La vérité est toujours servie par les grands esprits, même s'ils la combattent.
Ce qu'on nomme la crise n'est que la longue et difficile réécriture qui sépare deux formes provisoires du monde.
La politique : plus ça change, plus c'est la même chose.
Si vous vous êtes mal comporté repentez-vous, faites amende honorable et promettez de mieux vous comporter la fois prochaine. Ne ressassez pas vos erreurs. Se trainer dans la boue n'a jamais été le meilleur moyen de se nettoyer.
La pire drogue, c'est l'amertume, elle empoisonne la vie, mais conserve son homme.
La violence, c'est pas toujours frappant, mais ça fait toujours mal.
Le prolétariat se recrute dans toutes les couches de la population.
Comme il y a des fièvres qui viennent et partent au rythme du voyage, il y a des paroles et des pensées qui jugent et condamnent au rythme de la vie.
Croire en l'au-delà, ça ne suffit pas. Il faut croire aussi en la vie.
Se contenter de la femme qu'on a c'est ne jamais connaître la femme rêvée.
L'imitation de la nature, dans le domaine artistique, est le symptôme d'une déchéance irrémédiable.
Pour réaliser le beau, le peintre emploie la gamme des couleurs, le musicien celle des sons, le cuisinier celle des saveurs, et il est très remarquable qu'il existe sept couleurs, sept sons, sept saveurs.
Dans la vie en général, il ne paraît jamais naturel ni mérité d'être aimé. C'est un honneur.
Dans la vie, il faut choisir : compliqué et fréquent, ou bien simple et rare.
Les citations sont à la lecture ce que les bandes annonces sont au cinéma...
La lecture, charmant oubli de vous-mêmes et de la vie.
A la différence du roman, la chanson cherche inlassablement la clef d'une énigme tendue par la mélodie.
La mère sait aimer : c'est toute sa science.
L'art, une bien belle chose, mais que change-t-elle au monde, sinon la couleur de sa misère ?
Ce qui est intéressant, avec la vieillesse, c'est que le désir s'ajuste miraculeusement aux moyens.
La seule véritable erreur est celle dont nous n'apprenons rien.
Quand on refuse de se mentir, on se condamne fatalement à la déception.
Malgré sa folle trahisonN'est-elle pas encor la même ?La fierté n'est plus de saison.Je l'aime.
Plus ne suis ce que j'ai été,Et ne le saurais jamais être;Mon beau printemps et mon étéOnt fait le saut par la fenêtre.
L'évolution n'est-elle qu'une théorie ? Eh bien, la gravité aussi et je ne vous vois pas sauter des immeubles.
On devrait couler au fond de la mer, probablement, et vivre seul avec ses paroles.
La prochaine personne qui me dit que je ne suis pas religieux, je vais lui fourrer mon chapelet dans le cul.
La lucidité est le point de départ de la sagesse.
Plus la politique devient technique, plus la compétence démocratique régresse.
J'ai appris que vous ne pouvez pas avoir d'attentes avec la vie. Vous ne savez jamais ce qui va se passer.
Ce que j'ai appris de la vie est de tirer le meilleur parti de ce que vous avez.
La famille, c'est essentiel pour moi.
Chez moi, c'est la Tour de Babel dans la Cour des Miracles !
Il arrive aussi qu'un écrivain du XXIe siècle se sente, par moments, prisonnier de son temps et que la lecture des grands romanciers du XIXe siècle lui inspire une certaine nostalgie.
J'admire la gentillesse qui a pour origine la gentillesse ou l'amour.
On ne peut être normal et vivant à la fois.
Que m'importe que Dieu n'existe pas ! Dieu donne à l'homme de la divinité.
Par la soif, on apprend l'eau.
Que le poète obscur persévère dans son obscurité, s'il veut trouver la lumière.
La douceur de la gloire est si grande, qu'à quelque chose qu'on l'attache, même à la mort, on l'aime.
Tout homme est religieux, dans la mesure où il est capable d'attention et de silence.
C'est la vanité des hommes qui explique la parure des femmes.
Quelque horreur qu'inspire une violence amoureuse à la personne qui en est l'objet, il est à remarquer qu'elle en inspire encore davantage aux femmes à qui elle n'est point faite.
Quand on a mal aux fesses, la pièce est mauvaise.
Les crimes sont un tribut payé à la vie.
On demande volontiers au polyglotte : "En quelle langue pensez-vous ?" Je lui pose plutôt cette question : "En quelle langue souffrez-vous ?" Celle-là, c'est la vraie, la maternelle.
L'invisible, ce n'est la disparition, mais la délivrance du nuisible.
Rien comme la confiance pour conjurer le sort !
Celui qui ne se sent pas offensé par l'offense faite à d'autres hommes, celui qui ne ressent pas sur sa joue la brûlure du soufflet appliqué sur une autre joue, quelle qu'en soit la couleur, n'est pas digne du nom d'homme.
L'important dans la recherche, c'est l'imprévisible.