Un homme d'esprit serait bien embarrassé sans la compagnie des sots.
Apprendre à mourir ! Et pourquoi donc ? On y réussit très bien la première fois !
Celui-là t'aime bien qui te fait pleurer.
On ne se prépare pas plus à la mort qu'on ne s'était préparé à vivre.
Seule la réalité est capable d'éveiller l'oeil, de l'arracher à son rêve solitaire, à sa vision, pour le contraindre à l'acte conscient de voir, au regard.
Les propagandes politiques et publicitaires qui s'emparent brutalement des esprits sont bien plus fortes que les patients efforts de la pensée réfléchie.
- Elle avance ta montre...- C'est une vieille, elle fait de la tachycardie...
La syntaxe est l'ensemble des détours nécessaires chaque fois créés pour révéler la vie dans les choses.
Trois pensées trois coquelicots trois soucisTrois soucis trois roses trois oeilletsLes trois roses pour mon amieLes trois oeillets pour mon amiLes trois coquelicots pour la petite fille si tristeLes trois pensées pour mon amiLes trois soucis pour moi.
Voilà l'histoire de ma vie : De petits soldats en pantalons rouges sur le fiacre en temps de pluie. La chanson sinistre du métropolitain l'axe de mon coeur.
La réalité est un songe malade.
Ce que les musiciens appellent l'harmonie dans le chant, c'est la concorde de la cité.
On eût dit qu'une main se refermait peu à peu sur la bouche d'une victime et étouffait ses cris. La ville tenta de se débattre, d'arracher le bâillon qui l'asphyxiait, de se libérer du joug écrasant, mais elle n'en avait plus la force. Ce n'était plus qu'une fontaine tarie, un vestige inutile condamné à disparaître.
On doit avoir la droiture de ne pas remarquer certaines choses, et avoir pitié de nous-mêmes, et passer l'éponge, et avoir le tact de ne pas comprendre - si on veut empêcher qu'un moment de compréhension ne nous cristallise et que la vie devienne autre.
En effet, que sont nos contemporains, sinon la conséquence d'une façon de comprendre et d'aimer de quelqu'un déjà perdu dans la nuit des temps ?
Après tout, pourquoi n'y aurait-il pas autant d'art possible dans la laideur que dans la beauté ?
Le blasphème n'est scandaleux qu'aux yeux de celui qui vénère la réalité blasphémée.
Se donner la mort comme un Romain, c'est, pour Condorcet, dérober à ses ennemis la satisfaction de son supplice, et mourir comme il a toujours voulu vivre, en homme maître de son destin.
Et il en est peut-être là de son instant où vivre est errer seul vivant au fond d'un instant sans bornes, où la lumière ne varie pas et où les épaves se ressemblent.
Mon vieux, je plaisante pour mieux te faire mesurer le sérieux qui est en moi. Tu sais bien que nous pleurons le plus souvnt avec la discrétion de la fantisie. Je chante pour mieux pleurer.
La pureté ouvre la voie à la vérité.
La Nature doit être le fondement et le modèle de la science; ainsi l'Art travaille selon la Nature dans tout ce qu'il peut. Il faut donc que l'Artiste suive la Nature et opère selon elle.
L'objet principal de la religion n'est pas d'amener un homme au ciel, mais d'amener le ciel en lui.
Là où l'instrument de l'intelligence s'ajoute à la puissance brute et à la mauvaise volonté, l'humanité est impuissante dans sa propre défense.
Ce n'est pas la vérité qui est nue, c'est la recherche de la vérité qui est strip-teaseuse.
À celui qui ne veut pas porter la selle, qu'on lui mette le bât sur le dos.
Dans la maison du ménétrier, tous sont danseurs.
Il est très facile avec la caméra de montrer le côté positif de quelque chose.
La prévisible imprévisibilité est arrivée.
Aimer à la folie, qu'est-ce à dire ? sinon être deux fois fou.
Je n'ai jamais eu de problème avec la nudité.
Il est intéressant d'observer la réalité de l'objet, malgré toutes les abstractions.
Je considère toutes mes pièces comme des pièces d'investissement. Une robe ne devrait pas être portée pendant une saison - vous devriez pouvoir la porter année après année.
Je suis très axée sur la carrière, et je pense que ma personnalité est plus adaptée à l'Amérique. Je suis une maman qui travaille.
Au lieu d'essayer de noyer leurs soucis, certaines gens les ramènent à la surface et leur apprennent à nager.
Dimanche : le paradis pour les médecins ! Au golf, au bord de la mer, avec leur maîtresse ou leur épouse, à l'église ou sur un yacht... Des médecins, partout, résolument plus dans le rôle de médecin.
Il n'y a de bonheur que dans la liberté et de grandeur que dans une liberté croissante.
Le bonheur n'existe pas, si l'on n'en a pas la conscience claire.
Si l'on vous sert une tasse de café, ne vous efforcez pas d'y trouver de la bière.
De même qu'il n'est pas juste de se suicider parce qu'on a la fièvre, de même, jusqu'au souffle, il ne faut jamais désespérer.
Les risques du métier : son menton a soudainement quitté la paume de sa main droite posée grâce à un coude et sa tête est venue frapper lourdement le bureau. Une fois encore, un fonctionnaire s'est tué au travail.
Le but du gouvernement n'est pas de donner le bonheur, mais de donner aux hommes la possibilité de le chercher.
A la mort, ce qui comptera, ce sera la densité de notre amour et de notre esprit de service.
Plus les hommes s'éloignent de Dieu, plus ils avancent dans la connaissance des religions.
L'éternité, la suite la plus longue possible des moments les plus longs possibles.
Depuis l'avènement de la République, la campagne est devenue... électorale.
L'ami, c'est plus difficile à trouver que la fortune.
Quand on sait qu'il suffit d'appuyer sur la commande de la télé pour qu'un lave-vaisselle apparaisse à la place de votre tête, ça vous donne le sens du relatif.
Ce ne sont pas les héros isolés qui font les révolutions. Ce sont les peuples et avant tout ceux qui en forment la majorité.
On a bien de la peine à avoir du plaisir.