Nous n'avons pas besoin d'un programme contre la pauvreté mais d'un programme contre les riches.
Il faut sortir, la lumière éveille, j'en suis sûr... Ne dites pas le contraire vous auriez tort, ce n'est pas une histoire de dépression, ce n'est pas mental, c'est physique.
Dans une société harmonisée par la courtoisie, on ne traitera plus l'autre de con mais de distrait.
La confession la plus vraie est celle que nous faisons indirectement, en parlant des autres.
Si le savoir est collecte et ramassage, la culture est travail de l'esprit sur soi-même.
La connaissance du coeur humain, c'est l'érudition des flâneurs.
Les grands vendent toujours leur société à la vanité des petits.
La vie n'est qu'un piège où l'on finit toujours par tomber.
La pitié du bourreau consiste à frapper d'un coup sûr.
Pour la connaissance de la civilisation d'une époque, l'illusion même dans laquelle ont vécu les contemporains a la valeur d'une vérité.
Les papillons cinéphiles qu'attirent la lumière des projecteurs viennent buter contre les vitres d'une vie plus fascinante qu'heureuse.
Plus les hommes s'éloignent de Dieu, plus ils avancent dans la connaissance des religions.
La grandeur d'un destin se fait de ce qu'on refuse plus que de ce qu'on obtient.
Souvent on n'est pas digne de la pensée qu'on a.
La vérité c'est qu'il n'y a pas de vérité (y compris celle-ci).
Le théâtre, c'est la possibilité, pour un homme, de faire mourir des personnages qu'il a créés.
Le soleil est à l'astronomie ce que Dieu est à la métaphysique.
Le bonheur est si étranger au temps qu'il en supprime la notion.
S'aimer les uns, les autres, s'aimer tous. Non pas à des heures fixes, mais toute la vie.
Il n'y a rien de meilleur que la mesure. Ayons des biens qui ne puissent nous nuire, et assez pour suffire à un homme qui a obtenu la sagesse en partage.
Il ne peut s'agir pour nous de transformer la propriété privée, mais seulement de l'anéantir ; ni de masquer les antagonismes de classes, mais d'abolir les classes ; ni d'améliorer la société existante, mais d'en fonder une nouvelle.
On veut toujours croire que son père va régler tous les problèmes, va abattre toutes les murailles et, brusquement, on voit son père s'excuser, on le voit baisser la tête, on le voit devenir un enfant. Et plus enfant que nous.
Pour les pauvres, disait-il, vivre c'est nager en apnée, en espérant atteindre une rive ensoleillée avant la gorgée fatale.
Les gens ont si peur de la vérité des autres.
On est tout surpris, un beau soir, de trouver la satiété où l'on cherchait le bonheur.
La leçon la plus sublime que nous donne le soleil, c'est son universalité. Il ne se préoccupe pas de savoir ce que sont les créatures auxquelles il envoie ses rayons. Qu'elles soient intelligentes ou stupides, bonnes ou criminelles, qu'elles méritent ou ne méritent pas ses bienfaits, il les éclaire toutes sans distinction.
La bonté fait franchir le sommet de la colline.
J'ai adoré la femme comme l'incarnation vivante de l'esprit de service et de sacrifice.
Le ciel qui roule crie vers vous tandis qu'il déploie ses éternelles beautés, et pourtant vos yeux ne sont fixés que sur la terre.
Demander qui est « l'homme » et qui est la « femme » dans une relation homosexuelle, c'est comme demander quelle baguette est la fourchette.
Les femmes font peur. Si vous arrivez à 41 ans en tant qu'homme, vous êtes marqué par la bataille.
Il s'agit de vivre la meilleure vie possible et de profiter de la plénitude de la vie qui vous entoure - de ce que vous portez, à votre façon de vivre, à votre façon d'aimer.
Je dis aux jeunes : bougez vous le cul, bordel ! Dénoncez la mondialisation, le dérèglement climatique. L'écologie est mal barrée, et nous avec.
La démence fait le mal, ce n'est pas le mal qui fait la démence.
Entre la femme et moi, il y a toujours une fermeture éclair qui se coince.
L'intelligence est composée principalement d'imagination, de perspicacité, de choses qui n'ont rien à voir avec la raison.
La beauté sera toujours rayée.
La poésie doit être grande et discrète à la fois; quelque chose capable d'entrer dans l'âme de chacun et qui ne la surprend ou ne l'émerveille pas par elle-même, mais par son sujet.
Si il n'y a pas d'émotion, si il n'y a pas de choc, si on ne réagit pas à la sensibilité, on ne doit pas prendre une photo, c'est la photo qui nous prend.
Le Royaume est à la fois l'arbre et la graine, ce qui doit advenir et ce qui est déjà là. Ce n'est pas un au-delà, plutôt une dimension de la réalité qui le plus souvent nous demeure invisible.
Aimer et être aimé, voilà l'idéal. Pourvu qu'il s'agisse de la même personne.
Le corps de la femme sait rêver. En quoi nous, hommes, sommes inférieurs.
Le bonheur n'existe pas, si l'on n'en a pas la conscience claire.
La politique. C'est un instrument de conditionnement collectif.
De même qu'il n'est pas juste de se suicider parce qu'on a la fièvre, de même, jusqu'au souffle, il ne faut jamais désespérer.
Si l'on ouvre toute grande la gueule à un âne, et qu'on lui dise : "Maintenant, toi aussi tu as droit à la parole" , que peut faire le pauvre animal, sinon braire ?
C'est un iceberg, celui-là, sept fois plus "con" que ce qu'on voit.
La philosophie de l'artillerie : Cogito ergo boum.
L'homme est un être chargé de continuer Dieu là où Dieu ne se fait plus connaître par lui-même.
Si les enfants devenaient ce qu'en attendent ceux qui leur ont donné la vie, il n'y aurait que des dieux sur la terre.