La discussion s'éteint devant quelqu'un qui est du même avis que vous.
Celui qui a fait un naufrage tremble devant des flots tranquilles.
Tout sérieux effort de réorganisation s'arrête bientôt devant les craintes de rétrogradation qu'il doit naturellement inspirer.
Je suis de ceux qui pensent que la science est d'une grande beauté. Un scientifique dans son laboratoire est non seulement un technicien : il est aussi un enfant placé devant des phénomènes naturels qui l'impressionnent comme des contes de fées.
J'ai vu toute ma vie défiler devant moi... C'était d'un ennui mortel.
La religion est une question trop importante pour ses fidèles pour être un sujet de ridicule. S'ils se livrent à des absurdités, il faut les plaindre plutôt que les ridiculiser.
La femme est un sujet sur lequel on s'est beaucoup étendu.
Je ne sais pas comment ça se passe, mais les Allemands sont émerveillés devant moi et je suis émerveillé devant eux pour trouver de quoi émerveiller.
En amour, tout est vrai, tout est faux ; c'est le seul sujet sur lequel on ne puisse exprimer une absurdité.
Le Champagne est drôle. Je suis habitué au whisky. Le whisky est une gifle dans le dos et le champagne est une lourde brume devant mes yeux.
Les amis, il faut les voir un par un avec l'éternité devant soi à chaque fois.
Je ne comprends pas qu'ils ne sachent pas au moins garder le silence devant une oeuvre d'une telle beauté, beauté irritante, peut-être exaspérante même, parce que l'auteur, avec tout son génie, touche à des choses très graves avec une sorte d'insolence qui fait peur.
La nature humaine est si vaniteuse qu'elle est capable de choses très inattendues pour survivre dans les mémoires... L'industrie des statues et des plaques commémoratives a encore de beaux jours devant elle.
Comment j'peux t'faire confiance ? Tu t'vantes de surveiller l'ennemi devant ton propre miroir.
L'amour a la vertu de dénuder non pas deux amants l'un en face de l'autre, mais chacun des deux devant soi-même.
Les hommes politiques ne connaissent la misère que par les statistiques. On ne pleure pas devant des chiffres.
Notre coeur s'emplit tant de plaisir devant la beauté et le bonheur des enfants qu'il en devient trop grand pour tenir dans notre corps.
Les personnes ne sont pas l'une devant l'autre, simplement elles sont les unes avec les autres autour de quelque chose. Le prochain, c'est le complice.
Pour avoir l'expérience, il faut s'être battu une fois, s'être disputé une fois, et avoir aimé une fois.
Mon frère me taquine toujours au sujet de mon front...
Quel enfant n'a pas aimé trembler, la nuit sur les pentes herbeuses, à attendre le dahu, n'a pas chanté pour se donner du courage devant les monstres de l'imaginaire, vaincre la peur en marchant bravement vers les ombres ?
Dire l'absence, c'est d'emblée poser que la place du sujet et la place de l'autre ne peuvent permuter ; c'est dire : « je suis moins aimé que je n'aime ».
Toute discussion se réduit à donner à l'adversaire la couleur d'un sot ou la figure d'une canaille.
Nous vivons dans une interminable succession d'absurdités imposées par la logique myope de la pensée à court terme.
L'existence est une guerre menée contre le temps qui sourit devant notre agonie pour conquérir les contrées de la mort.
On est assez mièvre pour s'écrier devant les nouveau-nés : Ah qu'il est mignon ! Il ne sont jamais beaux, il n'y a que la naissance en elle-même qui soit belle.
Plaisanter devant le danger est la politesse suprême, un refus délicat de se poser en héros tragique.
Devant l'intolérance, devant l'exclusion, devant notre impuissance, c'est vrai qu'il y a des jours où j'ai honte d'exister. Et malgré tout, je chante.
Le pays ? Mais qu'est ce qu'il sait le pays sur ce qu'on souffre ici ? Je vais vous dire moi, je me suis senti plus proche des Allemands, que ceux qui crient « Mort aux Bosches » chez eux bien au chaud devant leur dinde aux marrons !!
La solitude n'est possible que très jeune, quand on a devant soi tous ses rêves, ou très vieux, avec derrière soi tous ses souvenirs.
- Je suis née en voyage, on m'a trouvé dans le train Baltimo-Oayo, enveloppée dans un journal, j'avais 3 jours, j'ai grandi dans des familles d'accueil, je me suis inventée des parents imaginaires. Quand j'avais 5 ans pendant une année [...] â–º Lire la suite