La bonne chose à propos de vivre dans une petite ville est que lorsque vous ne savez pas ce que vous faites, quelqu'un d'autre le sait.
Je savais que la seule chose que je pourrais regretter n'était pas d'essayer.
Pour beaucoup de Français, j'étais, sans doute possible, du nombre de ceux qui avaient déboulonné la statue de François Mitterrand au soir de sa vie, alors que ce n'était pas mon objectif. Une Jeunesse française avait pour ambition de décrire [...] ► Lire la suite
Je suis triste car je véhicule l'image d'un homme qui n'est pas la mienne !
Je cherche à avoir une place sous le soleil pour que nos nouvelles générations vivent en paix loin de la répression, du terrorisme, de la vie humaine librement dans ce monde libre. C'est ce que je recherche. Je ne demande pas la lune. Je demande que la légalité des Nations Unies soit mise en oeuvre.
Écoutez Rick... Mais pourquoi je vous appelle Rick moi ? C'est vrai quoi, je dis encore monsieur à mon patron alors que ça fait six ans que je travaille pour lui,alors que là j'entre et je vous donne du Rick et [...] ► Lire la suite
Aucune vertu ne peut se loger dans la haîne.
La mort est aussi soudaine dans ses caprices qu'une courtisane l'est dans ses dédains, mais plus fidèle, elle n'a jamais trompé personne.
La jalousie, passion éminemment crédule, soupçonneuse, est celle où la fantaisie a le plus d'action ; mais elle ne donne pas d'esprit ; elle en ôte.
Despote mal éclairé, le peuple souverain ne s'engoue pas pour ceux qui répandent la lumière, mais pour ceux qui l'éblouissent.
La vie est une passion par laquelle la beauté passe à une perfection moindre.
La mer : une telle quantité d'eau frise le ridicule.
Peut-être le décalage entre les générations est-il beaucoup plus dans la forme que dans le fond.
La vertu, immuable, ne quitte pas l'homme avec la mort, elle retourne au nourrisson.
L'idée est un arrêt de la pensée.
La société est composée de deux grandes classes : ceux qui ont plus de dîners que d'appétit, et ceux qui ont plus d'appétit que de dîners.
La haine du grand pour le petit est le dégoût ; la haine du petit pour le grand, l'envie.
Economisez trois pièces d'or et la quatrième vous tombera dans la main.
Lorsque les trains déraillent, ce qui me fait de la peine, ce sont les morts de première classe.
Les fées nous endorment, nous ouvrent les portes de leur royaume, qui se referment sur nous sans qu'elles aient pris la précaution de nous en remettre la clé.
La jarretière est un ruban élastique destiné à empêcher une femme de sortir de ses bas et de désoler le pays.
Personne n'imagine encore qu'on puisse jamais cloner la conscience de soi, seul élément de la personne qui restera mortel.
Foule dans la rivière chasse le caïman.
Le travail ! La seule chose qu'on ne regrette jamais.
Dans la vie, les hommes sont tributaires les uns des autres. Il y a donc toujours quelqu'un à maudire ou à remercier.
La vie crée des motifs aléatoires. Ils sont chaotiques et emprunts d'une beauté que j'essaie de capturer lorsqu'ils passent, car qui sait s'ils reviendront un jour.
L'écueil majeur de l'occidental, c'est moins la raison que la personne.
En fin de compte, on ne peut attendre le salut que de soi-même. Mais vaut-il la peine de se sauver ?
Au lieu de vouloir corriger les hommes de certains travers insupportables à la société, il aurait fallu corriger la faiblesse de ceux qui les souffrent.
Celui qui peint une cible sur la fenêtre de son jardin, il peut être certain qu'on tirera dedans.
La vie, ce n'est pas la prise, c'est le désir.
Le yachting est la troisième mamelle de l'immobilier. Il y a aujourd'hui dans tout promoteur un port qui sommeille.
La créativité est faite d'attention et de respect pour les petits faits de la vie.
Le roman policier est-il un genre dans la littérature ou une façon d'écrire hors littérature ?
Le roman offre d'immenses possibilités : les lois romanesques ne sont ni morales comme dans la vie, ni rationnelles comme au théâtre ; elles sont purement esthétiques.
Il faut croire à l'histoire pour attendre la survie dans l'héroïsme, l'exemple historique. Mais l'histoire finira. Ceux qui croient autrement font un pari sur l'infinité.
Imprimer la forme à une durée, c'est l'exigence de la beauté mais aussi celle de la mémoire.
La vieillesse, quant à l'ordre de l'existence terrestre, est un passé sans avenir. Elle représente trop vivement la condition humaine, pour que son aspect n'importune pas l'homme.
Avec la paille et le temps, se murissent les nèfles et les glands.
L'éducation se sème chez l'enfant mais doit se cultiver toute la vie.
Avec la science, il n'y aura plus de superstitions ni de croyances aux miracles, plus de coups d'Etat et de révolutions.
Les écrivains vivent dans la peur et en vivent.
Les vertus qui ont construit la France demeurent plus que jamais nécessaires.
L'amour est insaisissable. C'est un vide intérieur qui se comble. La beauté retrouvée grâce au regard d'un autre. C'est vivre au présent, pour l'avenir, en brûlant le passé. C'est la seule façon de se sentir vivant.
Celui-là seul peut reconnaître le visage d'autrui qui a su imposer une règle sévère à sa propre nature.
Même nue, la femme est encore vêtue de sa pudeur.
La souffrance physique se supporte si elle accompagne le succès d'un long effort.
Et bientôt elle n'eut plus le courage de dissimuler. Elle souffrait de la chaleur et du froid, de l'humidité et de la lumière éclatante qui l'éblouissait, du bruit incessant des radios, des odeurs toujours présentes, celle de l'huile frite, des [...] ► Lire la suite
C'est en allant doucement qu'on attrape le singe dans la brousse.
Certaines personnes vont chez les prêtres ; d'autres à la poésie ; moi à mes amis.