Ma mère fut assassinée au début de la guerre. Je n'ai pas vu sa mort, mais j'ai entendu son seul et unique cri.
Comment se fait-il que, sous le despotisme le plus affreux, on puisse se résoudre à se reproduire? C'est que la nature a ses lois plus douces, mais plus impérieuses que celles des tyrans; c'est que l'enfant sourit à sa mère sous Domitien comme sous Titus.
Je fais des choses tous les jours sans peur, parce que je suis privilégiée, et je suis privilégiée tous les jours parce que je suis blanche (ndlr : Au sujet de la mort de George Floyd).
L'amour d'une mère pour son enfant ne connaît ni loi, ni pitié, ni limite. Il pourrait anéantir impitoyablement tout ce qui se trouve en travers de son chemin.
Ma mère m'a appris trois choses : le respect, la connaissance, la recherche de la connaissance. C'est un voyage éternel.
Le début de la sagesse est d'appeler les choses par leurs noms.
Peut-être la peur de la mort n'est-elle que le souvenir de la peur de naître.
La mort a ceci d'heureux qu'elle permet aux être irremplaçables de céder leur place à d'autres.
Le visage d'une mère est pour l'enfant son premier livre d'images.
Chaque début d'écriture est un retour à la case départ. Et la case départ, c'est un endroit où l'on se sent très seul. Un endroit où aucun de vos accomplissements passés ne compte.
Capitaine de tous les bateaux de la mer, je taillai la route avec cette putain de boule au creux du ventre. Ne pas être aimé ! J'en voulais pas de cette vie sans trace ! J'ai appelé la mort plus tard. Elle voulait rien savoir. Malgré la came, l'alcool. Elle ne voulait pas de moi.
Bouleversé, je pleurai. Je pleurai de la peur que ma mère avait eue pour ma vie, peu m'importait, ces larmes se chargeaient d'une douleur autrement profonde, lourde, si elles me débordaient c'est que ces larmes en moi touchaient enfin l'extrémité des choses, l'extrémité de toute la vie.
Vient un moment où un homme peut choisir la mort plutôt que la vie.
Si le Christ était mort sur une chaise électrique, tous les petits chrétiens porteraient une petite chaise en or autour du cou.
Quand je donne des concerts, je suis de nouveau connecté au monde, mais cela n'a plus le même goût qu'avant. Je porte la mort en moi, les gens le savent. Ils viennent me dire au revoir.
La fin du doute est le début du repos.
J'adore cuisiner... Ma grand-mère était une cuisinière extraordinaire.
Il n'y a aucune recette pour devenir mère parfaite, mais il y a mille et une façons d'être une bonne mère.
Supporter la mère pour embrasser les petits, c'est comme nourrir une vache dans la cuisine pour avoir un peu de lait.
Le Roman est une Mort ; il fait de la vie un destin, du souvenir un acte utile...
Y a-t-il une vie après la mort ?Ce qui est sûr, c'est qu'il y a une mort après la vie.
Grèce, ô mère des arts, terre d'idolâtrie, De mes voeux insensés éternelle patrie
L'Amérique est pour la peine de mort parce qu'elle pense qu'en tuant les criminels, on élimine le crime.
Ce qui est mort l'est à jamais.
On ne devient pas mère du jour au lendemain. C'est une lente et progressive élaboration de l'être.
Je ne cessai d'adorer ma mère et de la vénérer comme une sainte. Cette vénération, j'admettais que je n'avais plus de raison de l'avoir, mais jamais je ne pus m'en défendre. Ainsi vivais-je en un tourment que rien ne pouvais apaiser, dont seul me sortiraient la mort et le malheur définitif.
C'est la mort qui console, hélas ! et qui fait vivre.
Mourir peut être un mal, mais être mort n'est rien.
La mort est ce merveilleux instant ou le lâcher-prise devient spontané.
Mourons pour des idées, d'accord, mais de mort lente.
Tu sais bien que tu étais entre la mort et moi. Mais hélas il paraît que j'étais entre la vie et toi.