Chaque jour, je me rappelle que ma vie intérieure et extérieure est basée sur le travail d'autres hommes, vivants et morts, et que je dois faire tout ce qui est en mon pouvoir pour donner dans la même mesure que ce que j'ai reçu et que je reçois encore.
La prudence me fait suer. Je hais la précaution.
J'essaie de ne pas mentir aux gens - la seule façon de contrôler la façon dont vous êtes perçus est de dire la vérité.
Le mal commence avec l'indifférence et la résignation.
Tout le monde est contre la guerre, mais les forts ont besoin d'elle pour prouver aux faibles qu'ils sont forts. Si bien qu'on ne s'en débarrassera jamais, parce qu'il y aura toujours des faibles.
Les problèmes font partie de la vie ; si vous ne les partager pas avec la personne qui vous aime, vous ne lui laissez pas assez de chance de vous aimer assez.
La différence entre l'intelligence et l'éducation : l'intelligence fait vivre mieux.
Avant de se foutre par la fenêtre, il faut penser à l'ouvrir.
Quand vous lisez dans les journaux "le pays s'est prononcé", comprenez qu'une moitié de la nation a réussi à opprimer l'autre.
Nous vivons dans un temps, où, si quelques-uns trouvent les galères à moitié chemin du pouvoir et de la fortune, il en est d'autres qui trouvent la fortune et le pouvoir à moitié chemin des galères.
L'Allemande à l'étable, la Tchèque à la cuisine, la Française au lit.
S'attaquer aux fumeurs est devenu le chic du chic de la rectitude politique. Cela s'appelle de l'opportunisme.
Au théâtre, ni le directeur ni les acteurs ne comprennent la ridicule manie des auteurs de tenir à leur texte.
Les commentaires sont la partie la plus durable du plaisir.
L'occasion. Notre seul pouvoir est de la saisir.
C'est si masculin, la conquête, surtout celle qui s'avère difficile !
Où finit la paresse, où commence la contemplation ?
La religion, ce n'est pas gênant mais confortable. Savoir où l'on va est quand même rassurant.
L'égalité est la plus horrible des injustices.
Le réel, au fond, n'existe qu'en soi. Il est foisonnant mais il foisonne pour rien si vous n'allez pas vous frotter à lui de la manière la plus violente ou la plus amoureuse, ce qui revient au même.
Si vous faites attention, non à ce que vous pensez mais à la forme de votre pensée, vous vous apercevez que vous faites rarement des phrases complètes. Il y a des morceaux de rêves, un fantasme, un souvenir, des chansons. On a des scies dans la tête.
La loi de l'évolution est la plus importante de toutes les lois du monde parce qu'elle a présidé à notre naissance, qu'elle a régi notre passé, et dans une large mesure, elle contrôle notre avenir.
L'artiste ne saura jamais assez combien de richesses gisent dans les terrains abandonnés de son enfance, et combien la reconquête de ces zones d'ombre restera toujours la clef de ses multiples problèmes.
Qu'on le veuille ou non, la télévision ne se sépare pas de la publicité et la publicité alimente le jeu audiovisuel. Les deux se soutiennent puisqu'elles vivent l'une de l'autre, l'une par l'autre.
La vie a un bon côté, même s'il est plus court que les autres.
Eviter par dessous tout la platitude, les combinaisons de mots que l'on a déjà vues des milliers de fois.
Le monde semble reposer sur la résignation de milliards d'inconnus.
Si l'on n'épouse pas les questions, les doutes et les délires de la société, pas la peine d'être acteur.
La gaieté est la caractéristique la plus remarquable de l'Union soviétique.
La modestie est un abus de confiance si elle dissimule un vrai talent ou une erreur stratégique si elle avoue de réelles faiblesses.
Il y a des moments où il faut se précipiter à la poursuite de l'espérance.
Il me semble qu'il y a là, depuis la souveraineté infâme jusqu'à l'autorité ridicule, tous les degrés de ce que l'on pourrait appeler l'indignité du pouvoir.
Le temps est là où nous sommes.
La lâcheté, la honte, la paresseNe risquent pas la chute, elles ne le peuvent !Mais les bons, c'est leur destin que de tomber.
Prêtez-moi le coeur et l'oreille car la parole se perd si le coeur n'entend pas.
Mais après la guerre,Il nous reste à faireLa paix.
Le pire dans la vieillesse, ce n'est pas la diminution physique, c'est le dégoût de l'humanité. Combien commencent en subversifs pour finir en grincheux ? Rebelles à vingt-ans, poupons geignards à soixante-ans.
Pourquoi personne n'imprime dans les journauxQue la vie est bonne ! Je te salue, Marie :Que c'est bon de pisser sur des accords de pianoQue c'est divin de baiser dans les roseaux affolésPar le vent.
Est-ce significatif ? Nous n'avons pas en français l'équivalent de to love, to like. Il nous faut avec le même verbe aimer notre femme et la tarte aux pommes, notre pays ou seulement le paysage, nos enfants ou les jeux de cartes.
La blessure du verbe est pire que la blessure de l'épée.
Quand la faim est à la porte, l'amour s'en va par la fenêtre.
La chose la plus importante? Un éclairage parfait à tout moment.
La morale et les lumières sont nos premières nécessités.
Il est bon d'aimer la musique, quoiqu'elle ait souvent le don magique de changer le mal en bien et de provoquer le bien au mal.
Les hommes politiques ne connaissent la misère que par les statistiques. On ne pleure pas devant des chiffres.
Il me semble que nous regardons tous trop la Nature et vivons trop peu avec elle.
Tout ce que vous avez à la fin est de regarder en arrière et d'aimer les choix que vous avez faits.
On a depuis longtemps reconnu qu'un élément essentiel de la protection des droits de l'homme était une connaissance répandue parmi la population de leurs droits et de la manière dont ils pouvaient être défendus.
Il n'y a pas de modèle, il n'y a que de la couleur.
Je ne suis pas pour autant dans la retenue, je fais juste attention à ce que je dis, afin que le fond de ma pensée soit recevable.