La littérature, c'est une manière subtile de mettre l'homme à poil, à son insu.
Les amis d'un homme sont ses pôles magnétiques.
Croyez-moi : homme en retard, liaison dans le tiroir.
Il faut juger un homme à son enfer.
Si la société de consommation ne produit plus de mythe, c'est qu'elle est elle-même son propre mythe. À un Diable qui apportait l'Or et la Richesse (au prix de l'âme) s'est substituée l'Abondance pure et simple. Et au pacte avec le Diable le contrat d'Abondance.
Il est indispensable pour une société de consommation que ses membres soient cupides, ostentatoires, gloutons, envieux, gaspilleurs, égoïstes et inhumains. Nous sommes officiellement professeurs de moralité mais si nous devenions tous "bons" l'économie s'effondrerait.
En consacrant sept, huit ou dix heures de sa journée à son emploi, un individu passe à côté de l'essentiel de sa vie, sauf dans les cas très rares où cet emploi lui permet de développer pleinement ses capacités et ses désirs.
On ausculte une société par son haut ou par son bas.
Dans le système de l'apartheid, un homme n'a pas de droits individuellement. C'est son groupe qui en a. Si un Noir tue un autre Noir, la police blanche dira: "C'est une affaire tribale", et elle sera classée.
La littérature est une machine qui nous permet de pénétrer dans les rêves d'autrui et dans les nôtres.
Etre pauvre, c'est être étranger dans son propre pays, c'est participer d'une culture radicalement différente de celle qui domine la société normale.
Un célibataire est un homme qui n'a personne pour le consoler des milles ennuis qu'il aurait s'il était marié.
Pour un homme passionné, toute femme vaut ce qu'elle lui coûte.
La prison ne peut pas manquer de fabriquer des délinquants. Elle en fabrique par le type d'existence qu'elle fait mener aux détenus : qu'on les isole dans les cellules, ou qu'on leur impose un travail inutile, pour lequel ils ne [...] â–º Lire la suite
La nature a fait l'homme heureux et bon, mais la société le déprave et le rend misérable.
Le fuyard est un homme qui n'a pas plus de goût pour la croix de guerre que pour la croix de bois.
Un homme qui parle trop se fait souvent moins entendre qu'un autre qui ne parle pas assez.
La façon la plus sûre de ruiner un homme qui ne sait pas gérer son argent est de lui en donner davantage.
Un homme qui supplie perd sa foi.
L'amitié est impossible entre femme et homme : s'il est plus qu'un ami, elle devient moins qu'une amie.
Dans une société permissive, ne pas savoir à qui désobéir est le plus affreux des maux.
Un homme civilisé ne peut vivre sans cuisiner.
Paris avait alors un tel prestige aux yeux de la province que la bonne société s'efforçait de modifier son accent pour "parler pointu".
C'est l'histoire d'une société qui va vers sa chute... Tout au long de sa chute elle se répète : "Jusque-là tout va bien." Mais le plus important c'est pas la chute, c'est l'atterrissage.
Chaque langue dit le monde à sa façon. Chacune édifie des mondes et des anti-mondes à sa manière. Le polyglotte est un homme plus libre.
Je ne suis pas un animal ! Je suis un être humain ! Je suis... un homme !
L'agriculteur est un homme qui tire son argent de la campagne et le dépense à la ville.
Les poètes ne sont pas intéressés par les faits, mais seulement par la vérité. Leur vérité est si inébranlable que même ceux qui haïssent les poètes par simple instinct naturel sont exaltés tout autant que terrifiés par eux.
Un véritable homme du monde n'est jamais trop pauvre pour faire un cadeau à une femme. Il peut toujours lui donner la syphilis.
Le crépuscule d'un homme voit se lever l'aube d'un autre.
Mais, enfin, pourquoi donc mépriser un homme qui a de l'égoïsme plutôt qu'un homme qui a du coeur.