C'est le fumet qui remplit la distance entre l'assiette et votre tête.
Que représente la paternité face à ce poids, cette certitude, qu'est la maternité ?
Ma solitude est mon palais. C'est là que j'ai ma chaise, ma table, mon lit, mon vent, mon soleil. Quand je suis assise ailleurs que dans ma solitude, je suis assise en pays trompeur.
Les derniers témoins ont vu Jeanne en larmes. Elle avait dix-neuf ans. Elle était belle. Les carnets de Léonard de Vinci disent que l'âme pleure quand elle doit se séparer de cette merveille qu'est le corps.Le fleuve de Rouen est [...] ► Lire la suite
Par contre, que l'on puisse dire qu'elle se payait la frime d'une femme de soixante ans, elle ne l'a jamais pardonné au patron.
En vain tu te fais belle et tu fais des boucles : la beauté veut venir naturellement.
Il est plus difficile de maintenir l'équilibre de la liberté que de supporter le poids de la tyrannie.
Lorsque vous abandonnez la liberté pour atteindre la sécurité, vous perdez les deux et ne méritez ni l'un ni l'autre.
Si vous voulez des certitudes absolues, faites de la théologie, pas de la physique.
Les lâches meurent plusieurs fois avant leur mort; le vaillant n'a jamais goûté à la mort qu'une seule fois.
Nous sommes déterminés à conserver durablement la première place de l'attractivité en l'Europe. À l'heure où les entreprises évaluent leurs stratégies post COVID19, la France est une valeur sûre.
Les femmes ne sont jamais désarmées par les compliments. Les hommes le sont toujours. Telle est la différence entre les sexes.
Le premier degré de la folie est de s'imaginer qu'on est sage.
Je jette le gant au hasard. Par exemple, je prépare le terrain pour une image en nettoyant mon pinceau sur la toile. Déverser un peu de térébenthine peut aussi être utile.
Pour moi, ce que je fais, c'est une expression artistique qui se propage à travers moi. La mode est juste le moyen.
Si la France considérait la liberté d'expression comme valeur suprême, ce n'est pas un policier qu'il fallait mettre devant Charlie Hebdo mais deux cents.
Si la foi est un don de Dieu, elle s'adresse à la liberté et à la raison.
Sans les religions, les sciences n'eussent pas existé, car la tête humaine n'aurait pas été habituée à s'écarter de l'apparence immédiate et constante qui lui définit la réalité.
Par la soif, on apprend l'eau.
Encore eut-il phallus que je la connasse pour que je la susse !
Quand le déshonneur est public, il faut que la vengeance le soit aussi.
La pierre est immortelle... l'érosion aussi.
Les couleurs politiques sont comme les couleurs du peintre, elles n'ont qu'une surface mince et cachent toutes la même toile.
On devrait avoir la sagesse de rejeter les idéologies qui ne procurent pas ipso facto félicité et allégresse.
L'histoire est encore plus à défaire qu'à faire. Il faut savoir la laisser être.
L'amour est la véritable religion de l'hypercomplexité.
Il y a devant l'amour trois sortes de femmes : celles qu'on épouse, celles qu'on aime et celles que l'on paie. Ca peut très bien être la même : on commence par la payer, on se met à l'aimer, puis on finit par l'épouser.
Si vous peuplez tout seul la solitude du monde, alors vous êtes un humoriste.
Pour quoi faire, l'amour, si ce n'est pas pour donner de la beauté à penser ?
La langue est une prison. La posséder, c'est l'agrandir un peu.
La poussière n'est pas encore le néant : elle doit être dispersée.
La mort est une affaire très monotone et ennuyeuse, mon conseil est de ne jamais avoir affaire à elle.
Se contenter de la femme qu'on a c'est ne jamais connaître la femme rêvée.
La célébrité est le châtiment du mérite et la punition du talent.
Le lâche aime à faire la chasse aux tigres morts.
A la longue, de toute manière, ce qui est secret est connu par tout le monde.
Ce que les cours de nos écoles négligent presque totalement est ce qui intéresse le plus : la question de la vie.
L'interview ne sera jamais qu'une restitution trompeuse, en même temps qu'un hybride, à dire vrai ni chair ni poisson et non bipartite à la façon des sirènes.
La mémoire est toujours aux ordres du coeur.
La paresse a cela de mortel que, dès qu'on en triomphe, on la sent qui renaît.
Que redoute-t-on quand un homme fixe sa vie avant d'avoir "mené la vie de garçon" ? On craint que la solidité du mariage ne résiste pas au déchaînement subit de l'instinct viril. Juste crainte, mais qui n'est pas moins fondée pour la femme.
La Bible n'est-elle pas l'un des premiers almanachs visant à manipuler les masses : elle est bourrée de truismes qui réconfortent les simples d'esprits en mal de directives.
On ne connaît la loi que lorsque les gens l'enfreignent.
Est-ce que c'est parce que la planète se réchauffe que les politiques font tout pour finir à l'ombre ?
La société est une merveilleuse machine qui permet aux bonnes gens d'être cruelles sans le savoir.
La passion de créer fonde le projet de réalisation, la passion d'aimer fonde le projet de communication, la passion de jouer fonde le projet de participation. Dissociés, ces trois projets renforcent l'unité répressive du pouvoir.
On plaint toujours les pauvres qui connaissent la faim. Et jamais les riches qui ont manqué le début !
Je ne tiens pas assez à la vie pour craindre la mort.
Je me noierai dans tes étreintes, dans tes vallées, tes sillonsTes merveilleux labyrinthesEt tes mystérieuses plaintesÀ chaque amour que nous feronsLe rouge de ta bouche peinte enflammera l'horizonJusqu'aux étoiles presque éteintesOn y trouvera nos empreintesEt de là, nous nous perdrons.
Un scénario ou un roman devraient, si l'on s'approchait un peu d'en réussir la structure, obéir aux mêmes lois : emmener le lecteur-spectateur avec sûreté vers un but, un sens, sans qu'il s'en rende compte, en épousant les lignes sinueuses [...] ► Lire la suite