Dans la pensée, toute chose devient solitaire et lente.
La plupart de nous vivons dans notre tête, ressassant soucis, échecs passés et catastrophes futures. Le toucher d'une main bienveillante nous ramène dans le monde présent et nous aide à être de nouveau en phase avec la réalité.
On ne peut pas épouser les laiderons uniquement pour avoir la paix.
Il ne faut pas oublier que le premier devoir, dans le mariage, est de se faire pardonner d'être là.
Ils avaient des goûts communs et des métiers différents : c'est la recette même de l'amitié.
La gloire de dictateurs est vaine. En effet, leurs monuments sont plus durables de leur vivant qu'après leur mort.
La chance est la forme laïque du miracle.
Toutes les idées des arts ont leurs modèles dans la production de la nature : Dieu a créé et l'homme imite.
Il en est de nos jugements comme de nos montres ; aucune ne dit comme l'autre, mais chacun se fie à la sienne.
Les maximes constituent la sagesse des nations.
L'horreur d'un accident qu'on découvre sur sa route provient de ce qu'il est de la vitesse immobile, un cri changé en silence (et non pas du silence après un cri).
La faute que l'on commet pour ses maîtres est un acte de vertu.
La parole dit quoi, mais non comment.
Ne parle pas. C'est par la parole qu'on devient indigne de tout.
La poésie ne souffre aucune hypothèse, mais la seule évidence des miracles.
Les hommes dissertent froidement et quand ils ne parviennent pas à s'entendre ils s'emballent et font la guerre.
Dans les situations de captivité, l'agresseur devient la personne la plus puissante dans la vie de la victime, et la psychologie de la victime est façonnée par les actions et les croyances de l'agresseur.
Passe plus de temps avec les gens qui t'apportent de la tendresse plutôt qu'avec ceux qui te stressent.
La poésie plutôt que la poudre. Un mot, une phrase contiennent des charges explosives, susceptibles de libérer leur énergie latente lorsque s'offre l'occasion, qui servira de détonateur.
Par l'absence à la mort vous vous accoutumez.
Dans presque aucune littérature moderne, il n'y a coïncidence entre la langue écrite et la langue parlée.
C'est toujours trop tard, ou trop peu, ou les deux. Et c'est la voie du désastre.
Peut-être les très grands hommes, et je le crois tout à fait, sont-ils ceux qui ont conservé, à l'âge où l'intelligence a toute sa force, une partie de cette impétuosité dans les impressions... qui est le caractère de la jeunesse ?
Ainsi que tous les gens sérieux, je ne crois pas à la vérité historique, mais je crois à la vérité légendaire.
Deux heures de conversation avec Pierre Boutang et à la fin cet avertissement tranquille : « La guerre du Golfe sera sans doute finie dans deux ou trois mois, mais à la vérité elle durera deux siècles. »
Et la chambre drapée en tulle vaporeux,Rose de la lueur des veilleuses voilées,Où ne sonnent jamais les heures désolées !Parfums persuadeurs qui montent du lit creux !
Par la force des charmes et l'harmonie céleste, j'apporterai aux hommes des rêves de douceur.Par la puissance d'un amour infini et merveilleux, je rendrai leurs vies semblables au printemps.
La démocratie c'est la souveraineté des arguments.
Se plonger dans ces échanges, c'est prendre la mesure de l'aventure d'une amitié créatrice, d'une ferveur partagée intensément entre deux êtres qui, passé deux ou trois ans d'estime mutuelle, vont instaurer entre eux une complicité véritablement ‟fraternelle", selon l'adjectif employé plusieurs fois par Breton.
J'aime la simplicité qui s'accompagne d'humilité.J'aime les clochards.J'aime les gens qui savent écouter le vent sur leur propre peau,sentir l'odeur des choses,en capturer l'âme.Ceux dont la chair est en contact avec la chair du monde.Parce que là est la vérité, là est la douceur, là est la sensibilité, là est encore l'amour.
Dans la brume un cor sonna ;Ton âme alors frissonna,Et, sans crise,Ton coeur défaillit, mourant,Comme un flacon odorantQui se brise.
À la bonne franquette.
Un parapluie ne sert à rien quand on a les pieds dans la boue.
Je suis un acteur, je suis toujours à la recherche de travail. Je suis né pour faire ça.
Si j'étais dans la vie comme à la scène, je serais imbuvable !
Il y a vraiment trois parties dans le processus de création. D'abord il y a l'inspiration, puis il y a l'exécution, et enfin il y a la libération.
Chaque femme, en choisissant un amant, tient plus compte de la manière dont les autres femmes considèrent l'homme que de la sienne.
Les observations fines sont la science des femmes.
La timidité est l'expression pervertie de la vanité.
Des gens entrent dans votre vie et des gens la quittent... il suffit de croire que la vie a une route pour vous.
Nous ne pouvons pas parler des droits de la personne dans d'autres pays à moins que nous fassions tout notre possible pour protéger les droits de notre propre peuple chez nous.
Mon fils aime mon carbonara. J'ai essayé de maîtriser cette recette - c'est très simple mais très délicat. Une fois préparé, il faut la manger rapidement.
Je le répète: c'est à l'école que se joue l'avenir de notre pays. Il faudra beaucoup de pédagogie pour vaincre les réticences et les conservatismes. Cela étant, comme partout ailleurs dans la société française, il suffirait de peu de chose pour faire naître la confiance et repartir de l'avant.
Quand elle entendait dire que les romans étaient de dangereux objets entre les mains d'une jeune fille, elle ne protestait plus. Puissants et dangereux, oui, car ils vous versaient dans la tête une liberté de penser qui vous décalait, vous poussait hors du cadre.
Que sommes-nous devenus, nous qui aurons inlassablement rêvé de bonheur, qui avons inventé la démocratie, su repérer les trous noirs, l'invisible sidéral et les amnésies de l'histoire ?
Vous n'avez pas vraiment vécu avant d'avoir découvert qu'un lecteur de disquettes peut aller à la piste -1 et se plaindre de n'y trouver rien à lire.
Journal : institution incapable de faire une différence entre un accident de bicyclette et l'effondrement de la civilisation.
Enfreindre la tradition est aussi une tradition.
Que l'évêque qui condamna Jeanne d'Arc se nomme Cauchon, que le gendarme qui brise la mâchoire de Robespierre s'appelle Merda, ce sont les clins d'oeil que l'Histoire fait aux écoliers.
Si on examine la nature des maladies, on trouvera qu'elles tirent leur origine des passions et des peines de l'esprit.