Je ne suis pas la personne la plus facile à vivre.
La forme la plus haute comme la plus basse de la critique est un type d'autobiographie.
La liberté de penser est absolue ou elle n'est rien.
Chaque fois que la société devient trop étouffante et que les règles sont trop complexes, il y a une sorte d'explosion musicale.
Belgrade est la ville la plus laide au monde dans le plus bel endroit du monde.
La princesse Diana était une belle danseuse parce qu'elle avait confiance en elle.
On ne travaille désormais dans chaque mandat que trois ans et demi, le reste du temps étant consacré soit à l'apprentissage du pouvoir, soit à la préparation de la nouvelle élection.
La crise de la quarantaine ne me concerne pas encore.
Nous en étions à ce point dans la crise européenne qu'une révolution de plus, c'était une guerre de moins.
A notre époque, on se refuse à croire que le plomb puisse être transformé en or... jusqu'au moment où on reçoit la facture du plombier.
On perd la plus grande partie de sa jeunesse à coups de maladresse.
La pitié pour la femme qu'on aime moins qu'on n'est aimé est une terrible passion.
On peut diviser la vie des femmes en trois époques : dans la première, elles rêvent d'amour ; dans la seconde, elles le font ; dans la troisième, elles le regrettent.
Il faudrait naître vieux, débuter par la sagesse puis décider de son destin.
C'est la volonté qui créera l'harmonie intérieure de votre âme.
Les horreurs sont supportables tant qu'on se contente de baisser la tête, mais elles tuent quand on y réfléchit.
La poésie vit d'insomnie perpétuelle.
La propriété est nécessaire, mais il ne l'est pas qu'elle reste toujours dans les mêmes mains.
Il ne faut pas imaginer Dieu ni trop bon, ni méchant. La justice est entre l'excès de la clémence et la cruauté, ainsi que les peines finies sont entre l'impunité et les peines éternelles.
La volonté est l'intelligence et l'intelligence est la volonté.
Je suis la personne avec qui je m'ennuie le moins.
Courir après l'esprit, c'est encore la manière la plus fatigante de n'attraper que la sottise.
Le terrorisme, c'est la propagande par l'action.
La parole est déjà du luxe, de l'excès, de la superstructure.
Le médecin à qui vous tirez la langue vous le fera payer cher.
La grandeur est partout, mais surtout dans la sottise.
L'exil, c'est la nudité du droit.
La liberté n'a pas de prix. On paye la rançon qui nous a été demandée - fût-ce notre chair - le jour où l'on a compris qu'on ne pouvait vivre sans elle.
La vie c'est ce que tu vois : de la membrane, de la tripe, un trou sans fond qui exige d'être rempli. La vie est ce tuyau qui avale et qui reste vide.
Il n'y a pas d'autre drame dans la vie d'un être que celui de l'instant, se répétant sans fin, de sa première perte de pureté...
La patrie c'est la terre, et non le sang.
La pitié blesse un coeur ambitieux.
Le point faible de la tactique de la méditation est que de nombreuses questions restent sans réponse.
La tâche du théâtre consiste en une expérience de gestes qui témoignent du passé et en font le signe de l'avenir.
A Los Angeles, ils ne jettent pas leurs ordures. Ils en font des émissions de variétés pour la télévision.
Médecins et avocats étudient de longues années : cela exige peu de sommeil et de grands sacrifices de la part de leur femmes.
Le vrai sage ne craint pas la mort car il sait que la mort n'est rien. La conscience ne souffre pas puisqu'elle a disparu. Avec la chair qui pourrit, c'est l'esprit qui pourrit aussi, et les désirs, et l'angoisse.
C'est toujours ce qui se passe dans la vie : on s'imagine jouer son rôle dans une certaine pièce, et l'on ne soupçonne pas qu'on vous a discrètement changé les décors, si bien que l'on doit, sans s'en douter, se produire dans un autre spectacle.
Je fais la Guerre à l'Amour.
La justice est sociale. On l'administre avec des règles fixes et non avec les frissons de la chair et les clartés de l'intelligence. Surtout ne lui demandez pas d'être juste, elle n'a pas besoin de l'être puisqu'elle est justice.
- Du temps du muet... il y avait de la musique... - Maintenant aussi... mais on ne l'entend pas... les gens causent tout le temps !
L'humour est une forme de révolte. C'est aussi un remède à la colère, à l'emportement ou à la déprime ; il humanise les rapports, facilite l'irrigation du cerveau, décontracte les nerfs...
Ceux qui échappent aux misères de la pauvreté n'échappent pas à celles de l'orgueil.
Dans la vie, le passé c'est de la vie qui est déjà morte.
La cornemuse sonne exactement de la même façon après dix ans de pratique que le premier jour où vous en avez joué.
Je suis libertineJe suis une catinJe suis si fragileQu'on me tienne la main.
Depuis cinquante ans on nous emmerde avec l'identité, c'est l'expression à la mode. On dirait qu'on a été pris en otages par une bande de psychologues, de psychiatres ou de psychopathes. Quel que soit ce que vous faites, c'est une question d'identité.
La grande passion de sa vie aura été la bouteille, les bars et les épiceries ouvertes toute la nuit. Il a l'alcool heureux. Jamais la bouteille ne l'a déçu, ni laissé tomber.
L'homophobie n'est pas condamnable parce qu'elle serait une critique de l'homosexualité, mais parce qu'elle exprime la haine des homosexuels.
Pour me comprendreIl faudrait connaître mes nuitsMes rêves d'amourEt puis mes longues insomniesQuand vient le jourLa peur d'affronter la vie.