Quel est donc la destinée du genre humain ? Presque nul grand peuple n'est gouverné par lui-même.
Le bonheur, s'il était possible, consisterait à jouir de tous les avantages de la mort : éternité, sécurité, invulnérabilité et cela tout en restant vivant et conscient d'être en vie...
La vieillesse, c'est quand on commence à se dire : "Jamais je ne me suis senti aussi jeune".
C'est la politique de Satan de plaider en faveur d'une tolérance infinie et sans bornes.
Il y a trois catégories d'hommes : a) ceux qui racontent leur histoire ; b) ceux qui ne la racontent pas ; c) ceux qui n'en ont pas.
Il n'y a point d'homme pour l'homme : nous vivons aux aguets les uns des autres, comme fait le chat de la souris.
Tout est dans un flux continuel sur la terre. Rien n'y garde une forme constante et arrêtée, et nos affections qui s'attachent aux choses extérieures passent et changent nécessairement comme elles.
Le plaisir, c'est encore la seule chose qui oblige les hommes à un peu de précision.
La simplicité que je recherche est tout à côté de la complication et cette frontière est si mince, si fragile.
Chaque début d'écriture est un retour à la case départ. Et la case départ, c'est un endroit où l'on se sent très seul. Un endroit où aucun de vos accomplissements passés ne compte.
La bouche accuse, le coeur absout.
Les politiques ne manquent pas d'alléguer la raison d'Etat pour autoriser tout ce qu'ils font sans raison.
Dieu est un animal que l'on traque, que l'on tente d'apprivoiser, qui toujours s'enfuit, rompt la longe par laquelle on tente de le domestiquer, regagne les contrées sauvages, inaccessibles à qui a perdu l'innocence.
On ne se prépare pas à la mort. On se détache de la vie.
La mort, gendarme féroce, est inflexible dans ses arrêts.
Le regard, la voix, la respiration, la démarche sont identiques ; mais comme il n'a pas été donné à l'homme de pouvoir veiller à la fois sur ces quatre expressions simultanées de sa pensée, cherchez celle qui dit vrai, vous connaîtrez l'homme tout entier.
On sait qu'il faut écrire simplement ; mais on ne pense pas des choses assez solides pour soutenir la simplicité.
Les pâtes alimentaires aujourd'hui se vantent sur le premier mouvement de la symphonie n°25 de Mozart. C'est le mouvement allegro con brio. Mozart s'excuse, il n'avait pas pensé à composer un allegro al dente.
Sommes-nous donc si seuls, et même lorsque nous sommes aimés, que la moindre des complicités galantes nous éclaire et nous comble ?
La volupté est la plus courte forme de l'oubli.
La gloire et les millions ne peuvent consoler de la jeunesse à jamais envolée.
La vie se charge de "classer" les affaires du coeur.
Il est dans la nature humaine d'écouter avec plaisir l'accusation et l'invective, l'apologie personnelle avec dépit.
La méditation est un effacement, un silence, une ouverture, donc une acceptation, un non-conflit.
A la poste d'hier tu télégraphierasque nous sommes bien morts avec les hirondelles.Facteur triste facteur un cercueil sous ton brasva-t'en porter ma lettre aux fleurs à tire d'elle.
Il a rit et il a dit qu'il ne croyait ni au ciel ni à l'enfer, rien qu'à la poussière.
C'est trop long une vraie carrière ! On a trop le temps de voir les ficelles de ceux dont l'intelligence et la ruse l'emportent sur le vrai talent.
Ce qui fait un artiste, c'est l'endurance, la volonté de persévérer, en dépit du doute, des désaveux.
Les jardins de Qalaat étaient réputés parmi les plus beaux de la Syrie, dans un temps où les arabes excellaient dans l'art d'exprimer avec de l'eau et des fleurs leurs rêveries indéfinies d'amour et de religion.
La véritable sagesse est de voir le monde tel qu'il est, sans illusions ni projections.
Les individus au pouvoir ont énormément investi dans la surveillance parce qu'ils ont eu peur qu'Internet menace leur mode de gouvernement.
La mort est un vêtement que tout le monde devra porter.
Lorsqu'une femme tombe tellement amoureuse de quelque chose qu'elle a envie de la porter, c'est à ce moment-là que cela devient une mode.
La guerre n'est pas l'histoire des femmes.
La France, trait d'union au sein de l'humanité universelle.
La présidentielle, ce n'est pas le PMU.
Chanter, c'est tout donner et recevoir la vibration du public.
Nous sommes en pleine régression. Nous retournons au Moyen Âge, aux guerres de Religion qui sont extrêmement dangereuses et qui font que s'est installée la méfiance, le rejet en même temps que la peur de l'autre. On vit un moment très étrange.
Les meubles et la nourriture sont des façons dont les gens définissent leur attitude face à la vie. Ils achèteront de meilleures choses si cela leur est offert.
La femme est le ventre rond du monde.
Le père Noël a la bonne idée - ne visitez les gens qu'une fois par an.
Les doigts dans la prise : on est des mecs branchés.
Porter un bébé est l'expérience la plus enrichissante qu'une femme puisse vivre.
Je peux vivre avec la perte, je ne peux pas vivre sans prendre ma chance.
L'homme et la femme ne forment en deux corps qu'une même unité, et les enfants qui procèdent d'eux ne sont en réalité qu'un prolongement, une continuation de leur être commun; ils revivent en eux, et par les générations successives, se perpétuent indéfiniment.
Discuter sur un forum n'est pas un droit. C'est un droit, un gauche et un uppercut dans la mâchoire.
La pire façon pour une femme de s'en aller, c'est encore de rester, tu sens combien elle n'est plus là.
Celui qui a cent désire mille, celui qui a mille désire cent mille, celui qui possède cent mille veut ensuite la royauté, et après la royauté le ciel.
Le théâtre est une destination inconnue, mais suffisamment connue pour produire une inquiétude indicible, mais moins effrayante qu'elle ne devrait l'être grâce à la certitude de n'y arriver jamais.
A Paris, quand on croise une femme dans la rue et qu'on la regarde, on commet presque une infidélité. Regarder une Française et être vu par elle, on dirait qu'on ébauche un roman d'amour !