l y a de la beauté dans la colère, et la colère pour moi est une passion.
La beauté n'est pas dans les choses, elle est dans nos yeux.
Si je restais en colère contre les autres, cela me manquerait de trouver des amis parmi ceux contre qui j'étais en colère.
La colère sans pouvoir est une folie.
La beauté est un appui préférable à toutes les lettres de recommandation.
Au fond la beauté est éphémère. Et à force de la voir, on ne la voit plus.
Les tigres de la colère sont plus sages que les les chevaux du savoir.
La laideur a ceci de supérieur à la beauté : elle dure.
La solitude est essentielle à la fraternité.
Un vieux chef Cherokee a enseigné ceci sur sa vie à son petit fils : - Il y a un grand combat qui se passe à l'intérieur de nous tous, lui dit- il. Et c'est un combat entre deux loups l'un [...] ► Lire la suite
Les voitures ne m'intéressent absolument pas, et je n'ai nul désir de rendre les autres envieux. Ne confondez pas coût de vie et qualité de vie.
Un professeur qui essaie d'enseigner sans inspirer à ses élèves le désir d'apprendre frappe sur des têtes dures.
La colère commence par la folie et finit par le repentir.
Le désir refoulé se manifeste dans la maladie.
Pour moi, un tableau doit émettre des étincelles. Il faut éblouir comme la beauté d'une femme ou un poème.
J'ai passé une heure à regarder des pots et des tapis dans les musées l'autre jour, jusqu'à ce que le désir de les décrire devienne comme le désir des convoitises de la chair.
Le sublime est la résonance d'une grande âme.
Lorsque les Blancs sont venus en Afrique, nous avions les terres et ils avaient la Bible. Ils nous ont appris à prier les yeux fermés : lorsque nous les avons ouverts, les Blancs avaient la terre et nous la Bible.
L'abstraction même du bonheur explique sa séduction et l'angoisse qu'il génère. Non seulement nous nous méfions des paradis préfabriqués mais nous ne sommes jamais sûrs d'être vraiment heureux. Se le demander, c'est déjà ne plus l'être.
Sans la curiosité de l'esprit, que serions-nous ? Telle est bien la beauté et la noblesse de la science : désir sans fin de repousser les frontières du savoir, de traquer les secrets de la matière et de la vie sans idée préconçue des conséquences éventuelles.
Disséquer le corps humain, c'est détruire sa beauté ; et pourtant, par cette dissection, la science arrive à y reconnaître une beauté d'un ordre bien supérieur et que la vue superficielle n'aurait pas soupçonnée.
Le sublime et le ridicule sont si proches qu'on ne saurait les séparer.
Si la nuit de la colère et la lucidité de la sagesse ne coïncident enfin, comment nous reconnaître en ce monde ?
Cette difficulté d'être dans l'abondance démontrerait à elle seule, s'il le fallait, que la prétendue « naturalité » du désir de bien-être n'est pas si naturelle que ça -sinon les individus n'auraient pas tant de mal à s'y faire, ils sauteraient à pieds joints dans la profusion.
La pire colère d'un père contre son fils est plus tendre que le tendre amour d'un fils pour son père.
Il n'y a guère que le sublime qui puisse nous aider dans l'ordinaire de la vie.
La danse est l'expression perpendiculaire d'un désir horizontal.
Le degré sublime de l'humilité est de ne pas seulement reconnaître sa propre abjection, mais de l'aimer.
Il est difficile de remédier à notre propre tristesse parce que nous en sommes complices. Il est difficile de remédier à celle des autres parce que nous en sommes captifs.
Ma solitude est mon palais. C'est là que j'ai ma chaise, ma table, mon lit, mon vent, mon soleil. Quand je suis assise ailleurs que dans ma solitude, je suis assise en pays trompeur.
La beauté est un don naturel qui échoit tout aussi bien à la plus misérable des femmes qu'à la plus digne et à la plus aimée.