La langue propre à chaque peuple peut devenir un grand pont pour son propre avenir.
Le futur ne compte que vingt-quatre heures.
L'instant n'est qu'un chamboulement physique, c'est déjà le geste accompli, le désir assouvi, le "rien" du présent qui s'assimile au passé et s'accouple à l'avenir.
Un optimiste est un monsieur qui croit qu'une dame a terminé sa conversation téléphonique parce qu'elle dit "au revoir".
Le plus bel acte est celui qui est accompli pour le bien d'autrui sans espoir de récompense.
Nous oublions souvent de sentir la magie du moment présent et pourtant, c'est elle qui bâtit le scénario de notre vie.
Les hommes sont si pervers que le seul espoir et même le seul désir de les corriger, de les voir raisonnables et honnêtes, est une absurdité, une idée romanesque, qui ne se pardonne qu'à la simplicité de la première jeunesse.
J'écris particulièrement du milan parce que c'est mon destin. Au plus lointain souvenir de mon enfance, je me souviens qu'étant au berceau, un milan vient à moi et m'ouvrit la bouche avec sa queue, et plusieurs fois me frappa ainsi de sa queue entre les lèvres.
Trois choses fixent la valeur d'un présent : le sentiment, l'à-propos et la manière.
Pénétrer de présent la tradition elle-même : premier moyen de lui résister.