Toute proposition littéraire est fondée sur des malhonnêtetés intermédiaires : la mémoire, la culture, le désir, le langage.
La connaissance est constamment en marche.
Quelle malchance a pu dénaturer l'homme - seul vraiment né pour vivre libre - au point de lui faire perdre la souvenance de son premier état et le désir de le reprendre ?
- Dis moi un nom d'une personne qui soit parti de rien et qui ait trouvé le grand Amour ? - Un nom, elle veut un nom, mais j'en sais rien moi... Cette salope de Cendrillon ?!
La mémoire devient le juge d'instruction de l'amour.
Il y a plus atroce qu'un amour qui n'atteint pas son but : celui qui l'atteint trop vite.
Un amour fervent du théâtre n'est pas suffisant à un acteur : il doit s'y ajouter un amour fervent de soi-même et de la confiance en soi.
La connaissance est une vieille erreur qui pense à sa jeunesse.
La culture classique reste une valeur essentielle, mais la plus-value qu'on en retire, pour soi et aux yeux des autres, a baissé à la bourse de l'humanisme.
Le problème avec le désir d'être écrivain, c'est qu'il n'existe pas un cursus qui pourrait rassurer vos parents.
Voilà pourquoi j'ai voyagé à pied, par simple amour du vent et de la terre.
Aussi rugueuses qu'elles aient pu être, nos jeunes années nous reviennent toujours en mémoire avec un parfum qui nous grise.
J'adore la France, comme la plupart des Américains. Les Français savent respecter la culture et l'élégance. Je dis souvent : Thank God for the French !
Aucun des deux n'avait la moindre connaissance des choses sexuelles, aussi ne firent-ils rien pendant leur nuit de noces sinon prier Dieu qu'il les conseille. Le résultat ne fut pas concluant.
Cette difficulté d'être dans l'abondance démontrerait à elle seule, s'il le fallait, que la prétendue « naturalité » du désir de bien-être n'est pas si naturelle que ça -sinon les individus n'auraient pas tant de mal à s'y faire, ils sauteraient à pieds joints dans la profusion.
La mémoire se perd ; mais l'écriture demeure.
Ce n'est pas la mort qui nous prend ceux que nous aimons ; elle nous les garde au contraire et les fixe dans leur jeunesse adorable : la mort est le sel de notre amour ; c'est la vie qui dissout l'amour.
Le désir et l'amour sont les ailes de l'âme.
Mon amour tu es si loin de moi, mais chaque jour pourtant tu es en moi ! Oui, tout le temps, c'est toi et toi seul que je respire; c'est toi et toi seul que je désire, et nul ne pourra prendre en mon coeur ta place !
Il n'y a pas une culture française, il y a une culture en France et elle est diverse.
Le culturel conserve, la culture cultive.
Le désir est désir de l'Autre.
Plus la joie est extrême et plus elle est fugitive ; mais j'en garde pourtant la mémoire si vive, que mon plaisir perdu n'est pas du tout passé.
Il n'y a que du désir et du social, et rien d'autre.
Je me noierai dans tes étreintes, dans tes vallées, tes sillonsTes merveilleux labyrinthesEt tes mystérieuses plaintesÀ chaque amour que nous feronsLe rouge de ta bouche peinte enflammera l'horizonJusqu'aux étoiles presque éteintesOn y trouvera nos empreintesEt de là, nous nous perdrons.
Batman : Tu crois être le seul qui puisse engranger la force de s'échapper, où est le détonateur ! Bane : Moi ? Je ne me suis pas échappé ! Batman : Mais l'enfant alors ? L'enfant de Ras Al Ghul a fait l'ascension. [...] â–º Lire la suite
Au chagrin si profond la langue doit remuer en vain ; le langage de nos sens et de notre mémoire manque du vocabulaire d'une telle douleur.
L'homme ne cesse pas d'être un enfant même à l'âge adulte et il a besoin de la certitude que la compagne choisie ne lui réserve pas seulement l'amour d'une épouse, mais aussi un peu de cet amour maternel que toute femme porte en elle.
Celui qui a une bonne mémoire a plus de facilités pour oublier beaucoup de choses.
Le pauvre sans désir possède le plus grand des trésors ; il se possède lui-même. Le riche qui convoite n'est qu'un esclave misérable.
Au dernier homme avant de mourir je dirai : « j'ai aimé merveilleusement l'amour, l'amour merveilleux, le merveilleux amour ; j'ai du ramasser plein d'éclats de miroir, je meurs meurtrie, si tu te souviens de moi, garde mon silence pour toi... ».