Faire don de la culture, disait mon père,c'est faire don de la soif. Le reste viendra de soi-même.
Les gens se mettent en noir quand ils perdent un oncle et ne se mettent pas en blanc quand ils viennent de se faire un ami pour la vie.
Que sommes-nous devenus, nous qui aurons inlassablement rêvé de bonheur, qui avons inventé la démocratie, su repérer les trous noirs, l'invisible sidéral et les amnésies de l'histoire ?
La moindre défiance est un manque d'estime.
On nous le répète à l'école : "La vanité est le plat des sots." Mais les sages aussi condescendent à y goûter de temps en temps.
La langue anglaise est du hollandais brodé de français.
La jeunesse qui se borne au logis a toujours l'esprit borné.
Tant que sur la terre il restera un homme pour chanter, il nous sera encore permis d'espérer.
Si la vérité ne vous enivre pas, n'en parlez point.
La TV : l'époque où les fantômes agitaient leurs chaînes a été remplacée par l'époque où ce sont les chaînes qui agitent leurs fantômes.
Les voies de la musique sont mystérieuses.
La vraie chance des héros, c'est de plaire aux femmes.
J'appelle raisonnable celui qui accorde sa raison particulière avec la raison universelle, de manière à n'être jamais trop surpris de ce qui arrive et à s'y accommoder tant bien que mal.
Le Français resale ses plats avant de les goûter. C'est pour se venger de la gabelle.
Les esprits rebelles ne cèdent qu'à la force de l'autorité.
La vérité d'un homme est en lui. Là est sa richesse. Là est sa force vrai.
Sachez donc bien qu'une véridique impression de beauté ne pourrait avoir d'autres effets que le silence... ? Enfin, voyons ! quand vous assistez à cette féerie quotidienne qu'est la mort du soleil, avez-vous jamais eu la pensée d'applaudir ? Vous m'avouerez que c'est pourtant d'un développement un peu plus imprévu.
La lutte se poursuivait corps à corps, à l'épée et à la masse. Les coups se concentraient sur le casque. Le heaume était si hermétiquement clos que le combattant ainsi harnaché risquait l'asphyxie s'il s'approchait trop près d'un feu de [...] ► Lire la suite
Quels que puissent être nos efforts, la plus longue vie bien employée ne nous permettra jamais de rendre qu'une portion imperceptible de ce que nous avons reçu. Ce ne serait pourtant qu'après une restitution complète que nous serions dignement autorisés à réclamer la réciprocité des nouveaux services. Tout droit humain est donc absurde autant qu'immoral.
L'homme ne peut se transformer sans souffrances, car il est à la fois le sculpteur et le marbre.
Une femme regarde toujours un homme comme un homme, et réciproquement. Avoir connaissance de la contrariété des sexes, c'est nécessairement en être troublé.
Et quand ils demanderont ce que nous faisons, vous pourrez répondre : nous nous souvenons. C'est comme ça que nous finirons par gagner la partie.
Ceux qui ne construisent pas doivent brûler. C'est vieux comme le monde et la délinquance juvénile.
Ceux qui agissent ont la chance de pouvoir être ce qu'ils font : ils plongent ainsi dans le temps qui est à la fois leur vie et leur élément.
Se plonger dans ces échanges, c'est prendre la mesure de l'aventure d'une amitié créatrice, d'une ferveur partagée intensément entre deux êtres qui, passé deux ou trois ans d'estime mutuelle, vont instaurer entre eux une complicité véritablement ‟fraternelle", selon l'adjectif employé plusieurs fois par Breton.
De toute les choses sérieuses, le mariage est certainement la plus bouffonne.
Un enfant dont s'occupent deux personnes à la fois se brûle.
Le développement constant est la loi de la vie, et un homme qui essaie toujours de maintenir ses dogmes pour paraître cohérent se conduit dans une fausse position.
Un passage déprimant et difficile a préfacé chaque page que j'ai tournée dans la vie.
Un mari est un plâtre qui guérit tous les maux de la jeunesse.
Je viens d'une grande famille. J'ai vu la vie de famille et je sais à quel point elle peut être merveilleuse et enrichissante.
Lorsque les chats sont partis, c'est la fête des souris.
Quand vous regardez rétrospectivement la vie, vous regrettez rarement ce que vous avez fait, mais vous pourriez regretter des choses que vous n'avez pas faites.
La vérité est que vous pouvez avoir un bon mariage, mais il n'y a toujours pas de garanties.
Il y a eu de mauvaises pratiques au sein de certaines institutions, et certains ont utilisé leur position à mauvais escient... Il n'y a pas eu assez d'effort pour raffermir l'application de la loi, l'indépendance des institutions judiciaires.
Le biais de la fiction est en fin de compte plus personnel que la prétendue sincérité de l'aveu.
La discussion s'éteint devant quelqu'un qui est du même avis que vous.
La vie est un bon sujet mal écrit.
Idéal de la femme : être servie dans les petites choses, et servir dans les grandes.
Le coeur n'a-t-il pas ses raisons qui se moquent de la raison ?
Les hommes sont comme les lions, comme toutes les bêtes, comme tous les êtres vivants. La faim les rend féroces. Et qu'est-ce que la pauvreté, sinon une faim généralisée ?
S'il suffisait à tous les hommes de désirer pour réussir, personne ne souffrirait : car personne ne souhaite la souffrance.
Ne criez pas que vous voulez tous mourir. C'est inutile. Vous n'avez même pas besoin de le vouloir. La vie s'en charge à chaque instant.
Il faut mépriser l'argent, surtout la petite monnaie.
L'une des preuves de l'immortalité de l'âme est que des myriades de gens le croient. Ils ont cru aussi que la terre était plate.
Il y a une morale humaine supérieure même à la morale légale, là où celle-ci ferait défaut.
Les gens qui ne peuvent pas supporter la solitude sont précisément les moins agréables des compagnons.
On peut dire tout le mal qu'on veut d'une vie dans le péché, elle est pourtant propice à la culture générale.
Il n'y a pas vraiment de gens cyniques, il n'y a que des gens un peu plus mordants, un peu plus réveillés que la bonne moyenne.
Les mots, et la manière dont nous nous en servons, peuvent fournir des lumières sur les principes de nos idées.