié que les enthousiastes et les fourbes peuvent y puiser tous les matériaux nécessaires pour appuyer leurs extravagances ou leurs projets dangereux...
Voulez-vous savoir ce qui fait les bons mariages ? - les sens dans la jeunesse - l'habitude dans l'âge mûr - le besoin réciproque dans la vieillesse.
L'imminence de la mort n'est pas seulement une obsession personnelle, c'est une manière de se rendre à la nécessité de ce qui se donne à penser, à savoir qu'il n'y a pas de présence sans trace et pas de trace sans disparition, donc sans mort.
Les dictateurs naissent dans les maisons où on n'ose pas donner à un ordre à la bonne.
Que redoute-t-on quand un homme fixe sa vie avant d'avoir "mené la vie de garçon" ? On craint que la solidité du mariage ne résiste pas au déchaînement subit de l'instinct viril. Juste crainte, mais qui n'est pas moins fondée pour la femme.
La mort ronge tous les jours ce que nous appelons vivre, et la vie avale sans arrêt notre désir du néant.
C'est le jeûne qui fait le saint, et la sobriété, l'homme de bon sens.
Je bois trop ! La dernière fois que j'ai fait une analyse d'urine, il y avait une olive dedans.
Pour avoir une conversation distinguée se rappeler de n'ouvrir la bouche que quand on n'a rien à dire.
La fonction du réalisateur doit être de donner une interprétation.
Quand rien ne demeure il y a péril en la pesanteur
Le lecteur idéal lit toute la littérature comme si elle était anonyme.
J'écris de chez les moches, pour les moches, les vieilles, les camionneuses, les frigides, les mal baisées, les imbaisables, les hystériques, les tarées, toutes les exclues du grand marché à la bonne meuf. Et je commence par là pour que [...] ► Lire la suite
Malgré sa folle trahisonN'est-elle pas encor la même ?La fierté n'est plus de saison.Je l'aime.
La solitude est la plus terrible des souffrances qui puisse éprouver l'homme au cours de sa vie.
Aime le peuple, mais évite la foule.
Les pressentiments, les signes, les affinités sont des choses étranges qui, en se combinant, forment un mystère dont l'humanité n'a pas encore trouvé la clé.