Avant la fin du paléolithique supérieur, la guerre semble avoir été ignorée. C'est seulement de ce temps - ou des temps intermédiaires, que désigne le nom de mésolithique - que datent les premiers témoignages de combats où des hommes s'entre-tuèrent. [...] ► Lire la suite
Il n'y a pas sur terre une seule page, un seul mot qui soit simple, étant donné que tous postulent l'univers, dont l'attribut le plus notoire est la complexité.
Pour l'homme et pour la femme la vertu est la même.
Avant, pour moi, la paix pouvait être synonyme d'ennui.
Ivre morte pour la patrie.
Avec deux fois son esprit, elle devait voir les choses à travers ses yeux - l'une des tragédies de la vie conjugale.
La satire est la maladie de l'art.
Je pense que tout le monde est très surpris de voir à quel point Matrix est devenu le phénomène de la culture pop qu'il est.
La normalité est dans l'oeil du spectateur.
Je n'ai jamais vraiment été une grande artiste. J'ai été un être humain qui a aimé l'art, ce qui n'est pas la même chose. Mais j'ai tellement aimé et cru à l'art et à l'idée de fraternité universelle, que j'y ai mis tout ce que j'ai, et j'ai été bénie.
La première gorgée de soupe est toujours la plus chaude.
La langue aimable, le monde est à elle.
Il y a un acteur dans chaque avocat. C'est par le prisme de ce que l'on est, de notre histoire, que l'on va chercher de l'émotion. Mais nous, on ne peut pas refaire la prise. Et surtout, au cinéma, personne ne joue sa peau : la différence est abyssale.
Depuis le début je ne pensais qu'à une seule chose : au coronavirus. On aurait dû tout arrêter, c'était une mascarade. La dernière semaine [de campagne avant le premier tour] a été un cauchemar. J'avais peur à chaque meeting. J'ai vécu cette campagne de manière dissociée.
Il semble que les têtes des plus grands hommes s'étrécissent lorsqu'elles sont assemblées, et que là où il y a plus de sages, il y ait moins de sagesse : les grands corps s'attachent toujours si fort aux minuties, que l'essentiel ne va jamais qu'après.
La dernière fois que Boris Johnson a signé un accord avec les Allemands, il est revenu avec trois canons à eau presque neufs.
D'une manière ou d'une autre, les mariages font ressortir les moments les plus fous de la vie des gens.
Le défi de la politique, c'est de faire paraître l'impossible comme l'art du possible.
Tant que nos dirigeants africains ne laisseront pas le pouvoir, nous penserons toujours que l'occident est à la base de nos malheurs.
Si la société les maltraite, les jeunes sont une proie facile pour les fondamentalistes.
Maternité : on y voit le jour la nuit.
De même que le meilleur vin devient le plus aigre des vinaigres, ainsi l'amour le plus profond se transforme-t-il en la haine la plus implacable.
Le tabac est une plante assez prisée qui ne manque pas de chique mais qu'on prend assez souvent à la blague.
La mort c'est la noblesse du con.
En cherchant bien, l'on trouverait à la plupart des bonnes actions des circonstances atténuantes.
La délicatesse de l'obligé, c'est de ne jamais nous faire sentir ce qu'il nous doit.
Qui nous cède, nous hait ; même cédant à la douceur et à la caresse.
A la différence d'autres espèces, nous avons la capacité de façonner notre avenir.
L'âme de la femme ? L'espace autour duquel elle a été créée.
Les idées sont la parure de nos haines ou de nos amitiés, mais l'affectivité toute pure nous détermine et nous gouverne.
Trois choses annulent les décrets divins défavorables : ce sont la prière, la charité, le repentir.
Pour les femmes et les enfants, la liberté c'est de contredire.
L'idée de patrie est liée à l'idée de guerre. Etant donné ce qu'est devenue la guerre dans le monde actuel, elle fait de la Patrie la force la plus immédiatement dangereuse qui circule au milieu de nous.
Quand je suis le plus faible, je vous demande la liberté, parce que tel est votre principe ; mais quand je suis le plus fort, je vous l'ôte, parce que tel est le mien.
L'amour est surtout la poésie des gens qui n'en sauraient avoir d'autre.
En ce monde, la moitié des théories n'ont pas d'autre raison que celle de justifier nos actes.
La nécessité empoisonne les maux qu'elle ne peut guérir.
Tout ce qu'on perd, c'est remboursé par la liberté.
On ne peut être indépendant de Dieu que pendant qu'on a la jeunesse et la prospérité.
La liberté n'est que le fruit de la connaissance et nous devenons plus libres à mesure que nous savons d"avantage et distinguons mieux dans l'ensemble des choses le vrai et le faux.
Ce siècle, féru de dématérialisation, est en manque d'immatériel. Nous avons le plus beau des outils dans la tête, et des milliards de rêves encore entre nos mains... L'Homme descend du songe.
Personne n'accepte la première gifle si elle ne vient pas accompagnée d'un flot merveilleux d'excuses, de promesses, une intensité de ne pas vouloir te perdre, de ne pas envisager de te perdre. Ceux qui peuvent te tuer sont toujours ceux qui tiennent le plus à toi.
L'appoint de la joie est nécessaire à l'exercice de la vie comme à la connaissance de la réalité.
Il existe quelques règles de mise en scène, comme il existe des règles de grammaire. Connaître la grammaire ne fait pas de vous un Victor Hugo, le même raisonnement vaut pour le cinéma.
Et que signifie la vie, s'il n'y a pas le mal, le remords, les pleurs.
Les catégories binaires sont dangereuses parce qu'elles effacent la complexité du réel au profit des schémas simplistes et contraignants.
La légende reste victorieuse en dépit de l'histoire.
Tout philosophe a deux philosophies, la sienne et celle de Spinoza.
Donner aux objets l'air d'avoir envie d'être là.
"Ta vie c'est d'écrire. Alors écris", répétais-tu. Comme si ta vocation était de me conforter dans la mienne.