Les lois ne sont faites que pour exploiter ceux qui ne les comprennent pas, ou ceux que la misère la plus noire empêche de s'y conformer.
La poésie est active dans toutes les formes de création. C'est elle qui en fait la beauté, laquelle est un éveil, un cri d'alarme.
Racisme aux dépens des animaux : " L'ivrognerie rend l'homme semblable à la bête. "
La vraie menace qui pèse sur la France n'est pas l'islam en lui-même mais plutôt la représentation de cet islam dans le débat et dans les esprits.
Car la paresse est un mode de conditionnement physique tout à fait recommandable, comme le prouve le sourire de Bouddha, lequel témoigne d'une excellente forme.
Le seuil est la plus haute des montagnes.
La vie, sur Terre, est en train de mourir. L'ampleur du désastre est à la démesure de notre responsabilité. L'ignorer serait aussi insensé que suicidaire. Plus qu'une transition, je pense qu'il faut une révolution.
Adapter l'action à la parole, la parole à l'action.
Un dirigeant sage ne doit jamais garder la foi quand, ce faisant, cela serait contraire à ses intérêts.
La démocratie ne peut pas être exportée ailleurs. Cela doit être un produit du développement interne dans une société.
C'était fatal : avec les tuyaux il faut sans cesse prendre la fuite.
Tu es meilleur dans le rôle de la porte que dans celui de la fenêtre.
L'expression la plus triste de la langue française : «A quoi bon ?».
Dans le film d'une vie, la grossesse est le moment où l'acteur et le spectateur se disent « Ah enfin de l'action ! ». Félicitations !
La mode a toujours été mon mécanisme de défense.
Maintenant, tout est plus éphémère. On télécharge un morceau à la mode et on l'oublie en huit jours.
Si je n'ai rien à faire de la journée, il se peut que je n'enfile même pas un pantalon.
Pour moi, la torture serait de regarder le sport à la télévision.
La darija est une langue malléable, c'est comme de la pâte à modeler et très imagée. J'aime beaucoup la darija et ça va bien avec l'humour.
Si l'on en fait un absolu, l'égalité est une absurdité puisqu'elle est radicalement étrangère à la nature.
L'arrivée du troisième millénaire dépasse largement les limites du monde chrétien, symbole non pas de la christianisation de la planète mais de la globalisation du monde occidental par les médias électroniques.
La misère ne consiste pas dans la privation des choses, mais dans le besoin qui s'en fait sentir.
Les nouveaux mondes à découvrir ne relèvent plus de la géographie, la planète est maintenant recensée. Ils se font là où opère la puissance de la science, de la technique, de l'économie conquérante.
La solitude est l'aphrodisiaque de l'esprit, comme la conversation celui de l'intelligence.
La boutique d'un libraire : le cimetière des vivants et des morts.
Pour l'athée, l'hypothèse de l'existence de Dieu n'est pas à retenir : celle de l'existence du diable reste à considérer. En tout cas des deux hypothèses la deuxième lui paraîtra la moins déraisonnable.
Apprendre à ne plus penser, c'est une partie, et non la moindre, de l'art de penser.
Dans le désert, la tourmente de l'âme se change en ennui. Au contact des êtres susceptibles de les comprendre, les peines s'attisent.
Il y a moins de crainte dans la haine que dans l'amour ; moins de contrainte aussi.
La vie ne permet pas d'aller bien loin, non plus que d'approfondir le sens de tout ce qui est. L'être humain, si doué soit-il, reste toujours à l'extérieur de ce qu'il veut percer.
La faillite de notre monde, c'est le bruit. Nous avons besoin d'espaces silencieux.
L'usage de la liberté devient dangereux entre des mains incompétentes.
Il est difficile, ici-bas, surtout quand on vit longtemps, de ne point encombrer sa conscience d'un petit péché par-ci, d'un petit péché par-là, plus ou moins consciemment.
On ne doit pas faire payer le fait que l'on doit de la reconnaissance, et c'est une tentation qui nous guette tous.
Avec l'instruction, la force cérébrale des masses est comme un sol richement engraissé.
La vie, c'est un peu comme une pièce de théâtre, dont nous serions les acteurs... et les autres, le public. Mais à la fin, on ne vient pas saluer. On meurt sur scène comme Molière.
On n'accueille pas invariablement avec joie la présence d'une femme, même lorsqu'on en est amoureux.
Les femmes devraient militer pour qu'on leur accorde comme aux hommes le droit à la laideur.
C'est l'idée du despotisme qui nous donne l'idée de la démocratie.
Le purgatoire est à la fois un produit et un instrument de l'aggiornamento de l'Eglise vis-à-vis de la société.
Si vous connaissez la vie, donnez-moi son adresse.
En littérature comme au billard, faire la série.
Un suicide on ne sait pas ce que c'est, alors on préfère penser que c'est génétique, un peu comme la laideur.
La vérité est révélée à ceux qui savent utiliser les épreuves pour mieux cheminer.
Cette relation intellectuelle était épanouissante, mais très franchement, si je les suivais partout, c'était quand même beaucoup plus pour Nico que pour la musique ou l'écriture.
Sans la justesse de l'expression, pas de poésie.
Les grandes questions de notre temps ne se décideront pas par des discours et des votes a la majorité, mais par le fer et le sang.
L'amour est obscène en ceci qu'il met le sentimental à la place du sexuel.
La réalité expliquée de manière claire et sans tabou, intégrant une pointe d'humour, le journaliste ne cherche pas à endoctriner mais à informer, et c'est ce qui fait la différence.
La terre n'est pas la demeure de l'homme mais sa tombe, c'est donc pour leurs tombes que les hommes se battent.