Toute proposition littéraire est fondée sur des malhonnêtetés intermédiaires : la mémoire, la culture, le désir, le langage.
Ma mère a toujours dit que tout le monde devrait être obligé d'écrire une autobiographie de sa vie.
Parler pour ne rien dire et ne rien dire pour parler sont les deux principes majeurs et rigoureux de tous ceux qui feraient mieux de la fermer avant de l'ouvrir.
C'est avec ma mémoire que j'existe. Comme si l'avenir était déjà dedans. Elle m'aide à me jeter en avant. La vie je la gagnerai toujours d'une courte tête. Je pourrai jamais me reposer. Jamais m'arrêter. Alors, je la berce. Elle est ma glaise. Ma sculpture inachevée.
On peut parler à quelqu'un, dans le train, mais il est plus correct de lui parler dans l'oreille.
Dans la langue d'un acteur, savoir est synonyme de sentir.
Sur la terre, on se comprend sans presque jamais se parler ; tandis que dans les villes, on se parle sans presque jamais se comprendre.
Cette tricherie salutaire, cette esquive, ce leurre magnifique, qui permet d'entendre la langue hors-pouvoir, dans la splendeur d'une révolution permanente du langage, je l'appelle pour ma part : littérature.
La clé de notre salut : c'est de devenir les maîtres des mots que nous prononçons, de forcer le langage à répondre à nos besoins.
Ce quelque chose qui parle désormais dans l'histoire, qui prend la parole dans l'histoire, et dont on va parler dans l'histoire, c'est ce que le vocabulaire de l'époque désigne par le mot de « nation ».
La vie est perdue contre la mort, mais la mémoire gagne dans son combat contre le néant.
Être supérieur aux autres n'a jamais représenté un grand effort si l'on n'y joint pas le beau désir d'être supérieur à soi-même.
Une femme a absolument besoin de deux amies dans la vie : une à qui parler et l'autre pour lui fournir le sujet de la conversation.
Tant qu'il y a un coeur sur Terre où je vis encore, ma mémoire ne mourra pas.
En France, c'est interdit de parler la bouche pleine. En Italie, c'est interdit de parler les mains pleines.
Un livre doit être un morceau de langage déchiré, un morceau que l'on arrache à la parole.
Ma mémoire est surmenée par ces longs débats.
Bella : J'attendrai les examens de fin d'année pour que Charlie souffre le moins possible. Edward je veux que ça soit toi qui le fasse. [Il freine brusquement] Edward : Jacob veut te parler. Jacob : Alors ils ne [...] ► Lire la suite
Il y a mille inventions pour faire parler les femmes, mais pas une seule pour les faire taire.
Trop souvent, ce qu'on désire le plus au monde, est justement ce que l'on ne peut pas avoir. Le désir parfois, peut vous briser le coeur, vous anéantir. Le désir peut faire de votre vie en enfer. C'est dur de [...] ► Lire la suite
Dieu nous a donné la langue pour que nous puissions dire des choses charmantes à nos amis et de dures vérités à nos ennemis.
L'amour de notre langue s'identifie avec l'amour des mères qui nous l'apprennent !
Scruter veut dire fouiller : je fouille le corps de l'autre, comme si je voulais voir ce qu'il y a dedans, comme si la cause mécanique de mon désir était dans le corps adverse.
Vis donc, mon bonhomme, et après tu pourras toujours parler de ce que tu as vécu.
Celui qui retient sa langue garde ses amis.
Plus je me remémore, plus le vécu d'autrefois s'enrichit et se diversifie, comme si la mémoire ne s'épuisait pas.
Au cours de ma vie, j'ai perdu des morceaux de mon coeur ça et là. Maintenant il ne m'en reste presque plus assez pour rester en vie. Mais bon, je me force de sourire, sachant que mon ambition a bien [...] ► Lire la suite
Les bons écrivains sont ceux qui utilisent un langage efficace. C'est-à-dire clair et précis.
Le désir est une source de trouble et de souffrance...
La langue est système commun à tous ; le discours est à la fois porteur d'un message et instrument d'action.
Le songe est peut-être à l'être humain ce que les cavernes sont à la terre : le refuge d'une mémoire qui s'invente au fur et à mesure.