La passion de créer fonde le projet de réalisation, la passion d'aimer fonde le projet de communication, la passion de jouer fonde le projet de participation. Dissociés, ces trois projets renforcent l'unité répressive du pouvoir.
On plaint toujours les pauvres qui connaissent la faim. Et jamais les riches qui ont manqué le début !
Je ne tiens pas assez à la vie pour craindre la mort.
Je me noierai dans tes étreintes, dans tes vallées, tes sillonsTes merveilleux labyrinthesEt tes mystérieuses plaintesÀ chaque amour que nous feronsLe rouge de ta bouche peinte enflammera l'horizonJusqu'aux étoiles presque éteintesOn y trouvera nos empreintesEt de là, nous nous perdrons.
Un scénario ou un roman devraient, si l'on s'approchait un peu d'en réussir la structure, obéir aux mêmes lois : emmener le lecteur-spectateur avec sûreté vers un but, un sens, sans qu'il s'en rende compte, en épousant les lignes sinueuses [...] ► Lire la suite
La confiance est une plante délicate : si elle est détruite une fois, elle ne repousse jamais.
Prédire la pluie ne compte pas, construire l'arche, si.
Nous ne naissons pas libres et égaux, comme le proclame la Constitution, on nous rend égaux. Chaque homme doit être l'image de l'autre, comme ça tout le monde est content.
En tant que gardiens de la planète, il est de notre responsabilité de traiter toutes les espèces avec gentillesse, amour et compassion. Que ces animaux souffrent de la cruauté humaine est incompréhensible.
Dans la vie, la seule certitude est qu'il y a une fin.
À la Sécurité Sociale, tout est assuré... sauf la pendule. Ça on risque pas de nous la voler, le personnel a les yeux constamment fixés dessus.
La rébellion ne peut exister sans une forme étrange d'amour.
J'ai reçu une éducation qui m'a fait à la fois beaucoup de bien et beaucoup de mal.
J'aime faire l'amour dans la douche.
Je ne me préoccupe pas de vieillir. Si je dois passer avant mon temps, voilà comment je vais... la cigarette dans une main, un verre de scotch dans l'autre.
Je dis toujours que la gentillesse est la plus grande beauté que vous puissiez avoir.
J'ai aimé Dieu, qui n'est rien aux yeux des hommes qui ne sont rien. Je n'ai détesté ni les hommes ni les femmes. Et j'ai aimé la vie qui est beaucoup moins que rien, mais qui est tout pour nous.
La destruction d'un livre est l'intention délibérée de forcer une amnésie qui permettra le contrôle d'un individu ou d'une société.
Pour viser à la perfection, un être humain devrais toujours garder un esprit calme et serein.
La danse est l'expression perpendiculaire d'un désir horizontal.
Où finit la loi, commence la tyrannie.
Tout esprit saint vu à la loupe est un grouillement d'éléments de démence.
La liberté n'existe que là où l'intelligence et le courage parviennent à mordre sur la fatalité.
La joie est la matière la plus rare dans ce monde.
La science naît au moment où la société décide de dominer son monde ou de le reconstruire.
Je sais bien que le plus petit élan d'amour vrai nous rapproche beaucoup plus de Dieu que toute la science que nous pouvons avoir de la création et de ses degrés.
La jeunesse ressent un plaisir incroyable lorsqu'on commence à se lier à elle.
La générosité croit toujours devoir ce qu'elle donne.
Si je n'ai point sur moi-même le droit de mort, qui l'a donné à la société ?
Le principal pour un homme est la femme qu'il aime : il en retire tout le bonheur et toute la souffrance possible.
Depuis la création du monde il n'y a eu qu'une entente sacrée : la connivence des femmes.
Qu'est-ce que la politesse ? Une convention tacite entre deux hommes, par laquelle chacun dissimule sa vanité au bénéfice de celle de l'autre.
Il y a des jugements dans la vie qui jugent celui qui les prononce.
L'avenir est aux peuples qui resteront unis, qui ne se feront pas de guerres intestines et qui sauront s'assurer la liberté de leurs alliances.
Il n'y a pas de mathématiques modernes. Ces deux mots anodins font pourtant régner la terreur dans des millions de foyers où les parents, angoissés, "sèchent" sur des problèmes donnés à leurs fils en quatrième.
Pour connaître la chance, il ne manque vraiment à certains qu'un peu de chance.
Toutes immatérielles et fragiles qu'elles paraissent en présence des faits brutaux, les idées demeurent plus longtemps. Elles survivent aux hommes, aux cataclysmes de la nature et de l'histoire.
L'aveugle garde le regard comme le muet la parole - l'un et l'autre dépositaires de l'invisible, de l'indicible... gardiens infirmes du rien.
La possibilité que Dieu n'existe pas n'est pas encore un motif de croire aux hommes.
Le vrai sacrilège : se fermer à la vie.
C'est tout une science que d'arriver à comprendre, de la scène, l'effet que le jeu produit de l'autre côté de la rampe.
Le théâtre a toujours été une école pour les jeunes, les gens à demi-cultivés et les femmes, qui, possédant encore le bas talent de se tromper ou de se laisser tromper, sont accessibles à l'illusion et à la suggestion de l'auteur.
Les beaux-arts, c'est ce qui ressemble le plus aux mythes de la création ; à la main du démiurge qui, de la matière, extrait les formes, les anime, recrée la vie.
Il n'y a rien de si dangereux que la flatterie dans les conjonctures où celui que l'on flatte peut avoir peur.
C'est là le plus beau cadeau que la télévision - une certaine télévision - peut offrir à nos sociétés : permettre à chaque professeur d'enseigner, comme Socrate, de pratiquer, comme lui, la maïeutique avec ses élèves.
Les uns font semblant de se ruiner ; c'est pour émouvoir la compassion des gens simples. Les autres font semblant de s'enrichir ; c'est pour surexciter les instincts d'envie et de cupidité des masses.
Ils m'ont toujours fait de la peine ceux qui écoutent une cornemuse... sans être écossais.
Il y a de la lumière dans les frigos pour que les aliments voient en permanence la date avant laquelle ils n'ont pas le droit de pourrir.
La femme seule ne doit qu'à elle-même le compte de ses jours. Elle s'habille pour elle, sort à sa guise, rentre à son gré, dispose comme il lui plaît de son temps, de son coeur et de son téléphone. Elle n'a jamais besoin de mentir, ni d'inventer, et elle
L'art, une bien belle chose, mais que change-t-elle au monde, sinon la couleur de sa misère ?