Une religion qui serait à la mesure de notre compréhension ne saurait suffire à nos besoins.
Il est dans l'ordre des choses que nous soyons déçus, comme nous-mêmes, nous passons notre vie à décevoir ceux qui ont mis leur foi en nous...
Il fut un temps où j'allais à la messe deux, trois fois par semaine. J'avais l'enthousiasme du nouveau converti. La pratique était belle, je sentais ma foi grandir, mes certitudes se confirmer. Il ne s'agissait pas pour moi d'obtenir de [...] ► Lire la suite
Nietzsche avait vu juste, avec son flair de vieille pétasse, le christianisme était au fond une religion féminine.
Le christianisme fut, en un sens, favorable au monde du travail. Il valorisa le travail, aux dépens de la jouissance. Sans doute, il fit du paradis le royaume de la satisfaction immédiate - en même temps qu'éternelle... Mais il en fit pour commencer le dernier résultat d'un effort.
La croyance au rapport de cause à effet est la superstition.
Le retour du fait religieux est un mouvement mondial, une lame de fond.
Il y a chez toute courtisane quelque chose de religieux qui porte ses clients aux confidences.
Ce sont les martyrs qui font la foi plutôt que la foi ne fait les martyrs.
La foi ne se prouve pas, elle s'éprouve. Les croyants n'ont pas besoin de preuves, mais d'épreuves.